Présentation

Dimanche 09 Septembre 2007

Bananier (Musa spp.)

Connaissance des végétaux - Aspect général

 

bananier - fruit

La banane est connue dans le monde entier par la banane "douce" ou "banane dessert" produite dans les pays du Sud et consommée partout. Elle ne représente cependant que 10 à 20 % de la production mondiale de bananes.
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bananier - fruit Le fruit comestible des bananiers cultivés est un fruit stérile : il ne contient que des graines avortées dans une pulpe sucrée. Son aspect légèrement anguleux est dû au fait que chaque banane est compressée par ses voisines, ce qui produit un certain écrasement et l'apparition de côtes appelées arêtes.
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banane - coupe
De l'extérieur du fruit vers l'intérieur, on observe une très fine pellicule lisse recouvrant un tissu épais et fibreux attenant à la partie extérieure de la pulpe, plus tendre que sa partie intérieure. Cet ensemble (la peau de banane) se détachant facilement, permet l'épluchage aisé du fruit.
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banane plantain
Les bananes "à cuire" dont la banane "plantain" ou "la plantain" sont une source de nourriture et de boisson très importante dans le Sud. Leur production est de loin supérieure à celle de la banane "douce". "La plantain" n'est qu'un sous-groupe, lui-même très diversifié, de bananes "à cuire".
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banabe - régime
Il existe de nombreuses espèces, variétés et formes de bananiers, qu'ils soient producteurs de bananes douces (bananes dessert) ou de bananes à cuire. Les bananes plantains, comme ici, sont des bananes à cuire. Les plantains ne font pas exception à la plupart des principes qui président à la croissance et au développement du bananier.
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banane - alcool Dans les pays du sud, la banane est utilisée sous toutes sortes de formes et notamment comme base alimentaire. Elle est également utilisée, comme ici, en tant que matière première dans la production de boissons (bières et alcools) plus ou moins artisanales en fonction des contrées. Ceci fait du bananier une culture tropicale circumterrestre répondant à de multiples besoins.
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bananier - plantation Les bananiers peuvent être cultivés en plantations industrielles notamment lorsqu'il s'agit de produire de la banane d'exportation, banane douce bien connue dans le monde entier.
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bananiers La culture du bananier fait également partie de la vie de tous les jours d'une grande partie des populations des pays chauds qui consomment la banane sous bien des formes. Le bananier fait donc partie intégrante de toute une série de systèmes agraires depuis la culture dite de case jusqu'à l'agriculture de plantation. Il fait donc autant partie des cultures vivrières que des cultures de rentes.
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bananier - plantation En Afrique, le bananier est souvent cultivé à proximité de l'habitat, en mélange avec toute une série de plantes utilitaires. Il fait partie de l'environnement immédiat de la maisonnée. C'est un des éléments importants de la polyculture qui caractérise l' "agriculture de case".
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bananier - plantation Le bananier s'adapte également à de nombreux systèmes agraires. Ici en "cultures en couloirs", il est cultivé entre deux haies de plantes améliorantes et forme lui-même une couverture du sol peu négligeable.
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bananier - ombrage Le bananier est souvent utilisé comme ombrage temporaire dans d'autres plantations. Ici, les bananiers ombragent légèrement de jeunes cacaoyers qui, par la suite, produiront un auto-ombrage suffisant à leur développement.
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bananier - ombrage Le bananier est souvent utilisé comme ombrage temporaire dans d'autres plantations.
Ici, les bananiers ombragent légèrement de jeunes cacaoyers qui, par la suite, produiront un auto-ombrage suffisant à leur protection et à celle du sol.
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L'ombrage des bananiers plantés à grand écartement est facilement contrôlable. En effet, l'ablation des feuilles encombrantes est aisée. De plus, leur enracinement particulier n'entre pas en concurrence avec celui des plantes qui l'avoisinent comme c'est le cas lorsqu'ils sont cultivés avec de jeunes cacaoyers qui exigent, à l'état jeune, un ombrage bien conduit.
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Les bananiers peuvent être considérés comme des herbes géantes qui peuvent atteindre 8 m de hauteur.
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bananier - feuille A l'état jeune, les bananiers présentent de grandes feuilles entières dont les bases ou gaines, imbriquées les unes dans les autres, forment un faux-tronc.
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bananier - feuille Les feuilles de bananiers adultes se lacèrent en suivant des zones de moindre résistance perpendiculaires à leur nervure centrale, ce qui leur donne un aspect particulier.
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bananier - plantation Le bananier quel qu'il soit, peut être cultivé de manière intensive. La bananeraie est considérée comme une culture pérenne alors que le bananier, en tant qu'individu isolé de sa souche, n'est pas une plante pérenne car il disparaît après avoir produit ses fruits. Cependant la souche dont il provient, produit des rejets faisant de chaque "touffe" de bananier un élément récurrent.
musaplant2.htm

