<![CDATA[NC]]> http://planetesanssouffrances.i-clic.net NC fr Sun, 09 Dec 2007 14:33:42 GMT Sun, 09 Dec 2007 14:33:42 GMT i-clic.net v0.2 <![CDATA[PALMIER A HUILE]]> http://planetesanssouffrances.i-clic.net/article-201740.html Le palmier à huile
Elaeis guineensis Jacq.
2n = 32

 

 

 


1 - Botanique

 

Le palmier à huile appartient à l'ordre des Palmales, famille des Palmae et se rattache à la sous-famille des Cocoideae, tribu des Cocoinae. Il est cultivé pour son fruit, une drupe, exploité pour sa pulpe qui fournit l'huile de palme et pour son amande qui contient l'huile de palmiste.

Le genre Elaeis comporte trois espèces :

 

  • Elaeis guineensis Jacq., palmier d'origine africaine. Les peuplements de cette espèce occupent, le long de la côte occidentale d'Afrique, une vaste bande parallèle au rivage de 50 à 200 km de large et de plus de 6 000 km de long, s'étendant du Sénégal à l'Angola. Au niveau de l'équateur, l'aire de dispersion s'enfonce à l'intérieur des terres jusqu'à 2.000 km des côtes. Son extension maximale se situe dans la cuvette congolaise.

     

  • Elaeis oleifera (HBK) Cortès (syn. Elaeis melanococca Gaertner), palmier d'origine américaine. Il se rencontre à l'état spontané en Amérique Centrale et dans le Nord de l'Amérique du Sud. Au Brésil, on le rencontre le long de l'Amazone et sur les rives d'un de ses affluents, le Madeira. On le signale au Surinam, en Colombie, au Panama, au Costa-Rica. Il se distingue de son confrère africain par plusieurs caractères. Nous n'en citerons que quelques-uns :
    o vitesse de croissance du stipe nettement moins grande de celle de E. guineensis,o nombre de fleurs par inflorescence femelle nettement plus élevé que chez E. guineensis, ce qui entraîne des régimes nettement plus gros, des fruits plus petits, un pourcentage de fruits parthénocarpiques et avortés plus élevé. Son taux d'huile sur régime est peu élevé en raison de ses nombreux fruits parthénocarpiques et avortés et d'une faible épaisseur de la pulpe. Si ce palmier américain offre peu d'intérêt pour la production industrielle de matière grasse, il est cependant susceptible d'être utilisé avec succès par l'améliorateur (croissance ralentie du stipe, résistance aux maladies).

     

  • Elaeis guineensis var. madagascariensis Beccari, palmier originaire de Madagascar comme son nom l'indique. Il se rencontre sur la côte ouest de la Grande Île. Les fruits sont très petits, leur mésocarpe est mince, les régimes plus volumineux. Son intérêt pour la culture est faible. Il est cependant susceptible de fournir en croisement avec des palmiers africains, des descendances intéressantes.

     

o Formes observées chez Elaeis guineensis

 

De nombreuses classifications ont été proposées depuis celle de Welwitsch qui, vers 1858, reconnaissait deux variétés en Angola : macrosperma (= ± dura) et microsperma (= ± tenera).

 

Aux Indes néerlandaises, la classification établie par l'AVROS ("Algemeen Vereniging van Rubberplanters ter Oostkust van Sumatra") était basée, avant tout, sur l'épaisseur de l'endocarpe (coque) et du mésocarpe (pulpe). Parfaitement adaptée au matériel relativement homogène rencontré à Sumatra, elle distinguait quatre variétés ou types :

 

  • var. macrocarpa (type "Congo"), endocarpe d'une épaisseur de 4 à 8 mm, représentant ± 50 % du poids du fruit, mésocarpe mince de 1 à 2,5 mm, amande de dimension variable;

     

  • var. dura (type "Deli"), endocarpe d'une épaisseur de 2 à 5 mm, correspondant à environ 30 % du poids du fruit, le mésocarpe peut varier entre 2 et 6 mm d'épaisseur, grosseur de l'amande variable ;

     

  • var. tenera (type "Lisombe"), endocarpe de 1 à 2,5 mm, soit ± 10 % du poids du fruit, épaisseur du mésocarpe faible ou élevée, amandes de toutes les dimensions ;

     

  • var. pisifera, longtemps considérée comme un cas tératologique et caractérisée par l'absence d'endocarpe.

     

En Afrique, les nombreuses formes rencontrées dans les palmeraies subspontanées ont donné lieu, dans différents pays, à de nombreux essais de classification parmi lesquels il faut rappeler, entre autres, ceux de Chevalier, Beccari, Jumelle, Annet, Bucher et Fickendey.
D'autres tentatives ont été faites au Centre de Yangambi entre 1939 et 1952. En 1952, il a été procédé à la dernière mise au point de la classification qui reste généralement admise de nos jours. Elle repose sur les caractères retenus dans les divers essais antérieurs (morphologie du fruit et de la feuille) et, aussi et surtout, sur leur transmission héréditaire.
Les caractères suivants sont envisagés :

 

  • la présence ou l'absence de carpelles supplémentaires,

     

  • l'épaisseur de l'endocarpe et l'existence ou non de fibres l ignifiées dans le mésocarpe,

     

  • la pigmentation du fruit avant maturité,

     

  • la disposition des folioles sur le rachis de la palme.

     

Présence ou absence de carpelles supplémentaires. Chez les fruits de certains palmiers (Figure 9.1.1.), on observe, en lieu et place de la couronne staminodiale, une gaine de carpelles soudés entre eux sur presque toute la longueur. Ils sont munis assez souvent d'un rudiment d'endocarpe et surmontés d'un stigmate. En 1918, le Français Annet en fait une sous-espèce qu'il nomme poissoni du nom des frères Poisson, colons installés à l'époque au Cameroun. Ces palmiers sont connus sous des vocables très divers : "palmiers à oreilles" pour les Français, "diwakkawakka" pour les Allemands et les Néerlandais et "mantled type" pour les Anglais.

 

 

 

 

À première vue, cette sous-espèce semble présenter un certain intérêt du fait de son plus haut pourcentage en pulpe sur fruit. Néanmoins, la richesse en huile des carpelles supplémentaires est nettement inférieure à celle du mésocarpe du fruit proprement dit. En outre, le taux de fruits normaux sur régime est sensiblement moins élevé que chez les types ordinaires ; cela résulte principalement de la forme globuleuse des fruits qui laissent entre eux des espaces inoccupés, contrairement à ce que l'on constate pour des fruits allongés.

 

Elaeis guineensis de type poissoni a été signalé dans toute la zone de répartition du palmier à huile.

 

Épaisseur de l'endocarpe. Au double point de vue économique et taxonomique, le caractère "épaisseur coque" est déterminant. En effet, des trois composants du fruit - pulpe, coque et amande -, l'élément sans valeur, celui que le sélectionneur devra réduire au minimum, est la coque.

Actuellement, la classification généralement acceptée ne comporte plus que trois types : pisifera, tenera et dura. (Figure 9.1.2.)

 

 

 

 

Type pisifera

 

Le fruit est complètement dépourvu d'endocarpe, il se compose uniquement d'un mésocarpe relativement épais et d'une amande de dimension assez réduite. Alors que chez les fruits à coque le diamètre de l'opercule, qui recouvre l'embryon, est égal tout au plus à celui du pore germinatif (qu'il doit traverser lors de la germination), chez le pisifera l'opercule est très développé et peut recouvrir parfois près de la moitié de la surface de la graine. De plus, en coupe transversale, la pulpe à maturité est parsemée de points noirs dont la densité augmente à mesure que l'on se rapproche de l'amande. Ce sont des fibres lignifiées qu'une coupe longitudinale fait apparaître clairement. Elles contribuent à la protection de la graine, rôle qui est assuré par la coque dans les autres types de fruits.

Le plus souvent, les pisifera se caractérisent aussi, dans leur jeune âge, par la formation d'un grand nombre de régimes dont les fruits avortent. De là, les noms de stériles ou avortés qui leur furent donnés à Yangambi au Congo, lors de leur apparition en quantité assez importante (environ 25 %) dans les premiers croisements "tenera x tenera". L'avortement se traduit extérieurement par le dessèchement des infrutescences ; il a lieu soit quelques jours après l'anthèse, soit après un laps de temps beaucoup plus long, pouvant aller jusqu'à trois ou quatre mois.

 

Vers l'âge de cinq à six ans, certains pisifera produisent des régimes dont quelques fruits seulement arrivent à maturité. Ils sont la plupart du temps dépourvus d'amande ; toutefois l'emplacement de celle-ci est très bien marqué par la présence d'une cavité de 2 à 3 mm de diamètre.

