Le miel est un aliment énergétique avec des vertus adoucissantes et antiseptiques.
Il contient de l’eau, des glucides, des protéines, des acides organiques, des sels minéraux (plus abondants dans les miels foncés), mais pratiquement pas de vitamines. C’est un sucre naturel très digeste. C’est aussi un aliment sain et propre, sans aucune pollution.
Le miel d’acacia convient particulièrement aux enfants et aux bébés, dans le biberon notamment. Il est facilement assimilé. Le miel d’aubépine est bon pour le coeur. C’est un calmant.
Le miel de bruyère est recommandé pour les affections du système urinaire. Pour les cystites, il est recommandé d’en manger chaque jour pendant quatre à six mois. Excellent aussi en cas de surmenage. Le miel de châtaignier est indiqué si on a une mauvaise circulation sanguine. Le miel d’eucalyptus possède des pouvoirs antiseptiques, pour affections des voies respiratoires ou les infections urinaires et intestinales.
Le miel de lavande combat la grippe. C’est un calmant et un diurétique.
Le miel d’origan est utilisé aussi en massage, quatre ou cinq fois par jour, contre les rhumatismes. On entoure ensuite la partie douloureuse d’un linge. Le miel de romarin est bon pour le foie. Le miel de sapin combat la fatigue, le rhume, la bronchite.
Le miel de thym est revigorant et est préconisé en cas de maladies infectieuses intestinales ou bronchiques. Le miel de tilleul fait dormir. Le miel de trèfle convient aux sportifs comme aux surmenés.
La dysenterie amibienne et la dysenterie bacillaire sont des maladies infectieuses, donc des maladies fréquentes. Ces maladies sont directement liées aux mauvaises conditions d’hygiène dans lesquelles l’homme vit.
Quelles sont les causes ?
La dysenterie bacillaire est causée par les shigelles, des germes tout petits, mais nuisibles pour l’homme et le singe. Cette infection est rare mais observée dans le monde entier. Elle est endemo-epidermique (présence habituelle constante ou à des périodes ponctuelles dans une région donnée).
Le réservoir principal est le tube digestif de l’homme. La contamination est directe, on n’a pas besoin d’un être intermédiaire. Il suffit d’avaler les germes ; on a cependant vu quelques rares épidémies liées à l’eau, aux aliments souillés et aux mouches.
La surpopulation et les conditions sanitaires défectueuses (manque de latrine, manque d’eau potable) favorisent la propagation de la maladie. La dysenterie amibienne est due à une infection spécifique par l’amibie. La contamination est directe ; l’amibie passe par la consommation des aliments souillés : fruits, légumes crus (salades, légumes mal lavés), le péril fécal (absence de latrines et toilettes propres), insalubrité du milieu, mains sales.
La dysenterie, en général affecte surtout les enfants de 1 à 4 ans car ils consomment les aliments souillés.
Comment se manifestent-elles ?
Les symptômes et les signes de la présence de la dysenterie les plus évocateurs sont :
- Les coliques violentes
- La fréquente envie d’aller aux selles. Mais les selles sont rares et souvent tâchées de la glaire (substances transparentes et gluantes comme la morve) et du sang.
· La dysenterie bacillaire
Elle est rare et redoutable car elle cause beaucoup de dégâts. Après une incubation (temps écoulé entre le contact avec le germe et la manifestation des maladies) de 36 à 72 heures, la maladie débute brusquement par la fièvre et des vives douleurs abdominales. Puis 48 heures après, le sujet est affaibli, il a des céphalées (violents maux de tête), des convulsions, une polynévrite (lésion avec inflammation).
Le symptôme dysentérique survient deux jours plus tard : il se caractérise par des vives douleurs abdominales, un ténesme (tension douloureuse + envie d’aller aux selles) et l’émission des selles glaireuses, parfois sanglantes, afécales (qui n’a rien, qui ne ressemble pas aux selles ou fécès ordinaires). On note parfois la déshydration, surtout chez les vieux.
· La dysenterie amibienne
La surinfection est presque constante ici, car l’amibe est un germe normal, qui vit dans le tube digestif de l’homme. L’affectation se manifeste sous trois formes :
Dans la 1ère forme dite végétative, non pathogène (non nuisible), le germe se situe à la surface de la muqueuse colique des porteurs sains ou des convalescents et ne cause aucun ennui.
Dans la 2ème forme végétative pathogène, le germe traverse la muqueuse et crée un abcès dans la sous-muqueuse avec la chance de diffusion vers le foie ou le poumon. Il y a déjà un danger ici.