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bananier - rejet Le bananier se reproduit par rejets de souche qui, séparés du plant-mère et transplantés, peuvent servir de matériel de plantation. Certains de ces rejets peuvent être maintenus et pérenniser ainsi une plantation préexistante après la mort du plant-mère.
musaplant2.htm
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La bananeraie ne demande pas d'ombrage, le bananier étant une plante héliophile. Il aime les sols profonds et bien alimentés en eau mais également bien drainés.
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bananier - inflorescence Une tige florifère puis fructifère, portée par une hampe florale, émerge du sommet du bananier après que celui-ci ait produit un certain nombre de feuilles, nombre variant en fonction des espèces et des variétés. Les bananes sont portées à la base de cette tige, juste au-dessous de la crosse que forme cette hampe florale. Elles sont suivies d'une zone stérile du rachis à l'extrémité duquel un bourgeon ne fournit souvent que des fleurs mâles cachées par des spathes colorées.
musaplant3.htm
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bananier - inflorescence De l'évasement formé par les pétioles des dernières feuilles produites, émerge une hampe qui forme une crosse (1) et dirige l'ensemble de l'inflorescence vers le bas. Cette hampe est prolongée par un rachis dont les premiers noeuds portent les bananes (2). Les noeuds suivants ne portent que des fleurs dites mâles, généralement caduques (3) laissant après leur chute un rachis dénudé. Un bourgeon terminal (4) perpétue ce développement du rachis et cache les fleurs mâles sous des spathes colorées qui, sitôt après leur apparition, fanent et tombent.
musaplant3.htm

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Connaissance des végétaux - Feuille et faux-tronc

 

Le bananier est une herbe géante de 1 à 8 m de hauteur qui se développe sur les renflements d'une tige souterraine très ramifiée. Ces renflements appelés improprement "bulbes" émettent des racines, des feuilles et, en phase de floraison-fructification, une tige florifère et fructifère émergeant au sommet du cylindre formé par les gaines foliaires imbriquées les unes dans les autres et formant un faux-tronc.
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La feuille du bananier est composée d'une gaine, d'un pétiole et d'un limbe traversé sur toute sa longueur par une nervure centrale. Le limbe peut atteindre une longueur de 2 m, voire plus et une largeur allant de 30 à 60 cm.
musafeuil.htm
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Les feuilles prennent naissance sur le bulbe. Ici, un quartier de bulbe (main gauche de l'opérateur) porte les bases d'une série de feuilles (main droite de l'opérateur). En fait, le bulbe est une tige court-nouée produisant des feuilles de l'extérieur vers le centre du bulbe au fur et à mesure de la croissance de celui-ci.
musatige.htm

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Les gaines foliaires, sur toute leur longueur, soit du bulbe jusqu'à la base du pétiole, sont imbriquées les unes dans les autres pour former le faux-tronc, c'est-à-dire un cylindre.
musacoupe.htm

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Après la feuillaison, le centre du cylindre, formé par les gaines des feuilles, sera occupé par la tige florifère provenant du développement du sommet du bulbe.
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Les toutes premières feuilles ont un limbe réduit et des gaines foliaires plus développées qui s'imbriquent déjà les unes dans les autres pour former le faux-tronc. Ces gaines s'écarteront les unes des autres par la poussée des nouvelles feuilles au coeur du cylindre qu'elles forment progressivement.
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Tout au cours de la phase végétative du bananier, l'une après l'autre, les nouvelles feuilles émergent du cylindre produit par l'emboîtement des gaines des feuilles précédentes. Chaque limbe de feuille se présente d'abord enroulée sur lui-même : c'est le "cigare".
musatige2.htm
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Les limbes s'épanouissent en se déroulant mais les gaines restent emboîtées les unes dans les autres pour former le faux-tronc.
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Le limbe de la feuille précédente qui s'est déroulé laisse apparaître le "cigare" de la feuille suivante encore enroulé sur lui-même.
musatige2.htm

