Présentation

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Dimanche 09 Décembre 2007

Le palmier à huile
Elaeis guineensis Jacq.
2n = 32

 

 

 


1 - Botanique

 

Le palmier à huile appartient à l'ordre des Palmales, famille des Palmae et se rattache à la sous-famille des Cocoideae, tribu des Cocoinae. Il est cultivé pour son fruit, une drupe, exploité pour sa pulpe qui fournit l'huile de palme et pour son amande qui contient l'huile de palmiste.

Le genre Elaeis comporte trois espèces :

 

  • Elaeis guineensis Jacq., palmier d'origine africaine. Les peuplements de cette espèce occupent, le long de la côte occidentale d'Afrique, une vaste bande parallèle au rivage de 50 à 200 km de large et de plus de 6 000 km de long, s'étendant du Sénégal à l'Angola. Au niveau de l'équateur, l'aire de dispersion s'enfonce à l'intérieur des terres jusqu'à 2.000 km des côtes. Son extension maximale se situe dans la cuvette congolaise.

     

  • Elaeis oleifera (HBK) Cortès (syn. Elaeis melanococca Gaertner), palmier d'origine américaine. Il se rencontre à l'état spontané en Amérique Centrale et dans le Nord de l'Amérique du Sud. Au Brésil, on le rencontre le long de l'Amazone et sur les rives d'un de ses affluents, le Madeira. On le signale au Surinam, en Colombie, au Panama, au Costa-Rica. Il se distingue de son confrère africain par plusieurs caractères. Nous n'en citerons que quelques-uns :
    o vitesse de croissance du stipe nettement moins grande de celle de E. guineensis,o nombre de fleurs par inflorescence femelle nettement plus élevé que chez E. guineensis, ce qui entraîne des régimes nettement plus gros, des fruits plus petits, un pourcentage de fruits parthénocarpiques et avortés plus élevé. Son taux d'huile sur régime est peu élevé en raison de ses nombreux fruits parthénocarpiques et avortés et d'une faible épaisseur de la pulpe. Si ce palmier américain offre peu d'intérêt pour la production industrielle de matière grasse, il est cependant susceptible d'être utilisé avec succès par l'améliorateur (croissance ralentie du stipe, résistance aux maladies).

     

  • Elaeis guineensis var. madagascariensis Beccari, palmier originaire de Madagascar comme son nom l'indique. Il se rencontre sur la côte ouest de la Grande Île. Les fruits sont très petits, leur mésocarpe est mince, les régimes plus volumineux. Son intérêt pour la culture est faible. Il est cependant susceptible de fournir en croisement avec des palmiers africains, des descendances intéressantes.

     

o Formes observées chez Elaeis guineensis

 

De nombreuses classifications ont été proposées depuis celle de Welwitsch qui, vers 1858, reconnaissait deux variétés en Angola : macrosperma (= ± dura) et microsperma (= ± tenera).

 

Aux Indes néerlandaises, la classification établie par l'AVROS ("Algemeen Vereniging van Rubberplanters ter Oostkust van Sumatra") était basée, avant tout, sur l'épaisseur de l'endocarpe (coque) et du mésocarpe (pulpe). Parfaitement adaptée au matériel relativement homogène rencontré à Sumatra, elle distinguait quatre variétés ou types :

 

  • var. macrocarpa (type "Congo"), endocarpe d'une épaisseur de 4 à 8 mm, représentant ± 50 % du poids du fruit, mésocarpe mince de 1 à 2,5 mm, amande de dimension variable;

     

  • var. dura (type "Deli"), endocarpe d'une épaisseur de 2 à 5 mm, correspondant à environ 30 % du poids du fruit, le mésocarpe peut varier entre 2 et 6 mm d'épaisseur, grosseur de l'amande variable ;

     

  • var. tenera (type "Lisombe"), endocarpe de 1 à 2,5 mm, soit ± 10 % du poids du fruit, épaisseur du mésocarpe faible ou élevée, amandes de toutes les dimensions ;

     

  • var. pisifera, longtemps considérée comme un cas tératologique et caractérisée par l'absence d'endocarpe.

     

En Afrique, les nombreuses formes rencontrées dans les palmeraies subspontanées ont donné lieu, dans différents pays, à de nombreux essais de classification parmi lesquels il faut rappeler, entre autres, ceux de Chevalier, Beccari, Jumelle, Annet, Bucher et Fickendey.
D'autres tentatives ont été faites au Centre de Yangambi entre 1939 et 1952. En 1952, il a été procédé à la dernière mise au point de la classification qui reste généralement admise de nos jours. Elle repose sur les caractères retenus dans les divers essais antérieurs (morphologie du fruit et de la feuille) et, aussi et surtout, sur leur transmission héréditaire.
Les caractères suivants sont envisagés :

 

  • la présence ou l'absence de carpelles supplémentaires,

     

  • l'épaisseur de l'endocarpe et l'existence ou non de fibres l ignifiées dans le mésocarpe,

     

  • la pigmentation du fruit avant maturité,

     

  • la disposition des folioles sur le rachis de la palme.

     

Présence ou absence de carpelles supplémentaires. Chez les fruits de certains palmiers (Figure 9.1.1.), on observe, en lieu et place de la couronne staminodiale, une gaine de carpelles soudés entre eux sur presque toute la longueur. Ils sont munis assez souvent d'un rudiment d'endocarpe et surmontés d'un stigmate. En 1918, le Français Annet en fait une sous-espèce qu'il nomme poissoni du nom des frères Poisson, colons installés à l'époque au Cameroun. Ces palmiers sont connus sous des vocables très divers : "palmiers à oreilles" pour les Français, "diwakkawakka" pour les Allemands et les Néerlandais et "mantled type" pour les Anglais.

 

 

 

 

À première vue, cette sous-espèce semble présenter un certain intérêt du fait de son plus haut pourcentage en pulpe sur fruit. Néanmoins, la richesse en huile des carpelles supplémentaires est nettement inférieure à celle du mésocarpe du fruit proprement dit. En outre, le taux de fruits normaux sur régime est sensiblement moins élevé que chez les types ordinaires ; cela résulte principalement de la forme globuleuse des fruits qui laissent entre eux des espaces inoccupés, contrairement à ce que l'on constate pour des fruits allongés.

 

Elaeis guineensis de type poissoni a été signalé dans toute la zone de répartition du palmier à huile.

 

Épaisseur de l'endocarpe. Au double point de vue économique et taxonomique, le caractère "épaisseur coque" est déterminant. En effet, des trois composants du fruit - pulpe, coque et amande -, l'élément sans valeur, celui que le sélectionneur devra réduire au minimum, est la coque.

Actuellement, la classification généralement acceptée ne comporte plus que trois types : pisifera, tenera et dura. (Figure 9.1.2.)