 

En règle générale, ce n'est que vers huit à neuf ans que les pisifera commencent à donner des régimes portant quelques fruits munis d'une amande mais toujours dépourvus de coque.

 

À noter qu'il n'y a rien d'absolu dans ce comportement des palmiers pisifera. Il est des arbres qui, malgré leur âge avancé, sont toujours porteurs d'une couronne abondante d'infrutescences entièrement pourries. Par contre, il existe des individus de trois à quatre ans qui produisent déjà des fruits typiquement pisifera.

 

Il y a lieu d'insister sur le fait que le pisifera donne, dans certaines conditions, des régimes dont les fruits mûrissent ; il s'agit là, le plus souvent mais pas toujours, d'un phénomène intermittent. En effet, après avoir produit quelques infrutescences dont certains fruits arrivent à complet développement, l'arbre en forme ensuite d'autres qui avortent complètement.

De plus, les régimes qui arrivent à maturité présentent d'habitude un taux de fruits très faible ; les fleurs de nombreux épis ne se nouent pas et leur pourriture subséquente crée un milieu particulièrement favorable à la multiplication des insectes et des champignons ; ils peuvent, dans certains cas, s'attaquer aux fruits en voie de développement. En principe, le pisifera doit donc être considéré comme un palmier pratiquement improductif.

Une autre caractéristique frappante des pisifera est leur développement végétatif plus luxuriant que celui des tenera et des dura. À l'âge de six ou sept ans, ils se reconnaissent à distance au diamètre de leur stipe et à l'ampleur de leur frondaison.

 

D'une façon générale, le caractère "avortement" semble lié à l'absence de coque ; néanmoins, il existe quelques pisifera fertiles produisant régulièrement des fruits normaux. De tels palmiers pourraient présenter un certain intérêt pour la sélection.

 

Types dura et tenera

 

Le type dura est le mieux représenté - et de loin - dans les peuplements naturels et subspontanés. Dans ces derniers, l'épaisseur de la coque varie, pour les fruits extérieurs, de 2,5 à 6 ou 7 mm, tandis que chez les tenera, elle dépasse rarement 2 mm.

 

L'épaisseur de l'endocarpe n'est pas constante pour tous les fruits d'un même arbre. Elle fluctue non seulement d'un régime à l'autre, mais également au sein d'un même régime. Il s'ensuit que pour déterminer un palmier, la mesure de l'épaisseur de la coque doit se faire sur des fruits extérieurs bien développés, choisis sur un régime de début de série. Ceci est indispensable, car on a constaté des épaisseurs moyennes de coque variant de 4,5 mm pour les régimes de tête de série à 1,5 mm pour les régimes de fin de série.

 

La différence entre tenera et dura n'est donc pas toujours très nette, si l'on s'en tient à la seule mesure de la coque. Pour obtenir une détermination certaine, on s'aidera d'une autre particularité. À maturité, la zone de pulpe qui entoure immédiatement la noix du tenera est, comme chez les pisifera, parsemée, d'un réseau de fibres lignifiées bien visibles à maturité. Ces fibres se réunissent à la partie inférieure de la noix et forment la "queue" caractéristique des fruits tenera (particulièrement visible chez les fruits extérieurs). Chez les dura, même pour les fruits intérieurs à coque mince (1 à 2 mm), la limite pulpe-coque est toujours très nette, la zone intermédiaire à fibres lignifiées n'existant pas.

D'autre part, chez les dura, l'endocarpe se prolonge en pointe jusqu'à la base du fruit ou presque ; chez le tenera, il est entièrement localisé - pour les fruits extérieurs tout au moins - dans la moitié ou les deux tiers supérieurs de la drupe. Une coupe transversale au couteau, un demi centimètre au-dessus de la base d'un fruit extérieur mûr et normalement développé, montre que :

 

  • chez tenera, la lame passe plus ou moins facilement et on observe au centre de la coupe un rond de fibres noires ;

     

  • chez dura, la lame est arrêtée par la pointe de l'endocarpe.

     

Pigmentation du fruit avant maturité

 

À cet égard, on distingue trois types, le type nigrescens, le type virescens et le type albescens.

 

Type nigrescens

 

C'est le type le plus fréquent. Quelques jours après la fécondation, le sommet du jeune fruit commence à se colorer en violet foncé presque noir. Cette teinte résulte de la présence de deux pigments : la chlorophylle et l'anthocyane. À mesure de l'accroissement du fruit, la zone pigmentée s'étend de plus en plus vers le bas. Jusqu'au moment de la véraison, soit environ un mois avant la maturité, la partie inférieure du fruit reste généralement incolore. Entre cette zone et la partie violet foncé se dessine fréquemment une bande verdâtre qui s'efface généralement à maturité.

À l'époque de la véraison, alors que l'huile et ses pigments caroténoïdes se forment dans la pulpe, la coloration foncée de l'épicarpe disparaît, le fruit prend une teinte d'un rouge orange plus ou moins prononcé ; les fruits extérieurs gardent toutefois une calotte noirâtre.
Lorsqu'une inflorescence isolée au moment de l'anthèse est gardée en sac opaque jusqu'à la récolte, la chlorophylle ne peut se former par suite du manque de lumière ; à part le dessous du fruit, le reste offre une couleur lie de vin (anthocyane) ; à maturité, celle-ci reste uniquement présente dans la zone entourant les stigmates.

 

Type virescens

 

Celui-ci, assez rare (0,5 à 1 pour 10 000), se rencontre cependant dans tous les peuplements naturels africains. Il a également été observé dans les palmeraies subspontanées de l'État de Bahia. L'épicarpe ne renferme qu'un seul pigment, la chlorophylle ; l'anthocyane est complètement absente.

Le tout jeune fruit se colore en vert, tout d'abord au sommet puis sur presque toute sa surface. Au moment de la véraison, la drupe prend une couleur rouge orange ; néanmoins, le sommet des fruits extérieurs reste presque toujours verdâtre.

 

Chez un régime mis à l'abri de la lumière depuis l'ouverture des spathes, la chlorophylle ne pouvant se former, les fruits restent entièrement blanchâtres et prennent une teinte jaune crème à l'époque de la maturité. Il n'y a donc aucune trace d'anthocyane.

 

Le virescens ne présente aucun intérêt spécial quant à la qualité de son huile.

Type albescens

 

Alors que la majorité des Elaeis connus donnent une huile plus ou moins rougeâtre, due à la présence en quantité plus ou moins importante de carotène, certains palmiers produisent une huile qui en est presque complètement dépourvue, de coloration jaune or à ivoire, ce sont les albescens.

Avant maturité, la drupe est noire ou verte, de sorte qu'il existe des arbres à fruits nigrescens sans carotène à maturité (albo-nigrescens) et d'autres à drupes virescens pratiquement dépourvus de carotène au moment de la récolte (albo-virescens).

 

Les albescens sont très rares ; ils font défaut dans des zones entières. Au Congo, ils ont été observés au Mayumbe (Tshela). Dans cette région, les régimes des palmiers à fruits blancs ("sièla") sont réservés aux chefs et aux notables ; leur nombre y est cependant très faible.

 

Le caractère albescens est héréditaire (récessif et très vraisemblablement monofactoriel). Étant donné la facilité de décoloration des huiles, celle des palmiers albescens ne semble plus présenter grand intérêt.
Les quatre caractères étudiés sont héréditaires et se transmettent indépendamment les uns des autres. Il existe donc autant de types d'Elaeis qu'il y a de combinaisons possibles entre les diverses formes des caractères envisagés. La clef des 24 phénotypes possibles fait l'objet du tableau 9.1.1.

 

 

Tableau 9.1.1. - Clef des 24 phénotypes possibles de fruits d'Elaeis guineensis

 


Vu la très faible fréquence de certaines combinaisons des quatre caractères servant de base à la classification ci-dessus, il n'est pas étonnant que, parmi les 24 phénotypes cités, il en est qui n'ont jamais été signalés dans la nature. Ils peuvent néanmoins être obtenus par croisements artificiels. C'est ainsi qu'à Yangambi, au départ d'un poissoni nigrescens dura homozygote et d'un virescens pisifera lui aussi homozygote, il a été obtenu une descendance composée à 100 % de poissoni virescens tenera (150 individus).

 

Disposition des folioles sur le rachis

 

Chez la très grande majorité des Elaeis, les bases des folioles, parfaitement indépendantes les unes des autres, se contractent à leur niveau d'insertion en un bourrelet jaunâtre (type ordinaire).