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Au fur et à mesure de la croissance du bananier, les feuilles qui apparaissent tour à tour sont plus grandes et plus vigoureuses.
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Les feuilles se succèdent ainsi en formant une spirale centripète qui se développe dans le sens inverse à celui des aiguilles d'une montre.
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Le limbe est porté par une nervure centrale qui prolonge le pétiole. De part et d'autre de la nervure centrale, des rayures presque perpendiculaires à celle-ci, marquent des zones de moindre résistance. Au fur et à mesure du développement de la feuille, celle-ci se déchirera en suivant ces rayures.
musafeuil.htm
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En grandissant et en se déployant, les limbes qui peuvent atteindre 2 m de long, se déchirent. Les déchirures, perpendiculaires à la nervure centrale, suivent les lignes de moindre résistance au vent, au poids et aux intempéries.
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Les pétioles dégagent du faux-tronc les limbes qu'ils portent.
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Le "faux-tronc"du bananier a donc été formé par les gaines des feuilles imbriquées les unes dans les autres, feuilles ayant pris naissance sur un bulbe, tige court-nouée. Ce bulbe, durant cette phase végétative, émet également des rejets (ici, un rejet,à gauche du plant-mère).
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Le faux-tronc atteint sa taille maximale à la fin de la phase végétative (production de feuilles et de rejets), au moment où le sommet du bulbe commence à produire non plus des feuilles mais une tige florale. La durée de la phase végétative est un caractère variétal.
musamont.htm

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Au sein du faux-tronc ainsi formé, un bourgeon florifère, poussé par la tige florale, se développe et monte dans le cylindre.
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Connaissance des végétaux - Bulbe

 

Les bananiers se développent sur les renflements d'une tige souterraine ramifiée. Une telle tige est appelée rhizome. Ces renflements portent improprement le nom de "bulbe". Les bulbes peuvent se ramifier et engendrer des bulbes secondaires : "fils", "petit-fils", etc. Ceux-ci produiront de jeunes bananiers en tous points identiques au plant-mère dont ils proviennent.
musabulb.htm
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Le bulbe est un renflement de la tige souterraine émettant des racines, des rejets, des feuilles et, en phase de floraison-fructification, une tige aérienne florifère et fructifère, émergeant au sommet du cylindre (faux-tronc) formé par les gaines foliaires imbriquées les unes dans les autres.
musaplant4.htm

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Le "bulbe", partie de ramification renflée de la tige souterraine ou rhizome, peut produire une souche émettant ses propres ramifications qui forment leurs propres bulbes et donc des rejets au départ de bourgeons axillaires. La base des bulbes produit des racines.
musabulb.htm

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Le "bulbe" porte d'abord des feuilles souterraines, réduites à des écailles ou bractées qui se recouvrent les unes les autres. Elles sont coriaces, de couleur brune et brillante et cachent des bourgeons axillaires que l'on peut deviner ici par les boursoufflures qu'ils provoquent. Ces bourgeons se développent en petits oeilletons (O) et ces oeilletons se développeront en rejets. D'autres bourgeons peuvent fournir des ramifications.
musabulb.htm

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Débarrassé de sa partie corticale composée d'écailles et de bourgeons plus ou moins développés, le "bulbe" du bananier laisse apparaître les cicatrices laissées par ses structures foliaires souterraines. A sa base, apparaît un énorme tissu de réserves qui constitue le point de départ de l'enracinement.
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L'intérieur du bulbe est une masse riche en réserves accumulées. Le bulbe lui-même fait partie de la tige souterraine en tant que ramification renflée de celle-ci.
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Un quartier du sommet d'un bulbe prélevé à la base du bananier montre bien qu'en cet endroit un bourgeon terminal (apical) a produit une tige très court-nouée. Ce bourgeon terminal produit des feuilles (on voit ici la base des gaines) de manière centripète (de l'extérieur vers le centre) au fur et à mesure de la croissance de ce bourgeon apical.
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Le bulbe change de fonction selon que le bananier se trouve en phase végétative (production de feuilles et de rejets) ou qu'il se trouve en phase fructifère (production de fleurs et de fruits). Dès que la phase fructifère commence, elle "détourne" toute l'énergie du plant à son profit et l'utilise à faire monter le bourgeon terminal du bulbe dans le faux-tronc constitué de gaines de feuilles imbriquées les unes dans les autres. La production de feuilles, de racines et de rejets de ce bulbe s'arrête : c'est la montaison.
musamont.htm