 

 

 

 

Type pisifera

 

Le fruit est complètement dépourvu d'endocarpe, il se compose uniquement d'un mésocarpe relativement épais et d'une amande de dimension assez réduite. Alors que chez les fruits à coque le diamètre de l'opercule, qui recouvre l'embryon, est égal tout au plus à celui du pore germinatif (qu'il doit traverser lors de la germination), chez le pisifera l'opercule est très développé et peut recouvrir parfois près de la moitié de la surface de la graine. De plus, en coupe transversale, la pulpe à maturité est parsemée de points noirs dont la densité augmente à mesure que l'on se rapproche de l'amande. Ce sont des fibres lignifiées qu'une coupe longitudinale fait apparaître clairement. Elles contribuent à la protection de la graine, rôle qui est assuré par la coque dans les autres types de fruits.

Le plus souvent, les pisifera se caractérisent aussi, dans leur jeune âge, par la formation d'un grand nombre de régimes dont les fruits avortent. De là, les noms de stériles ou avortés qui leur furent donnés à Yangambi au Congo, lors de leur apparition en quantité assez importante (environ 25 %) dans les premiers croisements "tenera x tenera". L'avortement se traduit extérieurement par le dessèchement des infrutescences ; il a lieu soit quelques jours après l'anthèse, soit après un laps de temps beaucoup plus long, pouvant aller jusqu'à trois ou quatre mois.

 

Vers l'âge de cinq à six ans, certains pisifera produisent des régimes dont quelques fruits seulement arrivent à maturité. Ils sont la plupart du temps dépourvus d'amande ; toutefois l'emplacement de celle-ci est très bien marqué par la présence d'une cavité de 2 à 3 mm de diamètre.

 

En règle générale, ce n'est que vers huit à neuf ans que les pisifera commencent à donner des régimes portant quelques fruits munis d'une amande mais toujours dépourvus de coque.

 

À noter qu'il n'y a rien d'absolu dans ce comportement des palmiers pisifera. Il est des arbres qui, malgré leur âge avancé, sont toujours porteurs d'une couronne abondante d'infrutescences entièrement pourries. Par contre, il existe des individus de trois à quatre ans qui produisent déjà des fruits typiquement pisifera.

 

Il y a lieu d'insister sur le fait que le pisifera donne, dans certaines conditions, des régimes dont les fruits mûrissent ; il s'agit là, le plus souvent mais pas toujours, d'un phénomène intermittent. En effet, après avoir produit quelques infrutescences dont certains fruits arrivent à complet développement, l'arbre en forme ensuite d'autres qui avortent complètement.

De plus, les régimes qui arrivent à maturité présentent d'habitude un taux de fruits très faible ; les fleurs de nombreux épis ne se nouent pas et leur pourriture subséquente crée un milieu particulièrement favorable à la multiplication des insectes et des champignons ; ils peuvent, dans certains cas, s'attaquer aux fruits en voie de développement. En principe, le pisifera doit donc être considéré comme un palmier pratiquement improductif.

Une autre caractéristique frappante des pisifera est leur développement végétatif plus luxuriant que celui des tenera et des dura. À l'âge de six ou sept ans, ils se reconnaissent à distance au diamètre de leur stipe et à l'ampleur de leur frondaison.

 

D'une façon générale, le caractère "avortement" semble lié à l'absence de coque ; néanmoins, il existe quelques pisifera fertiles produisant régulièrement des fruits normaux. De tels palmiers pourraient présenter un certain intérêt pour la sélection.

 

Types dura et tenera

 

Le type dura est le mieux représenté - et de loin - dans les peuplements naturels et subspontanés. Dans ces derniers, l'épaisseur de la coque varie, pour les fruits extérieurs, de 2,5 à 6 ou 7 mm, tandis que chez les tenera, elle dépasse rarement 2 mm.

 

L'épaisseur de l'endocarpe n'est pas constante pour tous les fruits d'un même arbre. Elle fluctue non seulement d'un régime à l'autre, mais également au sein d'un même régime. Il s'ensuit que pour déterminer un palmier, la mesure de l'épaisseur de la coque doit se faire sur des fruits extérieurs bien développés, choisis sur un régime de début de série. Ceci est indispensable, car on a constaté des épaisseurs moyennes de coque variant de 4,5 mm pour les régimes de tête de série à 1,5 mm pour les régimes de fin de série.

 

La différence entre tenera et dura n'est donc pas toujours très nette, si l'on s'en tient à la seule mesure de la coque. Pour obtenir une détermination certaine, on s'aidera d'une autre particularité. À maturité, la zone de pulpe qui entoure immédiatement la noix du tenera est, comme chez les pisifera, parsemée, d'un réseau de fibres lignifiées bien visibles à maturité. Ces fibres se réunissent à la partie inférieure de la noix et forment la "queue" caractéristique des fruits tenera (particulièrement visible chez les fruits extérieurs). Chez les dura, même pour les fruits intérieurs à coque mince (1 à 2 mm), la limite pulpe-coque est toujours très nette, la zone intermédiaire à fibres lignifiées n'existant pas.

D'autre part, chez les dura, l'endocarpe se prolonge en pointe jusqu'à la base du fruit ou presque ; chez le tenera, il est entièrement localisé - pour les fruits extérieurs tout au moins - dans la moitié ou les deux tiers supérieurs de la drupe. Une coupe transversale au couteau, un demi centimètre au-dessus de la base d'un fruit extérieur mûr et normalement développé, montre que :

 

  • chez tenera, la lame passe plus ou moins facilement et on observe au centre de la coupe un rond de fibres noires ;

     

  • chez dura, la lame est arrêtée par la pointe de l'endocarpe.

     

Pigmentation du fruit avant maturité

 

À cet égard, on distingue trois types, le type nigrescens, le type virescens et le type albescens.

 

Type nigrescens

 

C'est le type le plus fréquent. Quelques jours après la fécondation, le sommet du jeune fruit commence à se colorer en violet foncé presque noir. Cette teinte résulte de la présence de deux pigments : la chlorophylle et l'anthocyane. À mesure de l'accroissement du fruit, la zone pigmentée s'étend de plus en plus vers le bas. Jusqu'au moment de la véraison, soit environ un mois avant la maturité, la partie inférieure du fruit reste généralement incolore. Entre cette zone et la partie violet foncé se dessine fréquemment une bande verdâtre qui s'efface généralement à maturité.

À l'époque de la véraison, alors que l'huile et ses pigments caroténoïdes se forment dans la pulpe, la coloration foncée de l'épicarpe disparaît, le fruit prend une teinte d'un rouge orange plus ou moins prononcé ; les fruits extérieurs gardent toutefois une calotte noirâtre.
Lorsqu'une inflorescence isolée au moment de l'anthèse est gardée en sac opaque jusqu'à la récolte, la chlorophylle ne peut se former par suite du manque de lumière ; à part le dessous du fruit, le reste offre une couleur lie de vin (anthocyane) ; à maturité, celle-ci reste uniquement présente dans la zone entourant les stigmates.

