Présentation

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Mercredi 29 Août 2007

L’oseille de Guinée est une plante herbacée bien connue de chez nous. Dans la plupart des cas, elle pousse à l’état sauvage ; parfois elle est cultivée dans les champs vivriers ou aux abords des habitations. On l’appelle parfois « Bissap ».
Quelques unes de ses dénominations sont :
- Nom scientifique : Hibiscus saddarifa
- Nom commun : Oseille de Guinée
- Beti : Esang
- Fufuldé : Foléré
- Douala : Sawa-sawa
- Haoussa : Dandawa beso

L’oseille de Guinée est une plante à usage multiples pouvant servir pour la fabrication du jus alimentaire, de confiture et aussi comme plante médicinale.

L’oseille de Guinée comme plante médicinale
L’oseille de Guinée est une plante riche en vitamines. C’est ainsi qu’elle est utilisée pour soigner certaines maladies liées à certaines carences. Le tableau ci-après donne trois exemples d’utilisation de l’oseille comme plante médicinale.
Maladies Préparation Modes d’emploi
Fatigue générale ou manque de vitamines - Prendre les feuilles rouges d’oseille
- Les préparer dans une tisane ou comme légume Consommer à volonté
Anémie - Faire bouillir de l’eau
- Verser l’eau bouillante dans des feuilles broyées Boire après refroidissement 3 verres par jour
Pour augmenter la sécrétion de lait pendant l’allaitement Préparer une tisane de feuilles d’oseille Boire

L’oseille de Guinée comme denrée alimentaire
Les fleurs d’oseille sont utilisées pour la fabrication d’un jus très apprécié et à partir duquel on peut faire de la confiture d’oseille.
Comment fabriquer le jus d’oseille
- Faire bouillir 3 à 4 litres d’eau potable dans une marmite propre
- Prendre 2 poignées de fleurs séchées d’oseille
- Mettre les fleurs séchées dans l’eau bouillante toujours placée au feu
- Laisser cuire 5mn
- Enlever la marmite du feu et laisser refroidir jusqu’à la température tiède
- Filtrer à l’aide d’un tamis ou un tissu propre
- Sucrer le liquide rouge obtenu et le conserver au frais
- Le jus ainsi obtenu peut être servi comme rafraîchissement ou comme boisson au cours des repas.
Le coût de la production de ce jus est très faible, moins de 60 Fcfa pour une bouteille de 65 cl, alors qu’elle peut être vendue à 150 Fcfa voire 200 Fca.
Comment fabriquer la confiture d’oseille
- Mettre du jus d’oseille dans une marmite propre
- Ajouter du sucre et placer au feu
- Commencer à tourner dès que le jus devient bien chaud
- Arrêter de tourner quand le jus devient bien épais
- Laisser refroidir votre confiture ainsi obtenue
- Elle peut servir à la préparation de tarte.

publié par PLANETE SANS SOUFFRANCES dans: AGRICULTURE
Mercredi 29 Août 2007

                                                                          

Spécificités de la nutrition hydrique et minérale :

Cas de la culture de melon:

 

Le melon est exigent en sol bien drainant, de texture moyenne, bien travaillé en profondeur. Il est sensible à la salinité et aux carences en Mg, Mn, Fe et Mo. La demande de la plante en éléments nutritifs est accélérée à la nouaison. Pour un rendement de 40 T/ha, le melon exporte les quantités suivantes: 250 kg/ha de N + 140 kg/ha de P2O5 + 400 kg/ha de K2O + 400 kg/ha de CaO + 80 kg/ha de MgO. De grandes anomalies de floraison (mâle et femelle) et de nouaison apparaissent en cas de mauvaise alimentation azotée, phosphatée, potassique et magnésique. La potasse améliore la qualité des fruits (taux de sucre, calibre, résistance au transport). L'alimentation hydrique doit être uniforme pour le melon, sans à-coups. On irrigue à 100 % ETM le long du cycle cultural; tous les stades sont critiques: mi croissance, floraison, nouaison et grossissement. En général, on calcule la dose d'irrigation en se basant sur un coefficient cultural constant (Kc= 0,75), qu'on multiplie par l'évapor- transpiration de référence Et° de chaque jour.

La fertilisation de la culture doit être raisonnée en prenant en considération le fait que la croissance végétative, la formation des racines et des ramifications peuvent avoir lieu en même temps que la floraison, nouaison, fructification et grossissement des fruits. Une mauvaise alimentation de la culture en eau et en éléments nutritifs risque de déséquilibrer la plante qui réagit, soit par une coulure de ses fleurs, soit par avortement de ses fruits, soit par une autre anomalie de grossissement ou de maturation des fruits.