En Afrique occidentale, on a signalé depuis longtemps l'existence d'arbres dont les folioles ne se séparent pas et forment des limbes entiers ou semi-entiers. Ce sont les idolatrica ("palmiers fétiches" ou "King palm"). Au Congo, de nombreux observateurs ont signalé la présence d'un autre type de feuille, confondu longtemps avec l'idolatrica. Contrairement à ce qui se passe chez ce dernier, les folioles sont indépendantes mais se distinguent du type ordinaire par le fait qu'elles ne se rétrécissent pas à leur base et que leur insertion sur le rachis de la palme s'effectue sur toute leur largeur. Alors que les folioles des feuilles adultes du palmier ordinaire se dirigent, plus ou moins alternativement vers le haut et vers le bas, on constate ici que, par suite de leur attache renforcée, toutes les folioles d'un même côté du rachis se situent pratiquement dans le même plan ; la palme reste dressée, ce qui donne à la couronne de l'arbre un port élancé caractéristique. Il a été proposé de désigner ce type spécial sous le nom de pseudo-idolatrica.

 

Il est intéressant de noter que ces trois types de feuilles sont complètement indépendants des caractéristiques présentées par le fruit. Si l'on tient compte, à la fois, des types de fruits et des types de palmes, on aboutit finalement à 72 (24 x 3) phénotypes possibles.

 

2 -  Système de reproduction

 

Inflorescences et fleurs

 

Tout comme le cocotier, le palmier à huile est monoïque. Tandis que chez Cocos nucifera, les fleurs mâles et femelles se rencontrent sur une même inflorescence, chez Elaeis guineensis elles sont portées sur des régimes différents.

Le palmier à huile, espèce à floraison continue, possède un bourgeon inflorentiel à l'aisselle de chaque feuille. Parfois, chez l'arbre adulte surtout, ce bourgeon peut avorter au cours de son développement. Les inflorescences formées se composent soit uniquement de fleurs mâles, soit de fleurs femelles, soit plus rarement de fleurs des deux sexes (inflorescences mixtes).

 

L'inflorescence de l'Elaeis, portée sur un pédoncule, est composée d'épis. Ceux-ci s'insèrent sur un rachis central, suivant un dispositif identique à celui des feuilles sur le stipe. Le tout est entouré de deux spathes (axe). Chacune d'elles correspond à la gaine d'une feuille dont le limbe n'est plus figuré que par la pointe de la spathe, généralement recourbée en forme de crosse.

 

Sur le rachis, chaque épi est sous-tendu par une bractée. En dessous du niveau d'insertion des épis les plus bas, le pédoncule porte un certain nombre de bractées, le plus souvent de six à dix. Parmi ces dernières, les deux inférieures, beaucoup plus longues, constituent les bractées sous-tendantes de l'ensemble des épis ; les autres correspondent à des épis avortés, simplement représentés par un bourrelet.

 

Le nombre d'épis est indépendant du sexe des fleurs qui y sont insérées. Il s'accroît avec l'âge et, pour un âge donné, constitue une caractéristique individuelle.

Inflorescences mâles

 

Le pédoncule est beaucoup plus allongé que celui des régimes femelles et, au moment de l'anthèse, les épis sont d'habitude entièrement en dehors des spathes.

 

Les épis sont de forme cylindrique ; l'axe, court et acuminé à son extrémité, porte, dans de petites alvéoles, les fleurs mâles sessiles, sous-tendues chacune par une bractéole terminée par une petite pointe. Les fleurs sont disposées sur l'épi suivant la même formule que les épis sur l'axe et les palmes sur le stipe. La longueur des épis augmente avec l'âge. Le nombre total de fleurs portées par chacun d'eux fluctue de 700 à 1 200.

De petite dimension, la fleur se compose, de l'extérieur vers l'intérieur, d'un périanthe de six pièces (tépales) disposées en deux verticilles, de six à onze étamines dont les filets sont soudés en tube à la base, et d'un gynécée tricarpellaire rudimentaire (Figure 9.2.1.). À noter qu'au moment de la maturité, la partie libre des filets s'allonge, ce qui permet le renversement des anthères.

 

Le nombre moyen de fleurs femelles par épi s'accroît avec l'âge et varie d'un individu à l'autre ; dans tous les cas, les épis centraux en comptent un nombre beaucoup plus grand (jusqu'à 20 à 30) que ceux de la base ou du sommet (12 ou moins). Les inflorescences de certains arbres adultes peuvent porter plus de 3 000 fleurs femelles.

 

Chaque fleur femelle sessile est flanquée latéralement de deux fleurs mâles accompagnatrices, minuscules et pédicellées, qui d'habitude avortent avant l'anthèse de la fleur pistillée 2. C'est donc un groupe trifloral qui se trouve à l'aisselle de chaque bractée (Beccari, 1914).

 

La fleur femelle comporte un ovaire tricarpellaire à trois loges, surmonté d'un stigmate sessile à trois lobes ; chaque loge renferme un ovule orthotrope. L'ovaire est entouré à sa base d'un androcée rudimentaire réduit à un anneau surmonté de six à onze petites proliférations pointues (vestiges de filets staminodiaux), dénommé couronne staminodiale. Le tout est entouré d'un périanthe de six tépales, lui-même renfermé entre deux bractéoles (Figure 9.2.3.).

 

 

Chacune des fleurs mâles accompagnatrices est constituée comme une fleur mâle normale ; l'une d'entre elles, celle située le plus vers l'extérieur du spadice, est protégée par une bractéole. Occasionnellement, deux fleurs femelles peuvent se former, au lieu d'une, entre les deux bractéoles (groupe quadrifloral).

 

Sur les extrémités des épines terminales de certains épis, fortement allongées par rapport aux autres, on observe parfois la présence d'une ou deux fleurs femelles, nettement extérieures à l'ensemble du régime. Elles se développent en fruits normalement constitués ; autrefois, ces derniers étaient désignés par certains planteurs du Congo sous le vocable "fruit en baïonnette".

Inflorescences mixtes

 

Les inflorescences mixtes ou hermaphrodites se rencontrent chez certains palmiers. Lorsqu'on passe d'une série mâle à une série femelle, les épis de la base (les premiers différenciés) sont mâles et les autres femelles. Dans l'éventualité contraire, les épis pistillés sont en dessous et les staminés au-dessus. À la jonction des zones mâle et femelle, il n'est pas rare de trouver des épis mixtes et sur ceux-ci, au niveau de transition des sexes, des fleurs typiquement hermaphrodites, à gynécée et androcée parfaitement fonctionnels.

 

Parfois aussi, au niveau des transitions de sexes, on observe des inflorescences d'apparence femelle mais qui, au lieu de porter des fleurs pistillées, se composent de fleurs mâles. La fleur femelle a avorté ; son emplacement est occupé par les deux fleurs mâles accompagnatrices qui se sont développées normalement.

 

Inflorescences andromorphes

 

Il s'agit d'inflorescences qui, lors de l'ouverture des spathes, ressemblent à s'y méprendre à des inflorescences mâles. Cependant, elles ne comportent que des fleurs femelles "groupées à la manière de fleurs mâles et enveloppées comme celles-ci". Ces fleurs, de petites dimensions, sont le plus souvent apocarpes et avortent très tôt. Ce type d'inflorescences, dénommées "andromorphes" par Beirnaert, est relativement rare et n'apparaît le plus souvent que dans le jeune âge.

Remarque : à partir de tous les primordiums floraux, on observe des organes mâles et femelles mais, de façon générale, les uns ou les autres restent rudimentaires ; la monoécie du palmier est donc de nature secondaire. Les sexes sont séparés dans le temps et dans l'espace ; par conséquent, l'allogamie est de règle.

 

Ratio sexuel

Le ratio sexuel s'exprime par le rapport du nombre d'inflorescences femelles à celui des inflorescences mâles ou par le rapport du nombre d'inflorescences femelles au nombre total d'inflorescences. Il présente de très fortes variations suivant l'âge, la variété ou l'origine du matériel considéré. On observe des différences sensibles d'une lignée à l'autre et entre palmiers d'une même descendance.

 

En Afrique, le ratio sexuel se montre le plus élevé pour les Elaeis originaires de la Côte-d 'Ivoire ( La Mé ). Il est quelque peu inférieur pour l'origine "Yangambi" et nettement moindre pour les introductions "Deli".

 

Dans une descendance déterminée, ce sont les pisifera qui offrent le rapport le plus élevé ; viennent ensuite les tenera et finalement les dura. À ce sujet, il a été observé, à Yangambi, sur de très jeunes descendances "tenera x tenera", les valeurs ci-après :

 

 

Le ratio sexuel varie au cours des saisons ; c'est une conséquence des modifications du métabolisme (rapport carbone/azote) dues en ordre principal aux fluctuations climatiques (pluviosité et lumière).