 

Type virescens

 

Celui-ci, assez rare (0,5 à 1 pour 10 000), se rencontre cependant dans tous les peuplements naturels africains. Il a également été observé dans les palmeraies subspontanées de l'État de Bahia. L'épicarpe ne renferme qu'un seul pigment, la chlorophylle ; l'anthocyane est complètement absente.

Le tout jeune fruit se colore en vert, tout d'abord au sommet puis sur presque toute sa surface. Au moment de la véraison, la drupe prend une couleur rouge orange ; néanmoins, le sommet des fruits extérieurs reste presque toujours verdâtre.

 

Chez un régime mis à l'abri de la lumière depuis l'ouverture des spathes, la chlorophylle ne pouvant se former, les fruits restent entièrement blanchâtres et prennent une teinte jaune crème à l'époque de la maturité. Il n'y a donc aucune trace d'anthocyane.

 

Le virescens ne présente aucun intérêt spécial quant à la qualité de son huile.

Type albescens

 

Alors que la majorité des Elaeis connus donnent une huile plus ou moins rougeâtre, due à la présence en quantité plus ou moins importante de carotène, certains palmiers produisent une huile qui en est presque complètement dépourvue, de coloration jaune or à ivoire, ce sont les albescens.

Avant maturité, la drupe est noire ou verte, de sorte qu'il existe des arbres à fruits nigrescens sans carotène à maturité (albo-nigrescens) et d'autres à drupes virescens pratiquement dépourvus de carotène au moment de la récolte (albo-virescens).

 

Les albescens sont très rares ; ils font défaut dans des zones entières. Au Congo, ils ont été observés au Mayumbe (Tshela). Dans cette région, les régimes des palmiers à fruits blancs ("sièla") sont réservés aux chefs et aux notables ; leur nombre y est cependant très faible.

 

Le caractère albescens est héréditaire (récessif et très vraisemblablement monofactoriel). Étant donné la facilité de décoloration des huiles, celle des palmiers albescens ne semble plus présenter grand intérêt.
Les quatre caractères étudiés sont héréditaires et se transmettent indépendamment les uns des autres. Il existe donc autant de types d'Elaeis qu'il y a de combinaisons possibles entre les diverses formes des caractères envisagés. La clef des 24 phénotypes possibles fait l'objet du tableau 9.1.1.

 

 

Tableau 9.1.1. - Clef des 24 phénotypes possibles de fruits d'Elaeis guineensis

 


Vu la très faible fréquence de certaines combinaisons des quatre caractères servant de base à la classification ci-dessus, il n'est pas étonnant que, parmi les 24 phénotypes cités, il en est qui n'ont jamais été signalés dans la nature. Ils peuvent néanmoins être obtenus par croisements artificiels. C'est ainsi qu'à Yangambi, au départ d'un poissoni nigrescens dura homozygote et d'un virescens pisifera lui aussi homozygote, il a été obtenu une descendance composée à 100 % de poissoni virescens tenera (150 individus).

 

Disposition des folioles sur le rachis

 

Chez la très grande majorité des Elaeis, les bases des folioles, parfaitement indépendantes les unes des autres, se contractent à leur niveau d'insertion en un bourrelet jaunâtre (type ordinaire).

En Afrique occidentale, on a signalé depuis longtemps l'existence d'arbres dont les folioles ne se séparent pas et forment des limbes entiers ou semi-entiers. Ce sont les idolatrica ("palmiers fétiches" ou "King palm"). Au Congo, de nombreux observateurs ont signalé la présence d'un autre type de feuille, confondu longtemps avec l'idolatrica. Contrairement à ce qui se passe chez ce dernier, les folioles sont indépendantes mais se distinguent du type ordinaire par le fait qu'elles ne se rétrécissent pas à leur base et que leur insertion sur le rachis de la palme s'effectue sur toute leur largeur. Alors que les folioles des feuilles adultes du palmier ordinaire se dirigent, plus ou moins alternativement vers le haut et vers le bas, on constate ici que, par suite de leur attache renforcée, toutes les folioles d'un même côté du rachis se situent pratiquement dans le même plan ; la palme reste dressée, ce qui donne à la couronne de l'arbre un port élancé caractéristique. Il a été proposé de désigner ce type spécial sous le nom de pseudo-idolatrica.

 

Il est intéressant de noter que ces trois types de feuilles sont complètement indépendants des caractéristiques présentées par le fruit. Si l'on tient compte, à la fois, des types de fruits et des types de palmes, on aboutit finalement à 72 (24 x 3) phénotypes possibles.

 

2 -  Système de reproduction

 

Inflorescences et fleurs

 

Tout comme le cocotier, le palmier à huile est monoïque. Tandis que chez Cocos nucifera, les fleurs mâles et femelles se rencontrent sur une même inflorescence, chez Elaeis guineensis elles sont portées sur des régimes différents.

Le palmier à huile, espèce à floraison continue, possède un bourgeon inflorentiel à l'aisselle de chaque feuille. Parfois, chez l'arbre adulte surtout, ce bourgeon peut avorter au cours de son développement. Les inflorescences formées se composent soit uniquement de fleurs mâles, soit de fleurs femelles, soit plus rarement de fleurs des deux sexes (inflorescences mixtes).

 

L'inflorescence de l'Elaeis, portée sur un pédoncule, est composée d'épis. Ceux-ci s'insèrent sur un rachis central, suivant un dispositif identique à celui des feuilles sur le stipe. Le tout est entouré de deux spathes (axe). Chacune d'elles correspond à la gaine d'une feuille dont le limbe n'est plus figuré que par la pointe de la spathe, généralement recourbée en forme de crosse.

 

Sur le rachis, chaque épi est sous-tendu par une bractée. En dessous du niveau d'insertion des épis les plus bas, le pédoncule porte un certain nombre de bractées, le plus souvent de six à dix. Parmi ces dernières, les deux inférieures, beaucoup plus longues, constituent les bractées sous-tendantes de l'ensemble des épis ; les autres correspondent à des épis avortés, simplement représentés par un bourrelet.

 

Le nombre d'épis est indépendant du sexe des fleurs qui y sont insérées. Il s'accroît avec l'âge et, pour un âge donné, constitue une caractéristique individuelle.

Inflorescences mâles

 

Le pédoncule est beaucoup plus allongé que celui des régimes femelles et, au moment de l'anthèse, les épis sont d'habitude entièrement en dehors des spathes.

 

Les épis sont de forme cylindrique ; l'axe, court et acuminé à son extrémité, porte, dans de petites alvéoles, les fleurs mâles sessiles, sous-tendues chacune par une bractéole terminée par une petite pointe. Les fleurs sont disposées sur l'épi suivant la même formule que les épis sur l'axe et les palmes sur le stipe. La longueur des épis augmente avec l'âge. Le nombre total de fleurs portées par chacun d'eux fluctue de 700 à 1 200.

De petite dimension, la fleur se compose, de l'extérieur vers l'intérieur, d'un périanthe de six pièces (tépales) disposées en deux verticilles, de six à onze étamines dont les filets sont soudés en tube à la base, et d'un gynécée tricarpellaire rudimentaire (Figure 9.2.1.). À noter qu'au moment de la maturité, la partie libre des filets s'allonge, ce qui permet le renversement des anthères.

 

Le nombre moyen de fleurs femelles par épi s'accroît avec l'âge et varie d'un individu à l'autre ; dans tous les cas, les épis centraux en comptent un nombre beaucoup plus grand (jusqu'à 20 à 30) que ceux de la base ou du sommet (12 ou moins). Les inflorescences de certains arbres adultes peuvent porter plus de 3 000 fleurs femelles.

 

Chaque fleur femelle sessile est flanquée latéralement de deux fleurs mâles accompagnatrices, minuscules et pédicellées, qui d'habitude avortent avant l'anthèse de la fleur pistillée 2. C'est donc un groupe trifloral qui se trouve à l'aisselle de chaque bractée (Beccari, 1914).

 

La fleur femelle comporte un ovaire tricarpellaire à trois loges, surmonté d'un stigmate sessile à trois lobes ; chaque loge renferme un ovule orthotrope. L'ovaire est entouré à sa base d'un androcée rudimentaire réduit à un anneau surmonté de six à onze petites proliférations pointues (vestiges de filets staminodiaux), dénommé couronne staminodiale. Le tout est entouré d'un périanthe de six tépales, lui-même renfermé entre deux bractéoles (Figure 9.2.3.).

 

 

Chacune des fleurs mâles accompagnatrices est constituée comme une fleur mâle normale ; l'une d'entre elles, celle située le plus vers l'extérieur du spadice, est protégée par une bractéole. Occasionnellement, deux fleurs femelles peuvent se former, au lieu d'une, entre les deux bractéoles (groupe quadrifloral).

 

Sur les extrémités des épines terminales de certains épis, fortement allongées par rapport aux autres, on observe parfois la présence d'une ou deux fleurs femelles, nettement extérieures à l'ensemble du régime. Elles se développent en fruits normalement constitués ; autrefois, ces derniers étaient désignés par certains planteurs du Congo sous le vocable "fruit en baïonnette".

Inflorescences mixtes

 

Les inflorescences mixtes ou hermaphrodites se rencontrent chez certains palmiers. Lorsqu'on passe d'une série mâle à une série femelle, les épis de la base (les premiers différenciés) sont mâles et les autres femelles. Dans l'éventualité contraire, les épis pistillés sont en dessous et les staminés au-dessus. À la jonction des zones mâle et femelle, il n'est pas rare de trouver des épis mixtes et sur ceux-ci, au niveau de transition des sexes, des fleurs typiquement hermaphrodites, à gynécée et androcée parfaitement fonctionnels.

 

Parfois aussi, au niveau des transitions de sexes, on observe des inflorescences d'apparence femelle mais qui, au lieu de porter des fleurs pistillées, se composent de fleurs mâles. La fleur femelle a avorté ; son emplacement est occupé par les deux fleurs mâles accompagnatrices qui se sont développées normalement.

 

Inflorescences andromorphes

 

Il s'agit d'inflorescences qui, lors de l'ouverture des spathes, ressemblent à s'y méprendre à des inflorescences mâles. Cependant, elles ne comportent que des fleurs femelles "groupées à la manière de fleurs mâles et enveloppées comme celles-ci". Ces fleurs, de petites dimensions, sont le plus souvent apocarpes et avortent très tôt. Ce type d'inflorescences, dénommées "andromorphes" par Beirnaert, est relativement rare et n'apparaît le plus souvent que dans le jeune âge.

Remarque : à partir de tous les primordiums floraux, on observe des organes mâles et femelles mais, de façon générale, les uns ou les autres restent rudimentaires ; la monoécie du palmier est donc de nature secondaire. Les sexes sont séparés dans le temps et dans l'espace ; par conséquent, l'allogamie est de règle.

 

Ratio sexuel

Le ratio sexuel s'exprime par le rapport du nombre d'inflorescences femelles à celui des inflorescences mâles ou par le rapport du nombre d'inflorescences femelles au nombre total d'inflorescences. Il présente de très fortes variations suivant l'âge, la variété ou l'origine du matériel considéré. On observe des différences sensibles d'une lignée à l'autre et entre palmiers d'une même descendance.

 

En Afrique, le ratio sexuel se montre le plus élevé pour les Elaeis originaires de la Côte-d 'Ivoire ( La Mé ). Il est quelque peu inférieur pour l'origine "Yangambi" et nettement moindre pour les introductions "Deli".

 

Dans une descendance déterminée, ce sont les pisifera qui offrent le rapport le plus élevé ; viennent ensuite les tenera et finalement les dura. À ce sujet, il a été observé, à Yangambi, sur de très jeunes descendances "tenera x tenera", les valeurs ci-après :

 

 

Le ratio sexuel varie au cours des saisons ; c'est une conséquence des modifications du métabolisme (rapport carbone/azote) dues en ordre principal aux fluctuations climatiques (pluviosité et lumière).

À noter que, lors de l'entrée en production, un trop petit nombre d'inflorescences mâles peut parfois entraîner une fécondation insuffisante résultant de la trop faible quantité de pollen disponible. Dans une telle éventualité, la pollinisation artificielle s'impose parfois.

 

3 - Histoire de l'amélioration du palmier à huile

 

Les premiers travaux de sélection du palmier à huile ont été entrepris aux Indes néerlandaises, il y a 3/4 de siècle. Les Belges au Congo, les Français en Côte-d'Ivoire surtout, puis les Anglais en Malaisie et au Nigeria ne tardèrent pas à suivre l'exemple des Hollandais. Tandis qu'en Extrême-Orient la sélection se pratiquait au départ du type dura, en Afrique on faisait généralement appel au type tenera.

 

Ci-dessous est brièvement résumée l'histoire de l'amélioration dans les pays précités.

 

Extrême-Orient

Indes néerlandaises

 

En 1848, quatre plants de palmier à huile ont été introduits à Java, au Jardin botanique de Buitenzorg (actuellement Bogor). Leur origine est quelque peu mystérieuse ; deux proviendraient soit de l'île de la Réunion (île Bourbon), soit de l'île Maurice (île de France) ; les deux autres auraient été expédiés par le Jardin botanique d'Amsterdam. Elaeis guineensis ne se rencontre, à l'état spontané ou subspontané, dans aucune des deux îles précitées ; il y aurait été introduit d'un endroit inconnu de l'Afrique occidentale, vers 1822. Il est permis de supposer que les plants de Maurice ou de la Réunion et ceux d'Amsterdam étaient issus de la même source via une de ces îles.

 

Les caractéristiques de ce matériel de départ sont mal connues. Les quatre palmiers sont considérés comme assez semblables quant à leur phénotype, mais deux seuls restent en vie et aucune donnée n'a été publiée concernant la composition de leurs régimes et de leurs fruits.

Durant 60 ans environ, les premiers arbres introduits servent uniquement à la production de plantes ornementales. En 1911, le Belge Adrien Hallet (ingénieur agronome de Gembloux) installe la première palmeraie industrielle sur la côte est de Sumatra. En trois ans, il établit quelque 2 900 ha au départ de semences récoltées sur les Elaeis d'une avenue de Deli ; ceux-ci sont reconnus non seulement comme plus productifs que ceux d'Afrique mais aussi comme donnant des fruits plus riches en huile.

Les extensions, freinées par la première guerre mondiale, reprennent par après et atteignent environ 35 000 ha en 1925. Elles ne cessent de croître par la suite ; à la veille de la seconde guerre mondiale, elles s'élèvent à près de 122 000 ha.

 

Les premiers travaux d'amélioration de la production en huile débutent en 1923. Ils sont entrepris, d'une part, par l'AVROS et, d'autre part, par les grandes compagnies de plantations.

 

La fécondation artificielle pratiquée entre individus choisis pour leur haute production donne naissance à une première génération plantée entre 1927 et 1933 ; elle est suivie de plusieurs autres. Ce travail réalisé uniquement sur du matériel dura aboutit, par consanguinité et épuration, à la fixation d'une race géographique, le dura "Deli".

 

Le "Deli" possède un type morphologique bien défini, fixé et parfaitement acclimaté aux conditions d'Extrême-Orient. L'arbre a un stipe trapu et une couronne décombante ; la feuille, au pétiole très large et épais à la base, présente une arcure aux deux tiers de sa longueur à partir du tronc. Le régime, peu épineux, porte de gros fruits dont la composition moyenne est approximativement la suivante : 60 à 65 % de pulpe, 30 % de coque et 10 % d'amande. Le "Deli" est donc un très bon dura. Son intérêt réside dans sa haute productivité en régimes et la haute teneur en huile de ceux-ci (jusqu'à 20 % d'huile sur régime contre 14 % pour les meilleurs dura africains spontanés).

À Sumatra, la sélection de "Deli" a abouti à des résultats très spectaculaires, favorisés, il est vrai, par les excellentes conditions climatiques et édaphiques de la côte est. En 1940, sur des dizaines de milliers d'hectares, on obtenait 3 t/ha d'huile ; certains champs généalogiques produisaient de 4,5 à 5 t/ha.

 

Il y a lieu de mentionner qu'à plusieurs reprises, du matériel africain a été introduit à Sumatra. En général, les semences importées provenaient d'arbres n'ayant donné lieu à aucun choix sérieux, aussi leurs descendances ne furent-elles pas retenues. Toutefois, une de ces introductions eut beaucoup plus de succès ; il s'agit de celle réalisée par l'AVROS en 1921-1922 et qui consistait en graines récoltées sur le fameux "Djongo" du Jardin botanique d'Eala (Congo), palmier tenera dont on reparlera.

Les semences de fécondations libres d'Eala furent plantées au Jardin de sélection de Sungei Pantjur. Parmi les fils des Djongo, un tenera bien connu, le SP540 dont le taux d'huile sur régime voisinait 24 % (moyenne de sept analyses), fut autofécondé. Les 123 palmiers ainsi obtenus furent plantés à Polonia en 1931. Sept d'entre eux furent choisis pour leur haute richesse en huile.

 

Il est intéressant de noter que la ségrégation en tenera, dura et pisifera, à laquelle l'autofécondation aurait dû donner lieu, n'a pas frappé les spécialistes de l'époque. Il est difficile d'admettre qu'il y ait eu un manque d'observations ; il est plus vraisemblable de croire en l'illégitimité de la fécondation. Ajoutons qu'en 1953, Pronk, étudiant la F 1 du SP540 autofécondé et la G 2 issue d'autofécondations et de croisements réalisés dans la F 1 du SP540, signale l'existence de dura remarquables et la présence de deux pisifera seulement, parmi les 123 individus examinés. Ce fait confirme le manque de rigueur de l'autofécondation et l'on est en droit de se demander si les sept arbres choisis, dont question plus haut, étaient réellement des "SP540 x SP540" ou, tout simplement, des croisements "SP540 x Deli".

 


Malaisie

L'Elaeis, en provenance d'Indonésie, est introduit en 1875 au Jardin botanique de Singapour ; néanmoins, l'établissement de grandes palmeraies ne débute qu'un demi-siècle plus tard. Ces dernières sont créées au départ de graines d'origine locale ou de graines importées de Sumatra, dans les deux cas de matériel Deli.

 

La sélection ne débute qu'en 1930. Les premières observations sont effectuées à la Station expérimentale centrale de Serdang ("Central Experiment Station of Serdang"). Par la suite, les grandes sociétés commencent, elles aussi, leur propre sélection ; comme à Sumatra, tous ces organismes ne travaillent pratiquement que le dura "Deli".

 

L'intérêt du tenera n'apparaîtra réellement que vers 1950.

 

Signalons qu'en 1952, Jagoe décrit deux palmiers, apparus dans les descendances Deli, caractérisés par la grosseur et la faible élongation de leur stipe (4 m de hauteur à 15 ans) ; ils sont connus sous le nom de "dumpy palms" ou palmiers nains. Un seul de ces arbres, le E206, a été retenu. Son autofécondation s'est révélée très uniforme du point de vue végétatif, les

publié par planete sans souffranc'es dans: AGRICULTURE
Mercredi 12 Septembre 2007

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Plantez des boutures de manioc de bonne qualité

Si vous utilisez uniquement des boutures de manioc de bonne qualité, vous pouvez augmenter le rendement de votre prochaine culture de manioc. Prenez bien en considération la bonne santé et l'âge de votre plante, l'endroit – sur la plante - où vous allez couper vos boutures, ainsi que la taille de la bouture. Le manioc est aussi connu sous le nom de manihot esculenta, cassave, mandioca, yucca et tapioca.

 

Si vous cultivez du manioc, vous savez qu'au moment de la récolte des racines, vous recommencez une nouvelle culture en coupant et en plantant des sections de la tige à partir de vos plantes parvenues à maturité. C'est ce que nous appelons des boutures. Dans le but d'obtenir une bonne récolte, il y a quelques conseils importants à savoir, au moment de choisir les boutures.

 

La santé des boutures de manioc

 

Tout d'abord, il vous faudra tenir compte de la santé du plant de manioc à partir duquel vous allez couper vos boutures. Bien entendu, il vaut mieux les prendre sur des plants de manioc en bonne santé. Si vous prenez des boutures sur des plantes malades, vous obtiendrez des plantes maladives. L'autre problème, ce sont les insectes. Alors, regardez attentivement, et ne prenez pas de boutures sur des plantes qui portent des marques d'insectes. Si vous remarquez des tâches blanches grisâtres et visqueuses sur les feuilles ou les branches, c'est sûrement la marque de l'un des pires insectes qui s'attaquent aux maniocs. Elles servent à protéger les oeufs des insectes.

 

Alors, ne prenez pas de boutures sur des plantes qui ont:

 

  • des feuilles plissées.
  • des feuilles tâchées.
  • des tiges ou des racines pourries.
  • des extrémités de branches fanées.  
  • des traces de coupures ou des tiges abîmées.
  • et ne prenez pas des boutures sur lesquelles il y a des oeufs ou des larves d'insectes.  

Ce sont les signes qui caractérisent les plantes malades ou infestées par des insectes. Les boutures coupées sur de telles plantes ne donneront rien de bon.

 

L'âge des boutures  

 

L'âge de la tige de manioc sur laquelle vous allez choisir une bouture est aussi important. Prenez vos boutures sur des plantes qui sont parvenues à maturité et qui donnent des tubercules bien développées: elles vous donneront de jeunes plants bien portants. Dans la plupart des cas, cela veut dire que vous devrez choisir des plantes âgées d'au moins 8 à 10 mois.

 

Où couper et quel endroit choisir pour les boutures

Maintenant vous allez décider où couper sur la plante pour avoir vos boutures. Vous pourrez obtenir un certain nombre de boutures sur une seule plante, et en général, les boutures prises près de la base et au milieu de la tige pousseront plus vite et donneront plus de tubercules que celles prises au sommet de la plante. Alors, si vous voulez obtenir de bonnes récoltes, coupez vos boutures sur les parties inférieures.

 

Maintenant vous allez vraiment couper les boutures. Il y a une certaine taille de bouture qui germera plus vite et aura plus de chances de produire davantage de tubercules. La taille idéale est de 20 à 30 cm (8 à 12 pouces) de longueur, et au moins 2 cm (3 quarts d'un pouce) d'épaisseur. La bouture devrait avoir de 5 à 7 noeuds. Et, encore une fois, vos boutures pousseront bien et vous donneront beaucoup de tubercules si elles ont 20 à 30 cm (8 à 12 pouces) de longueur, et au moins 2 cm (3 quarts d'un pouce) d'épaisseur, avec 5 à 7 noeuds sur la tige.

 

N'oubliez pas que la qualité de votre nouvelle culture de manioc dépendra directement de la qualité des boutures que vous sélectionnerez et planterez.

 

Récapitulons

 

  • Choisissez des plantes intactes, sans maladies ou insecte  
  • Choisissez des boutures qui ne sont ni coupées ni abîmées.
  • Prenez des boutures sur des plantes arrivées à maturité, qui ont donné des tubercules bien développées, et qui sont âgées de 8 à 10 mois
  • Prenez les boutures provenant de la base et du milieu de la tige
  • Faites des boutures de 20 à 30 cm (8 à 12 pouces) de long, épaisses d'au moins 2 cm (3 quarts d'un pouce), avec 5 à 7 noeuds sur la tige

Si vous suivez ces conseils, votre prochaine récolte de manioc devra être en bonne santé et productive, et vous donnera une bonne quantité de nourriture pour vous et votre famille, et aussi pour votre bétail.

 

 

 

 

publié par PLANETE SANS SOUFFRANCES dans: AGRICULTURE
Dimanche 09 Septembre 2007

Cacaoyer (Theobroma cacao)

Connaissance des végétaux - Aspect général

 

Le cacaoyer ou Theobroma cacao L. est exploité dans de nombreuses régions forestières tropicales humides pour la production de ses graines destinées à la fabrication du beurre de cacao et du chocolat.
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En cacaoculture, les cacaoyers peuvent provenir, comme ici, de semis. Le tronc est alors un axe vertical (axe orthotrope) ayant à son sommet une couronne de branches horizontales (axes plagiotropes) portant le feuillage. A l'âge adulte, ils peuvent atteindre une hauteur de 5 à 7 mètres.
aspectcacao.htm

Image cacaoyer-30195 (390939)
Dans une plantation, les cacaoyers peuvent également provenir, comme ici, de boutures. Si elles ont été prélevées sur les branches horizontales (axes plagiotropes) provenant de la couronne du cacaoyer, les plants qui se sont développés à partir de ces boutures ont des troncs qui gardent ce caractère plagiotrope. Les troncs de ces cacaoyers ne se sont donc pas développés verticalement.
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Le cacaoyer a la particularité de produire ses fleurs, et donc ses fruits, à même le tronc (la cauliflorie) et les branches adultes (la ramiflorie). Ce phénomène donne au cacaoyer son aspect très particulier. Les inflorescences sont réparties sur des coussinets floraux. Ces coussinets floraux portent à la fois fleurs et fruits à différents stades de développement.
inflocacao.htm
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Le cacaoyer a la particularité de porter ses fruits sur son tronc et sur ses branches (cauliflorie et ramiflorie). Ici, au sommet du tronc vertical (axe orthotrope) se trouve la couronne constituée par des axes horizontaux (axes plagiotropes) portant un feuillage persistant. En effet, le cacaoyer perd une feuille quand elle est vieille ou quand elle est devenue inutile par opposition aux plantes caducifoliées ou tropophiles qui perdent l'ensemble du feuillage notamment en fonction des saisons.
aspectcacao.htm
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Plantation ou verger de cacaoyers durant une vague de fructification appelée aussi "flush". Les fruits du cacaoyer ou cabosses ont des couleurs qui varient en fonction des variétés. Ces fruits contiennent les graines qui, après transformations, donneront le cacao marchand. Une plantation issue de semis atteint son plein rendement plus ou moins 6 à 7 ans après son installation.
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Connaissance des végétaux - Feuillage

 

Le cacaoyer porte un feuillage persistant sur les branches situées au sommet de son tronc. Le cacaoyer perd une feuille quand elle est vieille ou quand elle est devenue inutile : son feuillage est dit persistant par opposition aux plantes caducifoliées ou tropophiles qui perdent l'ensemble du feuillage notamment en fonction des saisons.
Image cacaoyer-26191 (I-cacao)

Le feuillage du cacaoyer apparaît par poussées successives. Les jeunes feuilles ont un aspect particulier : elles sont rougeâtres et tendres. La couleur peut cependant varier (vert pâle) en fonction des variétés.
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Le feuillage du cacaoyer apparaît par poussées successives. Les poussées foliaires se font par à-coups : elles sont appelées "flushes" de feuillaison. Quatre ou cinq flushes se produisent par an.
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Le feuillage du cacaoyer apparaît par poussées successives appelées "flushes" (4 ou 5 poussées par an). Les jeunes feuilles sont rougeâtres et tendres.
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Les jeunes feuilles du cacaoyer sont rougeâtres, tendres, flasques et pendantes. Leur couleur passe très vite à un brun plus soutenu.
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Lorsqu'elles sont exposées à la lumière, les jeunes feuilles perdent peu à peu leur aspect rougeâtre et passent par une couleur jaune avant de verdir.
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A la lumière, les jeunes feuilles qui prennent une coloration jaune avant de verdir sont encore flasques et pendantes.
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Lorsque les feuilles du cacaoyer ont atteint l'âge adulte elles sont épaisses, brillantes et coriaces et d'une longueur moyenne de 30 cm. Leurs limbes sont entiers et ont pris une couleur vert foncé.
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Selon la place occupée au sein de la couronne, la feuille adulte peut atteindre une longueur de 50 cm principalement si elle est fortement ombragée.
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Les feuilles sont alternes. Elles sont disposées de chaque côté de la tige à des hauteurs différentes, chaque noeud ne portant qu'une seule feuille.
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Les feuilles du cacaoyer sont composées d'un pétiole de 3 à 7 cm, d'un limbe entier d'une longueur moyenne de 30 cm et de deux petites stipules (non visibles ici) à la base du pétiole.
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Chaque feuille du cacaoyer est portée par un pétiole de 3 à 7 cm. A la base du pétiole on observe deux stipules.
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Les deux stipules qui garnissent la base du pétiole de chaque feuille apparaissent les premières. Ensuite les entre-noeuds (parties de tige qui séparent les feuilles) s'allongent et les feuilles se développent une à une.
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Chez le cacaoyer, le pétiole de la feuille est garni de deux coussinets moteurs ou articulations situés à la base du pétiole et à son sommet. Ces coussinets moteurs permettent à la feuille de bouger sous l'effet d'une stimulation lumineuse. On peut observer ici le coussinet situé au sommet du pétiole, à la base de la nervure principale du limbe de la feuille.
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Le limbe de la feuille est épais, brillant et coriace. Il est d'un vert soutenu à l'âge adulte et nervuré. L'activité photosynthétique de la feuille est optimum durant les premiers mois de son existence.
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Connaissance des végétaux - Croissance

 

Graine de cacaoyer avant germination : elle a été nettoyée, c'est-à-dire débarrassée de son mucilage.
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Graine de cacaoyer germée, quatre à six jours après le semis : la racine est déjà bien développée et l'hypocotyle (partie de l'axe de la plantule qui se trouve entre la racine et les cotylédons), en grandissant, pousse les cotylédons hors de terre et les amène à l'air libre et à la lumière. De ce fait, la germination de la graine de cacaoyer est qualifiée d' "épigée".
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L'hypocotyle exposé à la lumière a pris une coloration verte. Il a porté hors de terre les cotylédons. Pendant cette phase de germination, la plantule se nourrit des réserves contenues dans les cotylédons et cela jusqu'à l'apparition des premières feuilles.
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Le feuillage du cacaoyer apparaît par poussées successives appelées "flushes" (4 ou 5 poussées par an). Les jeunes feuilles sont rougeâtres et tendres. Les cotylédons peuvent être "portés" jusqu'à une hauteur de 5 à 7 cm au-dessus du sol. En s'ouvrant, ils déchirent le tégument qui les entourait. A ce stade, la plantule se nourrit encore des réserves contenues dans les cotylédons.
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L'ouverture des deux cotylédons d'une jeune plantule de cacaoyer laisse apparaître la tigelle (axe épicotylé) qui prolonge l'hypocotyle (non visible ici).
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L'ouverture des deux cotylédons d'une jeune plantule de cacaoyer a laissé apparaître la tigelle (axe épicotylé) qui prolonge l'hypocotyle. Cette tigelle se transforme en tige où se développent les premières feuilles dix à quinze jours après la germination.
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La tige qui porte les feuilles est un axe vertical que l'on appelle axe "orthotrope". Avec le développement de la tige et des feuilles, les cotylédons qui finissent par s'épuiser vont tomber. Les feuilles prennent alors le relais et nourrissent à leur tour le jeune plant. Les jeunes feuilles sont pendantes et flasques.
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C'est un bourgeon terminal, situé au sommet du jeune plant de cacaoyer, qui permet la croissance par poussées successives de l' axe vertical dit axe "orthotrope". Les feuilles qui se développent sur cet axe ou futur tronc sont alternes, c'est-à-dire qu'elles ne se font pas face mais sont disposées en spirale régulière.
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Le bourgeon terminal situé au sommet d'un jeune plant de cacaoyer permet la croissance par poussées successives de l'axe vertical dit axe "orthotrope". Deux stipules qui apparaissent les premières garnissent la base du pétiole de chaque feuille qui se développe ensuite. Puis, les entre-noeuds (parties de tige qui séparent les feuilles) s'allongent et les feuilles suivantes se développent une à une.
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La croissance de la tige (axe orthotrope) n'est pas continue, elle s'interrompt environ un an et demi après le semis : on parle de croissance définie. Le bourgeon terminal cesse toute activité et est remplacé par un "massif" de bourgeons (en moyenne 5 bourgeons) donnant chacun naissance à un rameau plus ou moins horizontal appelé "axe plagiotrope" : une couronne va ainsi se développer.
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Les branches du cacaoyer ou ramifications plus ou moins horizontales appelées "axes plagiotropes" se sont développées après l'interruption de la croissance verticale du tronc appelé "axe orthotrope" et ont formé une couronne.
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Sur le tronc du cacaoyer, de nouveaux rameaux peuvent apparaître : ils sont appelés "gourmands". Ils se développent chacun à partir d'un bourgeon axillaire situé à l'aisselle de feuilles. Ces rameaux sont également des axes orthotropes, leur croissance obéit aux mêmes règles que celles qui ont présidé à la croissance du tronc principal. Ces rameaux se développent principalement au collet c'est-à-dire à la base du tronc et au sommet de celui-ci, juste sous la couronne.
Image cacaoyer-25275 (5-arbre-feuille-fruit1)
Pour une meilleure visualisation, un cacaoyer a été débarrassé de ses feuilles. Des gourmands sont apparus sur son tronc. Une attention particulière sera portée à ceux qui apparaissent juste sous la couronne : on en choisira un qui servira à prolonger le tronc principal. Sa croissance obéissant aux mêmes règles que celles qui ont présidé à la croissance du tronc principal, il formera, en son sommet, une seconde couronne au-dessus de la première. Tous les autres gourmands seront éliminés ainsi que la première couronne du tronc principal pour élever la taille du cacaoyer si nécessaire.
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Gourmand (branche verticale à droite de l'image) qui s'est développé juste sous la première couronne du cacaoyer et qui a été conservé. Il va servir à prolonger le tronc principal et ainsi à former une seconde couronne en hauteur : il sera ainsi possible de prolonger le tronc, étage par étage.
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La première couronne formée lors de la première poussée végétative a été supprimée par une taille de formation. Bientôt, les cicatrices laissées par les branches plagiotropes supprimées ne seront plus visibles : l'axe orthotrope secondaire (gourmand) prolonge alors directement le tronc.
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Le cacaoyer, tel que schématisé ici, est constitué de plusieurs axes verticaux (orthotropes) superposés : un gourmand orthotrope (n°2) situé à la base de la première couronne a été sélectionné pour prolonger le tronc tandis que la première couronne a été taillée ou a disparu par manque de lumière. L'arbre adulte est donc composé de deux axes verticaux superposés formant le tronc au sommet duquel s'est développée une couronne. Un troisième axe orthotrope se développe et pourra être maintenu en fonction de la hauteur désirée.
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Le cacaoyer en plantation est donc toujours formé d'une couronne surmontant un tronc. Celui-ci est constitué d'un empilement d'orthotropes secondaires, tertaires, etc. sur l'orthotrope primaire issu de la tigelle.
Image cacaoyer-26192 (ca-stucture)
Le cacaoyer cultivé a donc la particularité de porter au sommet d'un tronc vertical (axe orthotrope) formé par un, deux, trois ou même quatre étages d'axes orthotropes, une couronne constituée d'axes horizontaux (axes plagiotropes) portant un feuillage persistant.
aspectcacao.htm
Image cacaoyer-26248 (68-feuille1)
 

Connaissance des végétaux - Bourgeon axillaire

 

En cacaoculture, les cacaoyers peuvent provenir, comme ici, de semis. Le tronc est alors un axe vertical (axe orthotrope) ayant à son sommet une couronne de branches horizontales (axes plagiotropes) portant le feuillage.
Image cacaoyer-30195 (390939)

Dans une plantation, les cacaoyers peuvent aussi provenir, comme ici, de boutures. Si elles ont été prélevées sur les branches horizontales (axes plagiotropes) provenant de la couronne du cacaoyer, les plants qu'elles ont fournis ont des troncs qui gardent ce caractère. Ces cacaoyers ne se sont donc pas développés verticalement.
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Dans une plantation, les cacaoyers provenant de boutures prélevées sur des branches verticales (axes orthotropes) issues de gourmands de cacaoyer ont des troncs qui gardent ce caractère orthotrope. Ces cacaoyers se sont donc développés verticalement.
aspectcacao.htm
Image cacaoyer-26248 (68-feuille1)
Sur le tronc orthotrope du cacaoyer provenant donc soit d'un semis, soit d'une bouture orthotrope, des gourmands, c'est-à-dire de nouveaux rameaux peuvent apparaître. Ces rameaux sont également des axes orthotropes, leur croissance obéit aux mêmes règles que celles qui ont présidé à la croissance du tronc principal. Ils se développent surtout au collet, c'est-à-dire à la base du tronc et à son sommet, juste à la base de la couronne.
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D'où vient un gourmand ? Sur le tronc ou axe orthotrope du cacaoyer, à l'aisselle de chaque feuille, entre les 2 stipules qui garnissent la base du pétiole, se trouve un bourgeon axillaire qui peut, s'il se développe, donner naissance à un nouvel axe orthotrope secondaire : le gourmand.
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Cicatrice foliaire surmontée d'un bourgeon axillaire sur un tronc de cacaoyer. Ce bourgeon, dit dormant car il est resté inactif, persiste après la chute de la feuille. Tout bourgeon axillaire sur l'axe orthotrope peut, s'il se réveille, développer un nouvel axe orthotrope dont la croissance obéit aux mêmes règles que celles qui régissent la croissance du tronc.
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Cicatrice foliaire surmontée d'un bourgeon axillaire sur une branche plagiotrope formant la couronne chez le cacaoyer. Ce bourgeon, dit dormant car il est resté inactif, persiste après la chute de la feuille. S'il se réveille, il pourra développer un nouvel axe horizontal. En effet, tout bourgeon axillaire sur un axe horizontal (plagiotrope) ne forme que des rameaux plagiotropes.
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Connaissance des végétaux - Système racinaire

 

Le système racinaire d'un cacaoyer provenant d'un semis s'organise autour d'un pivot central qui peut s'enfoncer jusqu'à deux mètres de profondeur, offrant ainsi un solide ancrage à la plante. Des racines latérales ont pris naissance sur la partie supérieure du pivot. Elles sont longues, sinueuses, ramifiées et se garnissent d'un chevelu qui explore l'horizon de surface, riche en éléments minéraux libérés par la décomposition de la litière. Ce système racinaire caractérise beaucoup d'espèces tropicales d'origine forestière.
aspectcacao.htm

Image cacaoyer-26233 (32-Rac1)

Lorsqu'un cacaoyer ne provient pas d'un semis mais d'une bouture, son enracinement est fasciculé : il ne possède pas de pivot et est formé de nombreuses racines. Cela provient du fait que son enracinement ne résulte pas du développement de la radicule (pivotante) d'un embryon mais d'un "cal" produit de manière plus anarchique par l'extrémité inférieure de la bouture.
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Connaissance des végétaux - Graine

 

La cabosse ou fruit du cacaoyer contient des graines. Une cabosse compte entre trente à cinquante graines enveloppées chacune d'une pulpe mucilagineuse (mucilage), épaisse et blanche. Ces graines sont imbriquées en rangées longitudinales qui correspondent aux loges originelles de l'ovaire.
cacaofruit.htm
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Coupe transversale d'une cabosse de cacaoyer montrant la disposition en étoile des graines dans cinq loges correspondant aux loges ovariennes. Ces graines sont entourées d'un mucilage mou et sucré.
cacaofruit.htm
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Cabosse ouverte montrant la disposition des graines entourées de leur mucilage mou et sucré. Les graines sont imbriquées en rangées longitudinales qui correspondent aux loges originelles de l'ovaire.
cacaofruit.htm
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Graines extraites d'une cabosse de cacaoyer entourées de leur mucilage.
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Graines de cacaoyer débarrassées de leur mucilage. Elles mesurent 20 à 30 mm de long, 12 à 16 mm de large et 7 à 12 mm d'épaisseur. Elles sont revêtues d'une coque mince résistante, nervurée et plus ou moins rosée provenant des téguments de l'ovule.
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Débarrassée de son mucilage, la graine du cacaoyer mesure 20 à 30 mm de long, 12 à 16 mm de large et 7 à 12 mm d'épaisseur. Elle est revêtue d'une coque mince et résistante à laquelle adhère, ici, encore un peu de mucilage blanc.
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Coupe longitudinale dans une graine de cacaoyer. Sous la coque protectrice, on découvre les cotylédons (feuilles primordiales) au nombre de deux, comme chez toutes les dicotylédones. Riches en huile et en matières nutritives et fortement plissés, ils sont destinés à nourrir la jeune plante qui va se développer. A l'intérieur de la graine, ils entourent la tigelle (future tige) et la radicelle (future racine).
graincacao.htm
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Les graines de cacaoyer destinées à l'industrie chocolatière sont traitées : elles sont appelées "fèves de cacao" ou "cacao marchand" après transformation (fermentation et séchage) par le cacaoculteur. Elles sont prêtes alors à être exportées vers les pays utilisateurs.
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Connaissance des végétaux - Floraison