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Le bourgeon florifère, poussé par la tige, se développe et monte dans le cylindre formé par l'emboîtement des gaines foliaires. Chez le bananier, la montaison met fin à la végétation et constitue le premier stade de la floraison-fructification.
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Les rejets émanent du bulbe du pied-mère. La plupart sont prélevés au fur et à mesure de leur apparition pour ne pas entrer en concurrence avec le bananier-mère qui doit produire son régime de bananes avant de mourir. Les réserves du bulbe doivent en effet être consacrées à la production de fruits. Certains rejets par contre sont conservés et, lorqu'ils ont atteint 40 à 50 cm de hauteur, peuvent être utilisés comme matériel de plantation assurant ainsi la pérennité de la bananeraie.
musaplant4.htm

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Connaissance des végétaux - Régime

 

Une tige florifère puis fructifère, portée par une hampe florale, émerge du sommet du bananier. Les bananes sont portées à la base de cette tige, juste au-dessous de la crosse que forme cette hampe florale. Elles sont suivies d'une zone stérile du rachis à l'extrémité duquel un bourgeon ne fournit souvent que des fleurs mâles cachées par des spathes colorées.
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De l'évasement formé par les pétioles des dernières feuilles produites, émerge une hampe qui forme une crosse (1) et dirige l'ensemble de l'inflorescence vers le bas. Cette hampe est prolongée par un rachis dont les premiers noeuds portent les bananes (2). Les noeuds suivants ne portent que des fleurs dites mâles, généralement caduques (3) laissant après leur chute un rachis dénudé. Un bourgeon terminal (4) perpétue ce développement du rachis et cache les fleurs mâles sous des spathes colorées qui, sitôt après leur apparition, fanent et tombent.
musaplant3.htm

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La coloration du bourgeon terminal à l'extrémité du rachis est due aux couleurs vives des bractées qui recouvrent les fleurs mâles. Une bractée est soulevée ici pour mettre à jour un "bouquet" de ces fleurs : on parle d'une main. La main est composée de fleurs étroitement serrées les unes contre les autres. Elles sont insérées à l'aisselle de la bractée. Chaque fleur est un doigt de la main.
musabourg.htm

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Les bananes proviennent du développement parthénocarpique (sans fécondation préalable et donc sans formation de graines) des ovaires des fleurs femelles apparues sur la partie supérieure du rachis, juste après la crosse que forme la hampe florale. Ces fleurs sont regroupées en "mains" à l'aisselle de bractées caduques. En grandissant, les bananes se recourbent progressivement vers le haut.
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Les bananes se recourbent vers le haut en se développant et perdent souvent les différentes pièces florales situées au-dessus de chaque ovaire qui s'est développé en fruit.
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Chaque fruit comestible est un ovaire qui se développe mais dont les ovules avortent. L'ovaire, lui, s'épaissit et s'élargit tout en s'allongeant. La pulpe qui se forme peu à peu est d'abord composée de grandes cellules bourrées d'amidon, amidon qui disparaît progressivement en se transformant en sucres. Dans l'axe, quelques faisceaux conducteurs assurent la nutrition de l'ensemble du fruit.
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Débarrassé du "bourgeon" mâle et de la partie du rachis "stérile", le régime est un ensemble de mains de bananes. Les régimes sont mûris après cueillette.
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La sexualité chez les plantes - Montaison

Le faux-tronc, constitué des gaines des feuilles imbriquées les unes dans les autres, atteint sa taille maximale à la fin de la phase végétative, au moment où le sommet du bulbe commence à produire non plus les feuilles mais une tige florale : c'est le début de la montaison initiant ainsi la phase générative. Celle-ci se poursuivra jusqu'à la mort du plant. Le temps mis pour atteindre cette phase, le nombre et la taille des feuilles alors formées sont des caractères variétaux.
musamont.htm

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La croissance de la tige florale est d'abord lente pour s'accélérer par la suite. En son sommet se différencie peu à peu un bourgeon florifère.
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Le faux-tronc du bananier est composé des gaines des feuilles emboîtées les unes dans les autres. Elles forment ainsi un cylindre dont le centre est occupé par les jeunes feuilles en croissance pendant toute la période végétative puis par la tige florifère qui s'y fraie un chemin. Jeunes feuilles et tige florifère exercent une pression et repoussent les gaines plus anciennes qui coulissent les unes sur les autres.
musasection.htm

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En cours de montaison, la tige florale qui porte en sommet le bourgeon florifère, se fraye un chemin au coeur du faux-tronc. En exerçant, par sa croissance et son développement, une pression latérale, elle oblige les gaines du faux-tronc à lui faire place, en coulissant les unes sur les autres.
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Dès le début de la montaison et durant toute celle-ci, le bourgeon florifère se différencie au sommet de la tige en croissance qui le pousse vers le haut.
musamont.htm

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Le bourgeon florifère, tout en se frayant un chemin au coeur du faux-tronc, se différencie. Il forme ainsi peu à peu les futurs organes floraux. Cette différenciation qui accompagne la montaison dure plus ou moins 100 jours en fonction des variétés et des conditions écologiques. Il existe encore à l'intérieur du faux-tronc 10 à 12 feuilles en formation au début de la montaison ; ces feuilles ont été émises par le bulbe avant celle-ci.
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Le bourgeon florifère qui se différencie au sommet de la tige en croissance devient très vite ovoïde et acuminé (il se termine en pointe). Il est relativement étroit et peut ainsi se frayer un passage au coeur du faux-tronc.
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Le bourgeon florifère enserré par le faux-tronc se développe et augmente de volume en cours de montaison. Les pressions exercées par le bourgeon, vers le haut et latéralement, sont importantes et permettent à la fois sa croissance (différenciation) et son cheminement vers le sommet du faux-tronc.
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Au coeur du faux-tronc déjà, le bourgeon présente, sous des bractées qui les masquent (ici une bractée ou "spathe" a été enlevée), des ensembles de fleurs en formation : ce sont des "mains". Chaque "doigt" d'une "main" est une fleur. Les fleurs d'une main sont disposées côte à côte sur de légères excroissances du rachis, les coussinets.
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Dans le bourgeon à l'intérieur du faux-tronc, les fleurs sont disposées chacune sur un coussinet (1), excroissance du rachis. A la base de chaque fleur, on observe l'ovaire (2). L'ovaire de chaque fleur femelle développera un fruit. Les ovaires sont surmontés des pièces florales (3) (tépales, étamines, pistils).
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Après une centaine de jours de montaison, la jeune inflorescence émerge de l'évasement formé par les gaines des dernières feuilles produites.
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Chez la plupart des variétés, la jeune inflorescence à peine sortie du faux-tronc ne reste pas érigée. La tige forme une hampe qui se courbe par géotropisme et sous l'effet du poids du bourgeon.
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Le bourgeon florifère est constitué d'une série de "mains" de fleurs en formation insérées sur un rachis et séparées les unes des autres par des spathes elles-mêmes en croissance. Ces spathes se colorent vivement.
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La sexualité chez les plantes - Fleurs femelles