Cas de la culture de pastèque:

 

 

La pastèque est moins exigeante en eau que le melon, mais la production n'exprime ses potentialités maxima qu'avec 11 ou 12 irrigations par cycle cultural ; le pic d'exigence en eau se situe entre la 3 ème et la 7 ème décade après semis ; celui-ci est direct, en poquets ; la plante ne tolère pas la transplantation à racines nues. La culture tolère l'acidité (pH 5-6,8) et exige un travail profond de sol, pouvant permettre aux racines d'explorer un volume de sol de plus d'un mètre de diamètre. Plus le système radiculaire est profond et ramifié, plus la plante tolère la sécheresse, en particulier en période post florale.

Pour une production de 60-70 T/ha, la culture exporte kg/ha de N ; kg/ha de P2O5 ; kg/ha de K2O ;

Echantillonnage du sol :

 

 

Avant de fertiliser un sol, il est recommandé d'en prélever des échantillons représentatifs et de les envoyer à un laboratoire spécialisé pour les analyser et déterminer les réserves nutritives qu'ils contiennent, la fertilité du sol et les anomalies alimentaires susceptibles de gêner la nutrition de la culture. Un échantillon mal prélevé ou non représentatif sera interprété selon les résultats de l'analyse qui risquent de ne pas refléter la réalité du terrain. Il est donc recommandé de laisser le soin aux techniciens spécialistes pour faire le prélèvement du sol.

La procédure est grossièrement la suivante: on fait une cartographie générale du sol afin de déterminer les différentes zones du terrain. Ces zones sont généralement connues par l'exploitant. En marchant sur le terrain, un connaisseur sent les différences entre ces zones. Chaque zone fera l'objet d'un prélèvement indépendant d'une autre zone. Selon sa taille, un à deux échantillons doivent suffire pour représenter la zone. Chaque échantillon fera l'objet d'une dizaine de prélèvements, effectués à différents endroits choisis au hasard et à différentes profondeurs du sol. Ces profondeurs dépendent de la nature de la culture. Pour le melon, une profondeur de 30 cm suffit. Pour la pastèque, on fait des prélèvements sur une profondeur de sol de 40-60 cm. On mélange ensuite les prélèvements dans une grande bassine et on en prélève une quantité de 1 kg de sol; c'est le premier échantillon. On refait la même chose pour former le 2ème échantillon. Puis on passe à la zone suivante et ainsi de suite jusqu'à ce que le terrain soit entièrement représenté. On prend le soin de mettre une étiquette à l'intérieur du sachet plastique qui contient l'échantillon de 1 kg de sol. Une autre étiquette est collée à la surface du sachet. Un croquis des zones du terrain doit être fait, en représentant les points des prélèvements et les numéros des échantillons qui correspondent aux zones du terrain. En général, les résultats des analyses des répétitions par zone doivent se ressembler sinon, il y a certainement une erreur, soit de prélèvement, soit de marquage sur le croquis, soit, mais rarement, de l'analyse chimique. Il est recommandé de faire le minimum de zones sur une parcelle donnée afin de faciliter l'élaboration des plans de fumures ; l'idéal est d'arriver à l'élaboration d'un seul plan de fumure par parcelle.

Interprétation générale des analyses de sol :

Granulométrie et teneur du sol en calcaire:

 

 

Elle est indispensable pour apprécier et interpréter la plupart des données des analyses. La répartition granulométrique de la terre fine permet de classer les sols en argiles, limons et sables. Différents qualificatifs peuvent être ajoutés, exemple: sol argilo- limoneux calcaire (si le sol contient 700 g/kg de limon + 300 g/kg d'argile, avec un dosage de 5 à 30 % de calcaire total). Un sol qui dose moins de 5 % de CaCO3 n'est pas calcaire. S'il en dose plus de 10 %, il est calcaire; il faut analyser alors le taux de calcaire actif.

Plus le sol est calcaire, plus l'absorption du fer et du manganèse est inhibée (jaunissement des feuilles et nécrose). Il y a de grandes différences de tolérance au calcaire entre cultures: le fraisier n'est pas tolérant ; son seuil maximal de tolérance est de 70 g CaCO3/kg de sol, soit 7 %; l'artichaut tolère plus de 150 g de CaCO3/kg de sol, soit plus de 15 % ; le melon présente une faible tolérance de moins de 10 %. La pastèque tolère encore moins le calcaire que le melon ; il vaut mieux éviter la culture de pastèque sur un terrain calcaire.

Le pH (potentiel hydrogène ; acidité ou alcalinité du sol):

 

 

Pour les sols cultivés, le pH est compris entre 4 (très acide) et 9 (très alcalin). Le laboratoire donne deux pH: à eau et à KCl. