Présentation

Lundi 03 Septembre 2007

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BUT DE LA CULTURE

 

 

La patate douce est cultivée pour ses tubercules qui servent d’alimentation pour l’homme. On peut les préparer de très nombreuses façons : bouillis, frits, cuits sous la cendre. On peut aussi les consommer crus. Certaines variétés sont riches en amidon. Les tiges et les feuilles ont un grand intérêt pour les animaux comme fourrage vert ou comme fourrage sec.

 

 

GENERALITES

 

 

Cycle de la patate :

 

 

-        Variétés locales : 5 à 6 mois

 

 

-        Variétés améliorées : 3 à 4 mois

 

 

-        Altitude : 0 à 2000m

 

 

-        Se développe bien sur sols meubles et profonds.

 

 

PREPARATION DU SOL

 

 

La période la mieux indiquée pour la  mise en terre est celle de juillet-août.

 

 

Faire des buttes ou des sillons bien épais.

 

 

-        Matériel de la plantation : bouture de 30 cm de longueur.

 

 

PLANTATION

 

 

La culture de la patate se fait sur des billons de 75 cm de large d’une hauteur d’au moins 30 cm. Laisser 15 cm de chaque côté du billon lors de la mise en terre des boutures ; ceci évite aux tubercules de pousser en dehors du billon et d’être blessés lors des opérations de sarclage. En outre, ça évite aussi aux tiges d’envahir les sillons et de rendre difficile toute opération champêtre. C’ est le système dit de « planting à plat ». La patate est peu exigeante, l’utilisation du compost ne lui serait que bénéfique. Toutefois, la culture est impossible sur un sol argileux. Il faut un sol léger.

 

 

-        La mise en place se fait par bouturage de fragments de tige de 30 à 40 cm portant 3 à 4 bourgeons.

 

 

-        On compte 30.000 boutures par hectare espacées de 30 à 40 cm sur la ligne et 1 à 1,5 cm entre les lignes

 

 

-        Les boutures doivent être prélevées sur des plants sains (exempts de viroses)

 

 

-        Les feuilles sont supprimées sur 2 nœuds (partie à enterrer)

 

 

-        Les boutures seront disposées obliquement. Par emplacement, on peut mettre 1 à 3 boutures. Avec 3 boutures, le sol est couvert plus rapidement et on n’a pas à faire de remplacement

 

 

-        Enfouir les 2/3 de bouture dans le sol et situer à 10 cm du sol.

 

 

ENTRETIEN

 

 

L’entretien se limite de 2 à 3 sarclages en début de végétation.

 

 

FUMURE

 

 

La fumure organique enfouie lors de la préparation du sol donne de bons résultats.

 

 

RECOLTE ET CONSERVATION

 

 

Récolte : pour une bonne conservation des tubercules, la récolte doit être effectuée avec précaution. Elle doit se faire au moment où les tiges et les feuilles commencent à jaunir. Suivant les variétés, ce stade se produit entre 4 à 7 mois après la mise en place.

 

 

-        Variétés améliorées : après 4 à 5 mois

 

 

-        Variétés locales : après 6 à 7 mois

 

 

Conservation :

 

 

-        2 à 3 mois pour les tubercules sains

 

 

-        Etaler les tubercules sains sur un endroit sec, ventilé ou sur une étagère.

 

 

RENDEMENTS ESCOMPTES

 

 

Les rendements en culture traditionnelle sont de l’ordre de 4 à 10 tonnes à l’hectare.

 

 

Ils peuvent atteindre 45 à 50 tonnes à l’hectare en respectant les techniques culturales et avec une fumure organique convenable.

 

 

CULTURE

 

 

Variétés : - variétés locales répandues – variétés améliorées.

 

 

Variétés améliorées

 

 

Longueur du cycle

 

 

Zones de culture

 

 

Nombre de récolte/an

 

 

TI B1

 

 

3-4 mois

 

 

Toutes les zones de culture basse et haute altitude (Ouest)

 

 

2

 

 

TIS 2496

 

 

3-4 mois

 

 

Basse altitude sols riches (Sud – Sud-ouest et Littoral seulement

 

 

2

 

 

1112

 

 

3-4 mois

 

 

Moyenne et haute altitude (Ouest)

 

 

2

 

 

 

 

MALADIES ET ENNEMIS

 

 

Causes

 

 

symptômes

 

 

Lutte

 

 

Charançon (cylos)

 

 

Galeries dans les tubercules ou les tiges

 

 

-         Rotation culturale

 

 

-         Destruction des gomes après récolte

 

 

-         Pulvériser les feuilles avec de l’Aldrine

 

 

Nematools

 

 

Trous sur les tubercules

 

 

-         Récolte des œufs groupés

 

 

-         Eviter de semer en saison sèche

 

 

-         Pulvériser les feuilles avec l’Aldrine

 

 

 

 

TRANSFORMATION DE LA PATATE DOUCE EN FARINE

 

 

La transformation de la patate douce en farine pour la fabrication du pain est une technique simple dont le procédé n’est pas coûteux. Le produit obtenu est sucré. Il contient plus de calories que les farines de céréales habituelles.

 

 

Pour obtenir de la farine à partir à partir des tubercules de la patate douce, il faut procéder comme suit :

 

 

-        Laver soigneusement les tubercules et les éplucher

 

 

-        Les découper en lamelles (tranches) fines appelées chips pour permettre un séchage rapide

 

 

-        Les sécher ensuite au soleil jusqu’à ce que les chips soient complètement secs

 

 

-        Les concasser pou en réduire la grosseur

 

 

-        Les faire moudre (écraser) dans un moulin à marteau pour obtenir la farine blanche. Le taux de transformation est de 20%, c’est-à-dire pour avoir 1kg de farine, il faut prévoir environ 4 à 5 kg de patate douce fraîche.

 

 

Certains produits appelés « agents anti-brunissants »peuvent être utilisés, comme le Bisulfite de Sodium, pour conserver la couleur blanchâtre de la farine. En Indonésie, les racines fraîches sont parfois plongées dans une solution salée à 8-10% pendant une heure, avant d’être découpées en chips pour être séchées au soleil. Ce qui a pour rôle d’arrêter le développement microbien pendant le séchage et améliorer par là la qualité de la farine obtenue. Lorsqu’on mélange la farine de patate douce à la farine de blé, on améliore considérablement la valeur nutritive totale du produit boulanger. Mais il faut le faire dans des proportions d’environ une part pour cinq parts de blé. Elle permet aussi de réduire le coût du pain, et de valoriser davantage le travail du paysan.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

publié par PLANETE SANS SOUFFRANCES dans: AGRICULTURE
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