A la fin de la montaison, chez la plupart des variétés, le bourgeon porté par la tige florale ne reste pas érigé. En effet, la tige, à la sortie du faux-tronc, forme une hampe qui se courbe par géotropisme et sous l'effet du poids du bourgeon. Ce bourgeon contient à sa base des fleurs femelles et à son sommet des fleurs mâles toutes implantées sur un rachis ou axe central qui s'allonge progressivement. Le tout est caché par des bractées violacées, imbriquées les unes dans les autres.
musaplant4.htm
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Les spathes ou bractées du bourgeon se soulèvent les unes après les autres découvrant successivement des ensembles de fleurs ou "mains". Les premières mains qui apparaissent ainsi sont des mains "femelles" : leurs fleurs hermaphrodites mais stériles développent cependant leur ovaire en fruit (parthénocarpie). Les spathes qui sous-tendent chacune de ces mains fanent et tombent généralement.
musabourg.htm
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Le bourgeon produit d'abord des mains femelles en nombre variable selon les variétés (une douzaine en moyenne). Pendant ce temps, le rachis s'allonge tandis que les unes après les autres, en commençant par celles de la base, les spathes se soulèvent et découvrent ces "mains" de fleurs dont les ovaires très développés se transforment en fruits. Spathes et mains forment autour du rachis la même spirale que les feuilles sur le bulbe.
musabourg.htm
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Chaque main "femelle" est formée d'un ensemble de fleurs. Chaque fleur est appelée "doigt". Les fleurs femelles présentent un ovaire très développé (la future banane), surmonté des autres pièces florales qui, très vite, se fanent mais persistent au sommet de l'ovaire.
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Ici débarrassée de la spathe caduque qui la recouvrait, la main femelle est composée d'une vingtaine de "doigts" répartis sur deux rangées imbriquées l'une dans l'autre. Chaque doigt prend naissance sur un coussinet formé par le rachis. Le nombre de doigts varie avec les variétés, la situation sur le rachis et les conditions du milieu. Les ovaires se présentent d'abord droits et dirigés vers le bas. Ils sont surmontés des autres pièces florales.
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Le bourgeon, dont on voit ici l'extrémité, continue sa progression tête en bas, en s'amincissant quelque peu au fur et à mesure que se développent et s'ouvrent une à une les bractées ou spathes. Les bractées sont caratérisées par leur couleur, leur nervuration parallèle et la pruine blanchâtre qui les couvre.
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Les spathes fanent et tombent généralement les unes après les autres au fur et à mesure de leur ouverture. Le "bourgeon terminal" continue de faire croître le rachis en direction du sol. Le nombre de mains "femelles" formées varie. Il peut atteindre la douzaine par bananier. Puis viennent des mains mâles, caduques, qui laissent,après leur chute, des coussinets dénudés sur le rachis.
musabourg.htm
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A la chute de la spathe qui la recouvrait, la main est composée d'une vingtaine d'ovaires (ce nombre varie selon les variétés et les conditions). Les ovaires, ici encore dirigés vers le bas, sont garnis chacun en leur sommet (bas de l'image), de tépales, d'anthères ou de staminodes et d'un style.
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Les caractères de la fleur comme la teinte et la taille des tépales, la fertilité ou la stérilité des anthères et la forme du style varient avec les espèces et les variétés.
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La fleur femelle ou "doigt" d'une "main" est composée à la base d'un ovaire (1) très développé, la future banane, surmonté d'un style souvent persistant se terminant en massue (2). Il est entouré des autres pièces florales (3) qui, chez certaines variétés, se fanent très vite, sans toutefois se détacher spontanément de l'ovaire.
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Le style (1) souvent persistant, s'épaissit et se développe quelque peu durant la croissance de la banane chez certaines espèces. Il reste entouré des autres pièces florales (2) qui, elles, fanent sans tomber pour autant.
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En son sommet l'ovaire (1) est surmonté de cinq tépales dont quatre sont longuement soudés (2) et un est libre (3) entourant cinq étamines fertiles (4) ou des staminodes et un style (5).
musaff.htm
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Le bourgeon, après avoir produit une série de mains "femelles" sur lesquelles les ovaires des fleurs se transforment en bananes, poursuit sa progression vers le bas. Les spathes continuent à se relever une à une, ne découvrant plus alors que des mains dont les doigts ne se développent pas en fruits et tombent.
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Après avoir produit une série limitée de mains femelles (bananes) (1) puis une longue série de fleurs mâles généralement caduques qui laissent le rachis à nu (2) après leur chute, le bourgeon (3) continue sa progression vers le bas. Pendant ce temps, les bananes se sont redressées, se sont recourbées vers le haut et mûrissent.
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Les bananes, qui sont les ovaires non fécondés (parthénocarpie), grandissent et s'épaississent en gardant extérieurement des traces de leur étroite juxtaposition dans la main. Elles prennent une forme qui chacune caractérise la variété ou l'espèce. En s'arquant vers le haut, les ovaires les plus proches du rachis s'en éloignent tandis que les ovaires de la rangée extérieure, s'en rapprochent.
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banane - coupe En coupe transversale, on retrouve dans la banane qui est l'ovaire d'une fleur femelle, la division en trois carpelles contenant de minuscules ovules non fécond&
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