Dans la 3ème forme dite kystique, le danger est plus grave. La dysenterie se manifeste par une diarrhée afécale, avec des glaires muco-sanglants (débris de la muqueuse + sang) et un nombre de 10 à 15 selles par jour. La température et l’examen sont normaux, pas de fièvre. On peut obtenir une guérison sans séquelles si le traitement est précoce, rapide, sinon les complications sont importantes : l’hémorragie, l’abcès amibien du foie ou du poumon, anorexie (refus de nourriture), nausées.
En quoi les deux dysenteries se diffèrent-elles ?
Elles sont toutes les deux des infections mais elles diffèrent par le fait que la bacillaire est rare et redoutable, alors que l’amibe est un germe qui est en l’homme et ne devient dangereux (pathogène) que sous certaines conditions.
Que faut-il faire en cas de dysenterie déclarée ?
Dans toutes les formes de la dysenterie reconnue, la malade doit d’abord être retiré de la famille, donc isolé de son entourage habituel.
En attendant que le traitement médical généralement basé sur l’antibiotique (flagyl, totapen, flagenthyl), soit mis en place, nous pouvons commencer par nos plantes : les feuilles de goyavier et de gui qui sont particulièrement efficaces contre ce mal.
Normalement vous devez vous sentir soulagé après un jour de traitement, avec l’un ou l’autre de ces deux produits. Sinon reprendre 2 ou 3 jours de suite.
Pendant la maladie, sur le plan alimentaire, les prescriptions diététiques sont adaptées à l’intensité du syndrome dysentérique. On observe une diète (suppression de repas) alimentaire avec apport de 1,5 à 2,5 litres de liquides sous forme d’eau, de riz ou d’infusion légère, puis de bouillie de légumes.
On supprime : légumes à grosses fibres de digestion difficile : choux verts, rouges, tomates, zom, folon, feuilles d’okok, de manioc, salades, graisses cuites et fritures.
Suppression des aliments irritants, les muqueuses digestives : boissons alcoolisés, épices, café et thé, piment.
Enfin, le régime sera élargi en faisant une large part aux hydrates de carbone (patate, pomme de terre, farine, riz), viandes grillées, bouillie, œufs frais, poissons maigres, beurres crus ou de préférence en compote ou en jus.
A l’issue de la maladie, on assurera une désinfection des locaux et les vêtements du malade aussi. Il faut prescrire un traitement anti-infectueux prophylactique chez les sujets ayant pu être contaminées avant l’isolement du malade. Les mesures d’hygiène corporelle et générale sont les barrières sûres à cette maladie :
- Laver les mains quand on sort des toilettes
- Chaque famille doit avoir sa latrine et ne jamais déposer les selles dans les champs
- Protéger les repas des mouches propagatrices des germes
- Eviter la divagation des animaux.
Traitement de la dysenterie par les plantes
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Ingrédients
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Technique – Préparation
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Mode d’emploi
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Fréquence
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feuilles de goyavier (jeunes feuilles près du bourgeon)
5 à 10 feuilles
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- Laver soigneusement les feuilles
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Manger cru
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2 fois par jour
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Feuilles de gui
Une poignée de feuilles fraîches
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- Laver soigneusement les feuilles
- Réduire en pâte en écrasant sur une pierre
- Prendre 1cuillère à soupe de la pâte
- Mélanger à 1 cuillère à café d’huile de palme
- Assaisonner avec un peu de sel
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Manger ce mélange
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2 fois par jour
La pâte ne doit pas être gardée plus de 24 heures
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Quelques recettes
Un bouillon de légumes
- 3 à 4 carottes
- 2 à 3 poireaux
- 1 oignon
- 1 kg de pommes de terres
Technique :
v Eplucher et laver les légumes : carotte, poireau, oignon, pomme de terre
v Découper en gros morceaux
Cuisson :
v Mettre une casserole moyenne au feu
v Verser 2 litres d’eau, saler, y mettre les légumes à cuire
v En fin de cuisson, verser toute la préparation dans un tamis propre
v Recueillir le bouillon et servir au malade
Eau de riz
- 1 tasse de riz
Technique :
v Trier et laver le riz
Cuisson :
v Prendre de l’eau 5 fois dans la même tasse que le riz
v Mettre dans une casserole et y verser le riz à cuire. En fin de cuisson, tamiser la préparation et recueillir l’eau de riz.