À noter que, lors de l'entrée en production, un trop petit nombre d'inflorescences mâles peut parfois entraîner une fécondation insuffisante résultant de la trop faible quantité de pollen disponible. Dans une telle éventualité, la pollinisation artificielle s'impose parfois.

 

3 - Histoire de l'amélioration du palmier à huile

 

Les premiers travaux de sélection du palmier à huile ont été entrepris aux Indes néerlandaises, il y a 3/4 de siècle. Les Belges au Congo, les Français en Côte-d'Ivoire surtout, puis les Anglais en Malaisie et au Nigeria ne tardèrent pas à suivre l'exemple des Hollandais. Tandis qu'en Extrême-Orient la sélection se pratiquait au départ du type dura, en Afrique on faisait généralement appel au type tenera.

 

Ci-dessous est brièvement résumée l'histoire de l'amélioration dans les pays précités.

 

Extrême-Orient

Indes néerlandaises

 

En 1848, quatre plants de palmier à huile ont été introduits à Java, au Jardin botanique de Buitenzorg (actuellement Bogor). Leur origine est quelque peu mystérieuse ; deux proviendraient soit de l'île de la Réunion (île Bourbon), soit de l'île Maurice (île de France) ; les deux autres auraient été expédiés par le Jardin botanique d'Amsterdam. Elaeis guineensis ne se rencontre, à l'état spontané ou subspontané, dans aucune des deux îles précitées ; il y aurait été introduit d'un endroit inconnu de l'Afrique occidentale, vers 1822. Il est permis de supposer que les plants de Maurice ou de la Réunion et ceux d'Amsterdam étaient issus de la même source via une de ces îles.

 

Les caractéristiques de ce matériel de départ sont mal connues. Les quatre palmiers sont considérés comme assez semblables quant à leur phénotype, mais deux seuls restent en vie et aucune donnée n'a été publiée concernant la composition de leurs régimes et de leurs fruits.

Durant 60 ans environ, les premiers arbres introduits servent uniquement à la production de plantes ornementales. En 1911, le Belge Adrien Hallet (ingénieur agronome de Gembloux) installe la première palmeraie industrielle sur la côte est de Sumatra. En trois ans, il établit quelque 2 900 ha au départ de semences récoltées sur les Elaeis d'une avenue de Deli ; ceux-ci sont reconnus non seulement comme plus productifs que ceux d'Afrique mais aussi comme donnant des fruits plus riches en huile.

Les extensions, freinées par la première guerre mondiale, reprennent par après et atteignent environ 35 000 ha en 1925. Elles ne cessent de croître par la suite ; à la veille de la seconde guerre mondiale, elles s'élèvent à près de 122 000 ha.

 

Les premiers travaux d'amélioration de la production en huile débutent en 1923. Ils sont entrepris, d'une part, par l'AVROS et, d'autre part, par les grandes compagnies de plantations.

 

La fécondation artificielle pratiquée entre individus choisis pour leur haute production donne naissance à une première génération plantée entre 1927 et 1933 ; elle est suivie de plusieurs autres. Ce travail réalisé uniquement sur du matériel dura aboutit, par consanguinité et épuration, à la fixation d'une race géographique, le dura "Deli".

 

Le "Deli" possède un type morphologique bien défini, fixé et parfaitement acclimaté aux conditions d'Extrême-Orient. L'arbre a un stipe trapu et une couronne décombante ; la feuille, au pétiole très large et épais à la base, présente une arcure aux deux tiers de sa longueur à partir du tronc. Le régime, peu épineux, porte de gros fruits dont la composition moyenne est approximativement la suivante : 60 à 65 % de pulpe, 30 % de coque et 10 % d'amande. Le "Deli" est donc un très bon dura. Son intérêt réside dans sa haute productivité en régimes et la haute teneur en huile de ceux-ci (jusqu'à 20 % d'huile sur régime contre 14 % pour les meilleurs dura africains spontanés).

À Sumatra, la sélection de "Deli" a abouti à des résultats très spectaculaires, favorisés, il est vrai, par les excellentes conditions climatiques et édaphiques de la côte est. En 1940, sur des dizaines de milliers d'hectares, on obtenait 3 t/ha d'huile ; certains champs généalogiques produisaient de 4,5 à 5 t/ha.

 

Il y a lieu de mentionner qu'à plusieurs reprises, du matériel africain a été introduit à Sumatra. En général, les semences importées provenaient d'arbres n'ayant donné lieu à aucun choix sérieux, aussi leurs descendances ne furent-elles pas retenues. Toutefois, une de ces introductions eut beaucoup plus de succès ; il s'agit de celle réalisée par l'AVROS en 1921-1922 et qui consistait en graines récoltées sur le fameux "Djongo" du Jardin botanique d'Eala (Congo), palmier tenera dont on reparlera.

Les semences de fécondations libres d'Eala furent plantées au Jardin de sélection de Sungei Pantjur. Parmi les fils des Djongo, un tenera bien connu, le SP540 dont le taux d'huile sur régime voisinait 24 % (moyenne de sept analyses), fut autofécondé. Les 123 palmiers ainsi obtenus furent plantés à Polonia en 1931. Sept d'entre eux furent choisis pour leur haute richesse en huile.

 

Il est intéressant de noter que la ségrégation en tenera, dura et pisifera, à laquelle l'autofécondation aurait dû donner lieu, n'a pas frappé les spécialistes de l'époque. Il est difficile d'admettre qu'il y ait eu un manque d'observations ; il est plus vraisemblable de croire en l'illégitimité de la fécondation. Ajoutons qu'en 1953, Pronk, étudiant la F 1 du SP540 autofécondé et la G 2 issue d'autofécondations et de croisements réalisés dans la F 1 du SP540, signale l'existence de dura remarquables et la présence de deux pisifera seulement, parmi les 123 individus examinés. Ce fait confirme le manque de rigueur de l'autofécondation et l'on est en droit de se demander si les sept arbres choisis, dont question plus haut, étaient réellement des "SP540 x SP540" ou, tout simplement, des croisements "SP540 x Deli".

 


Malaisie

L'Elaeis, en provenance d'Indonésie, est introduit en 1875 au Jardin botanique de Singapour ; néanmoins, l'établissement de grandes palmeraies ne débute qu'un demi-siècle plus tard. Ces dernières sont créées au départ de graines d'origine locale ou de graines importées de Sumatra, dans les deux cas de matériel Deli.

 

La sélection ne débute qu'en 1930. Les premières observations sont effectuées à la Station expérimentale centrale de Serdang ("Central Experiment Station of Serdang"). Par la suite, les grandes sociétés commencent, elles aussi, leur propre sélection ; comme à Sumatra, tous ces organismes ne travaillent pratiquement que le dura "Deli".

 

L'intérêt du tenera n'apparaîtra réellement que vers 1950.

 

Signalons qu'en 1952, Jagoe décrit deux palmiers, apparus dans les descendances Deli, caractérisés par la grosseur et la faible élongation de leur stipe (4 m de hauteur à 15 ans) ; ils sont connus sous le nom de "dumpy palms" ou palmiers nains. Un seul de ces arbres, le E206, a été retenu. Son autofécondation s'est révélée très uniforme du point de vue végétatif, les ]]> Sun, 09 Dec 2007 14:33:42 GMT http://planetesanssouffrances.i-clic.net/article-201740.html ELEVAGE DES BOVINS http://planetesanssouffrances.i-clic.net/article-179111.html  

boeuf.jpg

Quelques notions
.... Les bovins et plus particulièrement les vaches laitières dégagent en permanence dans l'atmosphère du bâtiment de la vapeur d'eau, des gaz, des poussières.
La vapeur d'eau provient de la transpiration des bovins. De plus, plus la vache latière est productive et lourde, plus elle produit de la vapeur d'eau. Voir le tableau ci-dessous donnant des exemples de quantités d'eau rejetée dans un bâtiment.
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VL de 750 kg à 40 kg de lait/j VL de 700 kg à 20 kg de lait/j Génisse de 200 kg
14 l /eau / j 11 l /eau / j 3,5 l /eau / j
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Ainsi, on se rend bien compte de la quantité d'eau qu'il faut évacuer du bâtiment par jour. Une mauvaise ventilation du bâtiment se traduit donc par une condensation excessive de la vapeur d'eau qui retombe sous forme de pluie sur le dos des vaches. Ceci implique donc des litières plus humides, donc des risques de mammites accrus.
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Une mauvaise ambiance dans une nurserie peut également être un facteur favorable au développement des diarrhées néonatales.
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Egalement, un bâtiment humide favorise pour l'élevage allaitant la circulation virale en automne, notamment pour le virus RSV ou le PI3. On se retrouve ainsi avec d'importantes mortalités sur de jeunes broutards. La concentration d'animaux augmente de fait ces phénomènes.
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Enfin, la vapeur d'eau conjuguée aux gaz, accélerent la dégradation du bâtiment par l'apparition de points de rouille aux divers endroits du bâtiments


Trop souvent, les éleveurs ferment toutes les ouvertures du bâtiment par crainte de froid : c'est une erreur grave. Car les ruminants ne souffrent pas du froid, par contre ils craignent la chaleur. Une bonne ambiance est un bâtiment aéré mais sans courant d'air.
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Ci-dessous, récapitulatif de "zone" de confort suivant l'âge des bovins :
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Catégories d'animaux "Zone" de confort
Veaux nouveaus-nés + 7 à + 25 °C
Veaux de 15 jours - 1 mois + 5 à + 25 °C
Autres bovins - 5 à + 25 °C
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Les principes de ventilation : de l'air sans courant d'air
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Dans la majorité des cas, on peut assurer une bonne ventilation des bâtiment par une ventilation naturelle. D'une manière générale, on compte pour un bâtiment bi-pente fermé 0,15 m² de sorties d'air pour 0,30 m² d'entrées par animal.
Pour éviter tout courant d'air au niveau des bovins, on ne crée pas d'entrée d'air en-dessous de 1m 80.
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La ventilation naturelle s'appuie sur les phénomènes thermodynamiques ou sur le vent. Il y a deux effets qui se combinent à l'intérieur d'un bâtiment :
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Effet cheminée : la chaleur dégagée par les animaux réchauffent l'air ambiant. Celui-ci étant plus léger, il s'élève ainsi en hauteur en direction de la faîtière du toit d'où il s'échappe s'il existe un passage.
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Effet vent : Lorsque le vent souffle perpendiculairement à l'axe du bâtiment, le long pan soumis à la poussée du vent se retrouve en légère surpression par rapport à la pression athmosphérique. Le long pan oppposé étant un dépression, du fait du vide air. Il s'établit un circuit d'air traversant de part en part le bâtiment.
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Au niveau des entrées d'air, placées rappelon-le au dessus de 1,80 mètres, on peut placer soit un filet brise-vent ou un bardage ajouré. Ces deux éléments ont pour but de freiner la vitesse du vent à l'entrée du bâtiment.
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En sortie d'air, pour qu'il y ait un effet cheminée satisfaisant, il est nécessaire d'avoir une ouverture sufisante au niveau du faîtage. Il faut compter 0,15m², avec une ouverture entre 15 et 20 cm. Par contre, pour éviter une retombée des vents au niveau des animaux, il faut aménager la faîtière avec des plaques par-vents (voir le schéma ci-contre). En effet, le but de ces faîtières est d'éviter que le ventr ne s'engouffre dans le bâtiment mais que celui-vi vienne taper contre les plaques et ainsi passer au-dessus. Un décalage existe, les plaques étant en retrait par rapport au haut des plaques permet d'éviter les écoulements d'eau dans le bâtiment.
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On rencontre des problèmes lorsque les bâtiments sont très larges et seulement ouverts d'un seul pan. En effet, le bâtiment n'est ventilé que sur les 8 premiers mètres. Ainsi, les entrées d'air ne sont plus suffisantes pour l'ensemble du bâtiment. On peut alors créer des ouvertures "écailles" sur le toit. Le principe étant de démonter deux plaques et de glisser entre ces deux plaques un liteau de 2 cm d'épaisseur environ. Cela crée une accélération des mouvements d'air sous la toiture. Voir le schéma ci-contre.
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Les filets-brise vents et / ou bardage ajouré.

Suivant la surface à protéger et l'utilisation du bâtiment, on partira différemment en bardage ajouré ou en filet brise-vent. Le filet brise-vent à tendance avec le temps, le soleil à se dégrader plus ou moins rapidement. Si l'éleveur utilise une pailleuse pour son bâtiment, le filet brise-vent est à proscrire. En effet, celui-ci perdra très rapidement de son efficacité par un empoussiérage du à la pailleuse.

Les deux système sont définis par leur efficacité à freiner le vent. Ainsi, pour chaque filet vendu est donné un coefficient d'efficacité. Une fficacité de 0,9 signifie que la vitesse résiduelle du vent à 50 cm derrière le filet brise-vent ne représente plus que 10 % de la vitesse intiale.

Pour un bardage efficace, il faut utiliser des planches de 27 mm d'épaisseur pour 100 mm de large. Il est très important de ne pas dépasser 10 mm entre chaque planche. En effet au-dessus de 10 mm, le vent ne serait pas assez freiné, il y aurait des risques de courants d'air à l'intérieur du bâtiment. De même, il est nécessaire d'utiliser des planches sèches et traitées à coeur. 
                                                                     

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Wed, 19 Sep 2007 11:51:23 GMT http://planetesanssouffrances.i-clic.net/article-179111.html
CULTURE DU MANIOC http://planetesanssouffrances.i-clic.net/article-177359.html                                      manioc.jpg

Plantez des boutures de manioc de bonne qualité

Si vous utilisez uniquement des boutures de manioc de bonne qualité, vous pouvez augmenter le rendement de votre prochaine culture de manioc. Prenez bien en considération la bonne santé et l'âge de votre plante, l'endroit – sur la plante - où vous allez couper vos boutures, ainsi que la taille de la bouture. Le manioc est aussi connu sous le nom de manihot esculenta, cassave, mandioca, yucca et tapioca.

 

Si vous cultivez du manioc, vous savez qu'au moment de la récolte des racines, vous recommencez une nouvelle culture en coupant et en plantant des sections de la tige à partir de vos plantes parvenues à maturité. C'est ce que nous appelons des boutures. Dans le but d'obtenir une bonne récolte, il y a quelques conseils importants à savoir, au moment de choisir les boutures.

 

La santé des boutures de manioc

 

Tout d'abord, il vous faudra tenir compte de la santé du plant de manioc à partir duquel vous allez couper vos boutures. Bien entendu, il vaut mieux les prendre sur des plants de manioc en bonne santé. Si vous prenez des boutures sur des plantes malades, vous obtiendrez des plantes maladives. L'autre problème, ce sont les insectes. Alors, regardez attentivement, et ne prenez pas de boutures sur des plantes qui portent des marques d'insectes. Si vous remarquez des tâches blanches grisâtres et visqueuses sur les feuilles ou les branches, c'est sûrement la marque de l'un des pires insectes qui s'attaquent aux maniocs. Elles servent à protéger les oeufs des insectes.

 

Alors, ne prenez pas de boutures sur des plantes qui ont:

 

  • des feuilles plissées.
  • des feuilles tâchées.
  • des tiges ou des racines pourries.
  • des extrémités de branches fanées.  
  • des traces de coupures ou des tiges abîmées.
  • et ne prenez pas des boutures sur lesquelles il y a des oeufs ou des larves d'insectes.  

Ce sont les signes qui caractérisent les plantes malades ou infestées par des insectes. Les boutures coupées sur de telles plantes ne donneront rien de bon.

 

L'âge des boutures  

 

L'âge de la tige de manioc sur laquelle vous allez choisir une bouture est aussi important. Prenez vos boutures sur des plantes qui sont parvenues à maturité et qui donnent des tubercules bien développées: elles vous donneront de jeunes plants bien portants. Dans la plupart des cas, cela veut dire que vous devrez choisir des plantes âgées d'au moins 8 à 10 mois.

 

Où couper et quel endroit choisir pour les boutures

Maintenant vous allez décider où couper sur la plante pour avoir vos boutures. Vous pourrez obtenir un certain nombre de boutures sur une seule plante, et en général, les boutures prises près de la base et au milieu de la tige pousseront plus vite et donneront plus de tubercules que celles prises au sommet de la plante. Alors, si vous voulez obtenir de bonnes récoltes, coupez vos boutures sur les parties inférieures.

 

Maintenant vous allez vraiment couper les boutures. Il y a une certaine taille de bouture qui germera plus vite et aura plus de chances de produire davantage de tubercules. La taille idéale est de 20 à 30 cm (8 à 12 pouces) de longueur, et au moins 2 cm (3 quarts d'un pouce) d'épaisseur. La bouture devrait avoir de 5 à 7 noeuds. Et, encore une fois, vos boutures pousseront bien et vous donneront beaucoup de tubercules si elles ont 20 à 30 cm (8 à 12 pouces) de longueur, et au moins 2 cm (3 quarts d'un pouce) d'épaisseur, avec 5 à 7 noeuds sur la tige.

 

N'oubliez pas que la qualité de votre nouvelle culture de manioc dépendra directement de la qualité des boutures que vous sélectionnerez et planterez.

 

Récapitulons

 

  • Choisissez des plantes intactes, sans maladies ou insecte  
  • Choisissez des boutures qui ne sont ni coupées ni abîmées.
  • Prenez des boutures sur des plantes arrivées à maturité, qui ont donné des tubercules bien développées, et qui sont âgées de 8 à 10 mois
  • Prenez les boutures provenant de la base et du milieu de la tige
  • Faites des boutures de 20 à 30 cm (8 à 12 pouces) de long, épaisses d'au moins 2 cm (3 quarts d'un pouce), avec 5 à 7 noeuds sur la tige

Si vous suivez ces conseils, votre prochaine récolte de manioc devra être en bonne santé et productive, et vous donnera une bonne quantité de nourriture pour vous et votre famille, et aussi pour votre bétail.

 

 

 

 

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Wed, 12 Sep 2007 14:15:53 GMT http://planetesanssouffrances.i-clic.net/article-177359.html
COMMENT SE SOIGNER AVEC LE MIEL http://planetesanssouffrances.i-clic.net/article-178599.html

Le miel est un aliment énergétique avec des vertus adoucissantes et antiseptiques.
Il contient de l’eau, des glucides, des protéines, des acides organiques, des sels minéraux (plus abondants dans les miels foncés), mais pratiquement pas de vitamines. C’est un sucre naturel très digeste. C’est aussi un aliment sain et propre, sans aucune pollution. 100 grammes de miel équivalent à 5 oeufs, 4 oranges, 180 gr de viande, 3 bananes.

 

Le miel d’acacia convient particulièrement aux enfants et aux bébés, dans le biberon notamment. Il est facilement assimilé. Le miel d’aubépine est bon pour le coeur. C’est un calmant.

 

Le miel de bruyère est recommandé pour les affections du système urinaire. Pour les cystites, il est recommandé d’en manger chaque jour pendant quatre à six mois. Excellent aussi en cas de surmenage. Le miel de châtaignier est indiqué si on a une mauvaise circulation sanguine. Le miel d’eucalyptus possède des pouvoirs antiseptiques, pour affections des voies respiratoires ou les infections urinaires et intestinales.

 

Le miel de lavande combat la grippe. C’est un calmant et un diurétique.

 

Le miel d’origan est utilisé aussi en massage, quatre ou cinq fois par jour, contre les rhumatismes. On entoure ensuite la partie douloureuse d’un linge. Le miel de romarin est bon pour le foie. Le miel de sapin combat la fatigue, le rhume, la bronchite.

 

Le miel de thym est revigorant et est préconisé en cas de maladies infectieuses intestinales ou bronchiques. Le miel de tilleul fait dormir. Le miel de trèfle convient aux sportifs comme aux surmenés.

 

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Sun, 09 Sep 2007 13:43:08 GMT http://planetesanssouffrances.i-clic.net/article-178599.html
ELEVAGE DU TILAPIA http://planetesanssouffrances.i-clic.net/article-177358.html
  • La pisciculture peut être définie comme l'élevage de poissons. Elle peut se pratiquer dans l'eau douce, saumatre ou dans l'eau de mer. Ici, on s'occupera seulement de la pisciculture en étang, du Tilapia nilotica, qui est un des principaux poïssons d'élevage en Afrique.

  • Un bassin de pisciculture est en fait une pièce d'eau qu'on peut remplir et vider selon les besoins. Pour cela, le bassin est muni d'une entrée d'eau et d'une sortie d'eau (le moine). La profondeur minimale de l'eau est de 50 centimètres. Même si le Tilapia peut vivre dans une eau fermée, il est nécessaire d'avoir une source d'eau apropriée pour maintenir l'eau du bassin au niveau voulu.

  • Quand un pisciculteur a plusieurs bassins groupés qu'il exploite économiquement, on peut parler d'une ferme piscicole. Dans ce cas il aura probablement différents types de bassins pour le stockage d'alevins, la reproduction et le grossissement, selon le type d'élevage qu'il veut pratiquer.

  • Le but principal de la pisciculture  en Afrique est la production d'un aliment riche en protéines pour la consommation locale. Ceci est très important pour beaucoup de villages éloignés ou il est difficile de trouver d'autre sources de viande ou de poisson. Le pisciculteur produit ses poissons sur place et peut nourrir sa famille correctement.

  • Il peut aussi vendre une partie de ses poissons et augmenter ainsi les revenus de la famille. Si l'on pratique une bonne méthode de fertilisation d'eau et d'alimentation, la pisciculture peut être très productive. La transformation de sous-produits agricoles en poisson est souvent plus favorable dans la pisciculture qu'en élevage de poules ou de porcs. Avec 3 kilos de tourteau de coton on produit en moyenne les rendements obtenus dépassent 100kg de Tilapia par an et par are d'étang et cela non seulement dans les stations piscicoles mais aussi chez des pisciculteurs privés. Les rendements sont évidemment liés au savoir faire du pisciculteur et à la quantité et qualité des aliments dont il dispose.

  • Une méthode pour obtenir de bons rendements est l'élevage associé, dont on parlera plus loin. En fait il y a très peu de gens  qui ont comme seul métier la pisciculture. Ce n'est d'ailleurs pas le but recherché. Il faut chercher à intégrer la pisciculture dans la production agricole chaque fois que les circonstances le permettent. Le petit schema ci-dessous vous aidera à comprendre :

  • De la récolte des cultures une partie va directement au paysan, une partie peut être utilisée par les canards ou cochons et les sous-produits peuvent être donnés aux poissons cu mis dans le compost. Le fumier des élevages est riche en élements nutritifs et quand il est mis dans l'eau, il va stimuler le développement du plancton. L'eau va devenir verte. le plancton est la nourriture naturelle du Tilapia nilotica. Grace aux sous-produits des cultures et au fumier de l'élevage, le paysan ajoute a ses revenus une bonne récolte de poissons, au bénéfice de sa famille.

  • On distingue trois niveaux de production dans la pisciculture. La méthode intensive, semi-intensive et extensive. Dans la pisciculture extensive, le poisson n'est pas nourri par le pisciculteur. Le poisson mange seulement la nourriture naturelle qu'il trouve dans l'eau. On peut aider le développement de cette nourriture naturelle (plancton) avec un compost. Les rendements seront moyens. La méthode intensive (ou industrielle) exige beaucoup plus d'effort de la part du pisciculteur. Ici, toute la croissance du poisson est due aux aliments distribués par le pisciculteur. Les rendements sont maximum. Le coût de l'alimentation est plus élevé, mais la recette le dépasse largement.

    Avant d'entamer la construction d'un étang, il faut être sûr qu'on peut faire la pisciculture à l'endroit où on veut s'installer. Si on ne fait pas attention on risque de dépenser beaucoup d'énergie et d'argent pour un maigre résultat.

    Quand on fait la prospection il faut envisager les points suivants:

    - Disponibilité d'eau
    - Un terrain en pente douce
    - Un sol imperméable
    - Accessibilité du terrain
    - Un terrain exposé au soleil
    - Possibilité de construire à moindre coût
    - Possibilité de construire plusieurs bassins
    - Disponibilité d'aliments pour le poisson
    - Proximité du village.

    Pour en tirer le maximum de profit il faut que l'étang puisse être en production pendant toute l'année. Il faut done une alimentation en eau pendant toute l'année. Il faut de l'eau pour remplir les étangs et pour maintenir l'eau à niveau. On doit compenser les pertes d'eau par évaporation et par infiltration. C'est pendant la saison sèche quand il y a peu d'eau, que les pertes sont grandes. Pour maintenir sous eau une pisciculture d'un hectare, il faut 2 à 5 litres d'eau par seconde. Ce débit d'eau est done à contrôler pendant la saison sèche.

    D'autre part, il faut aussi vérifier s'il n'y a pas de risques d'inondation. Les gens qui habitent sur place sont les mieux informés. Ils savent s'il y a de grandes crues. On peut aussi vérifier les marques d'eau sur les berges et les ponts.

    Il ne faut pas construire un étang où il y a des risques d'inondation. Non seulement on peut perdre tous les poissons, mais aussi les digues peuvent être emportées.

    Une pente douce de 2 à 3 % convient le mieux. On aura moins de terre à enlever pendant la construction et on pourra facilement mettre l'étang à sec. S'il n'y a pas de pente on aura des difficultés pour remplir ou pour vidanger l'étang.

    Une pente trop forte ne convient pas non plus.

    La digue en aval va être très grande, fragile et coùteuse pour seulement une petite superficie sous cau

    Le sol doit bien maintenir l'eau. Il ne peut done pas être trop sablonneux au graveleux. Il faut qu'il contienne suffisamment d argile. Pour tester rapidement si le sol convient on prend une polgnée de terre humide et on la pétrit en boule. Si en la manipulant quelques temps on s'aperçoit qu'elle reste bien en boule c'est que le sol convient. Il faut aussi contrôler en profondeur si le sol convient.

    Une méthode très sûre est la suivante :
    On creuse un trou de 60 à 70 cm et le matin, on le remplit d'eau. Le soir une partie de l'eau sera infiltrée. On remplit le trou de nouveau complètement. Si le lendemain matin la plupart de l'eau est encore dans le trou, on peut être sûr que le sol retient bien l'eau.

    Un bon pisciculteur va tous les jours contrôler son étang. Il donne au moins une fois par jour à manger à ses poissons, chaque semaine il recharge le compost, il coupe les herbes sur les digues, etc? Il faut donc que l'étang ne soit pas trop loin de la case du pisciculteur et qu'il n'y a pas de barriéres infranchissables entre l'étang et la maison (rivière en saison de pluie, par exemple). Il est d'ailleurs conseillé d'habiter le plus près possible de son étang pour le surveiller contre les voleurs.

    Le Tilapia aime les eaux chaudes. Il grossit et il se reproduit le mieux à une température de 22 à 23C°.

    A 15C° la reproduction s'arrête et le grossissement sera très ralenti.

    Il ne faut pas non plus que la température monte au dessus de 30C°, mais quand l'étang a une profondeur d'eau minimale de 50cm, il n'y a absolument pas de crainte à avoir.

    Il y a une deuxième raison pour laquelle l'étang doit être bien exposé au soleil. C'est sous l'action des rayons solaires que le phytoplancton ou le plancton végétal se développe. Ce plancton forme l'alimentation naturelle de notre poisson. C'est le plancton qui colore l'eau de l'étang en vert. Si l'eau de l'étang est bien verte, c'est qu'il y a beaucoup de plancton. Ce plancton est l'alimentation de base de nos poissons.

    Pour ces deux raisons on évitera done de laisser des arbres qui font de l'ombre sur l'étang et on enlèvera toute végétation flottante de l'étang (comme les néauphars).

    On a déjà vu qu'on ne va pas construire un étang là oùla pente est très forte parce que la digue en aval devrait être très grande et donc coûteuse pour un étang de superficie réduite. (Pour chaque travail on compare l'effort nécessaire avec le bénéfice qu'on peut en tirer).

    Si on a le choix on va done préférer un terrain découvert à un terrain plein de troncs d'arbres qu'il faut enlever avec toutes les racines. On va aussi choisir un terrain sans rochers ou gros cailloux.

    Il est préférable de se grouper pour construire avec les autres villageois plusieurs bassins les uns àcôté des autres. Le travail fait en commun est moins lourd et la surveillance sera mieux assurée. En plus, si le pisciculteur exploite bien son premier étang il aura de bons résultats et cela lui donnera envic de construire un deuxième bassin. Quand on a plusieurs bassins on peut faire plus de vidanges et avoir du poisson pendant toute l'année. Il faut done prévoir un terrain assez grand et un débit d'eau correspondant à cette surface.

    Ce point devient très important quand on veut faire la pisciculture intensive, c'est-à-dire qu'on va apporter au poisson toute la nourriture dont il a besoin pour obtenir une croissance maximale,ou si on veut faire l'élevage associé avec des poulets, canards ou cochons à qui il faut apporter une alimentation complète. Dans ce cas il faut d'abord faire une étude du marchépour voir quels sous-produits agricoles sont disponibles àquel moment de l'année, quelle quantité et à quel prix.

    Si l'on produit intensivement du poisson, on aura un surplus de poissons les jours de la vidange. La famille ne pourra pas consommer tout. Une partie du poisson devra etre vendue. Dans ce cas il est commode d'avoir le marché tout près. De poisson est difficile à conserver une fois qu'il est récolté. Il faut pouvoir l'écouler le plus vite possible à moindre frais.

    On peut classer les bassins piscicoles selon l'origine de l'eau qu'ils utilisent.

    - Ces étangs ont une source d'eau dans l'étang même ou très proche de l'étang, ou ils sont alimentés par la nappe phréatique. Le niveau d'eau dans ces étangs dépend du débit de la source ou du niveau de la nappe phréatique. Ces étangs sont en fait des trous creusés dans le sol. Ils seront souvent trop peu profonds puisqu'on ne peut pas assècher complètement l'assiette de l'étang, de façon qu'on travaille dans la boue ce qui rend le creusage difficile.

    1. Niveau phréatique pendant une saison exceptionnellement sèche

    2. Niveau phréatique pendant une saison sèche normale

    3. Niveau phréatique pendant une saison de pluie normale

    4. Niveau phréatique pendant une saison de pluie exceptionnelle (Le terrain devient marécageux)

    On ne peut pas vidanger l'étang complètement, sauf à la cuvette ce qui demande un grand effort puisque la nappe phréatique remplace toujours l'eau qu'on enlève.

    On se contentera souvent de vidanges partielles à la ligne, à l'épervier ou à la senne, ce qui a comme désavantage qu'on ne controle pas tout à fait le stock de poissons dans le bassin.

    - Un autre désavantage de ces étangs est que l'eau de source et l' eau de la nappe phréatique est très pauvre en oxygène. Il es' toujours mieux, s'il s'agit d'un étang de source, de faire couler d'abord dans un canal d'alimentation avant de la laisser entrer dans le bassin afin que l'oxygène de l'air puisse se dissoudre dans l eau.

    Il n'y a pas de source ni de marigot qui alimente ces bassins. Souvent il s'agit d'une petite dépression dans un terrain imperméable qui se remplit avec l'eau de pluie et l'eau qui coule des collines après une pluie. Les gens construisent une digue du côté bas pour conserver un plus grand volume d'eau. Pendant la saison sèche, ces bassins tarissent complètement.

    Cette catégorie d'étangs peut-être divisée en

    1. Etangs de barrage
    2. Etangs en dérivation

    Quand on a une petite rivière encaissée, on peut barrer le passage d'eau de façon que la masse d'eau retenue par le barrage forme un étang Devant le barrage on installe un moine pour vidanger l'étang. Un ou plusieurs déversoirs sont à prévoir pour évacuer le trop plein d'eau en cas de crue ou de fortes pluies. Les déversoirs doivent être en mesure d'évacuer même les plus fortes crues, sinon tout le barrage risque d'être emporté. Le point le plus important avant de commencer la construction d'un étang de barrage est de connaître le niveau maximum et le débit maximum de la rivière pendant la saison de pluies après une forte pluie. Sur les grands cours d'eau qui grossissent fort en saison de pluie, il est préférable de faire des étangs en dérivation plutôt que des étangs de barrage. En plus de ce manque de contrôle sur le débit d'eau qui entre dans l'étang, on ne peut pas non plus empêcher les poissons qui vivent en amont du cours d'eau d'entrer dans le bassin. On ne peut non plus mettre des grillages devant les déversoirs pour éviter que les poissons s'échappent quand le déversoir fonctionne. Le grillage risque de se boucher avec des feuilles, branches et de la boue en suspension dans l'eau. L'eau va monter et risque de casser la digue.

    Contrairement aux étangs de barrage, qui retiennent toute l'eau du marigot; les étangs en dérivation n'utilisent qu'une partie de l'eau. On va done dévier une partie du marigot dans un canal d'alimentation qui ammènera l'eau aux bassins. La prise d'eau sur le marigot se construit d'habitude devant un petit barrage de déviation. Ce barrage assure un niveau d'eau constant dans le canal d'alimentation. Tout le surplus d'eau dont on n'a pas besoin passe par le déversoir du barrage. Les bassins alimentés par un canal en dérivation peuvent être construits en parallèle ou en série.

    Chaque étang en parallèle a une prise d'eau individuelle sur le canal d'alimentation. Chaque étang peut être rempli et vidangé indépendamment des autres étangs.

    Les étangs en série n ont pas de prise d'eau indépendant. Les bassins se trouvent l'un en dessous de l'autre. L'eàu parcount d'abord tous les bassins qui se trouvent l'un en dessous de l'autre. L'eau parcourt d'abord tous les bassins A, B et C situés plus haut avant d'arriver dans le dernier bassin D.

    Etang de barrage avec déversoir en fonction

    Etangs en dérivation

    1. Barrage de dérivation

    2. Déversoir du barrage

    3. Canal de dérivation

    4. Lit du marigot qui sert de canal d'évacuation

    5,6,7. Etangs en parallèle

    7,8,9. Etangs en série

    Le terrain est choisi : on a de l'eau en permanente, le sol est imperméable et le terrain est en pente douce. On veut construire un étang en forme de carré de 15m sur 15m avec un profondeur minimum de 100 cm, c'est-à-dire 70cm d'eau et 30 cm de revanche.

    Il faut que

    1. Le canal d'alimentation soit au moins 70cm plus haut que le fond de l'étang à l'entrée d'eau

    2. Le fond de l'étang soit bien plus haut que le marigot afin de pouvoir vidanger l'étang complètement

    3. L assiette de l'étang soit en pente régulière vers la sortie.

    1. Canal d'alimentation avec tuyau d'alimentation.

    2. L'assiette de l'étang en pente régulière

    3. Tuyau de vidange à l'endroit le plus profond

    4. Tuyau de trop plein

    5. Digue solide avec les talus en pente

    6. Le marigot qui est plus bas que le fond de l'étang.

    1. Le canal est trop bas

    2. L'assiette de l'étang n'est pas en pente régulière

    3. Les digues sont trop raides, elles vont s'écrouler petit à petit

    4. Le marigot est trop haut par rapport au fond de l'étang.

    1. Creuser le canal d'amenée d'eau

    2. On va piqueter un grand carré de 21 m sur 21m. On met des piquets dans les coins et on les raccorde avec une ficelle. Ce carré nous indique les côtés exterieurs des digues.

    3. On nettoie ce carré. On déracine les troncs d'arbres, on enlève les buissons et on coupe l'herbe.

    4. On enlève les 10 à 20cm de terre noire et le reste des racines.

      On nutilisera jamais cette terre pour monter la digue.

    5. On piquetera alors l'intérieur des digues, c'est-à-dire l'assiette de l'étang. Il faudra laisser plus d'espace pour la digue en aval puisqu'elle sera plus haute.

    1. On commence alors à creuser l'assiette de l'étang et on utilise la terre enlevée pour construire les digues. On prend soin que l'assiette de l'étang ait une petite pente vers le bas.

    • Si on veut construire une digue d'un mètre de hauteur, il faut que la banquette du sommet ait une largeur d'au moins un mètre.

    • La pente à l'intérieur du bassin, qui sera sous eau doit avoir une pente de 50% ou une pente 1.2, c'està-dire que pour une hauteur d'un mètre la base sera deux mètres

    • La pente à l'extérieur du bassin peut être plus raide, mais jamais plus que 100%, c'est-à-dire que pour une hauteur d'un mètre la base sera aussi un mètre. Coupe d'une digue d'un mètre de hauteur

    1. Sommet de la digue : 1 mètre

    2. Base de la digue : 4 mètres

    3. Pente 1/2 à l'intérieur du bassin

    4. Pente 1/1 à l'extérieur du bassin.

    Pour construire une telle digue on va d'abord piqueter la base. On tend les cordes à 20cm de hauteur et on ammène la terre que l'on va bien damer jusqu'à la hauteur de la corde. Pour bien compacter la terre on va la mouiller légèrement.

    • Lorsque la première couche est bien compactee, on déplace les piquets. Du côté intérieur on les déplace de 40cm et du coté extérieur on les déplace de 20cm, de façon que la deuxième couche aura comme base 3m40.

    A la fin on obtient une digue en forme d'escalier.

    • Maintenant on va égaliser les marches et recouvrir la digue avec la terre noire qu'on avait mise de coté au début. Dans cette terre fertile on va planter une herbe de couverture, comme le paspalum, pour limiter l'érosion des eaux de pluies.

    Attention !

    Là où le soln'est pas assez argileux on construit des digues avec un talus moins raide et avec un noyau d'argile.

    • Avant de fermer la digue à l'endroit le plus bas de l'étang, il faut d'abord placer le tuyau de vidange et le tuyau de trop plein.

    • A l'entrée de l'eau il faut installer le tuyau d'entrée d'eau. On placera un grillage ou une boite percée devant ce tuyau pour empêcher que des poissons indésirables n'entrent dans le bassin.

      On peut aussi mettre une caisse de capture

    • Le tuyau de vidange sera évidemment fermé avec un bouchon ou un morceau de bois.

    • Le trop plein sera aussi pourvu d'un grillage pour éviter que les poissons du bassin sortent quand le trop plein fonctionne.

    Il faut toujours surveiller que les grillages ne se bouchent pas. Un tuyau de trop plein bouché n'a plus d'utilité. L'eau va monter dans le bassin et passer au dessus des digues !

    Pour éviter que le grillage du trop plein se bouche trop vite. on va l'incliner un peu. On va mettre l'ouverture à l'intérieur du bassin juste en dessous du niveau d'eau et l'ouverture à l'extérieur du bassin juste au dessus du niveau d'eau.

    Le bassin est presque prêt. Il faut seulement encore creuser des petits drains dans l'assiette pour mieux canaliser l'eau vers le tuyau de vidange.

    A la place d'un simple tuyau avec bouchon, on peut aussi installer un moine.

    Un moine est une construction en béton avec des planches pour règler la hauteur de l'eau dans l'étang. Cette construction est difficile et chère. Elle évite des pertes de poissons à la vidange mais elle ne peut être rentable que dans des bassins d'une certaine taille. Il faut demander l'aide d'un moniteur si vous voulez construire un moine.

    Coupe verticale d'un moine

    Vue de dessus

    Vue générale

    Le moine permet de :

    1. de règler le niveau d'eau dans l'étang

    2. d'évacuer le trop plein d'eau à travers un grillage que l'on place au dessus des planchettes

    3. de vidanger complètement l'étang en enlevant les planchettes.

    On a besoin d'un niveau de maçon et d'une planche à deux pieds inégaux

    La planche de deux mètres a un pied de 10cm et un pied de 12cm. Avec le niveau de maçon on met la planche horizontale. La pente entre l'extrémité des deux pieds est de 2cm sur 2 mètres, ou 1cm par mètre, ou 1%

    • Pour un canal d'alimentation, une pente de 1% convient très bien. Une pente plus forte donnerait trop d'érosion.

    • La pente de l'assiette d'un grand étang sera aussi ± 1%, pour les petits étangs elle peut être un peu plus forte (2%).

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Sun, 09 Sep 2007 13:43:08 GMT http://planetesanssouffrances.i-clic.net/article-177358.html
ARACHIDE http://planetesanssouffrances.i-clic.net/article-204905.html Arachide (Arachis hypogaea)

Connaissance des végétaux - Aspect général



arachide - champ

Le mot "arachide" désigne à la fois le fruit ou cacahuète et la plante qui le porte. C'est une plante annuelle herbacée plus ou moins ramifiée et qui atteint une hauteur de 20 à 70 cm selon les variétés et les conditions du milieu.
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arachide Le feuillage de l'arachide est tendre et ses fleurs jaunes sont typiques des fleurs de Papilionacées. Les Papilionacées forment une sous-famille dans la famille des Légumineuses et sont encore appelées Fabacées.
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Les fleurs de l'arachide, après fécondation, donnent des fruits qui ne se développent pas à l'air libre mais dans le sol où ils sont conduits par des organes à structure de tige qui les y enterrent.
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arachide - champ Au champ, à l'état adulte, les arachides forment un tapis relativement tendre et continu qui couvre parfaitement le sol. Plante annuelle, l'arachide fait donc son cycle en une saison, du semis à la récolte.
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arachide Comme beaucoup de légumineuses, l'arachide vit en symbiose avec un rhizobium qui s'installe dans ses racines en y provoquant l'apparition de nodules. Les rhizobiums sont des bactéries qui fixent l'azote de l'air contenu dans le substrat et le fournissent sous forme assimilable aux racines. L'arachide est dite pour cela "fixatrice d'azote". L'azote fixé contribue à la nutrition minérale de la plante et peut même enrichir le sol en cet élément.
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arachide - plant L'arachide est une plante rustique résistante à la sécheresse et pouvant se contenter de sols légers et pauvres. Fixatrice d'azote, l'arachide peut même enrichir les sols en cet élément utile.
arachide - racine

A l'aisselle des feuilles, les inflorescences produisent des gynophores qui conduisent les ovaires fécondés dans le sol où les fruits ou gousses se développent. Le système racinaire est dense et fortement ramifié.
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Connaissance des végétaux - Feuille

 

arachide

Le feuillage de l'arachide couvre le sol sur une hauteur de 20 à 70 cm. La plante herbacée est d'une couleur qui va du vert clair au vert sombre et parfois au pourpre.
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arachide - feuille La feuille est pennée. Deux paires de folioles sont normalement présentes mais ce nombre varie et l'on trouve des feuilles à cinq, trois, deux et même une seule foliole.
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arachide - feuille Les folioles de la feuille d'arachide sont opposées et portées par un long pétiole qui peut atteindre 10 cm.
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arachide - feuille

Les folioles sont subsessiles, c'est-à-dire que chacune d'elles est portée par un très court pétiole. Elles sont opposées et de forme elliptique. Leur couleur est un caractère variétal.
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arachide - feuille Deux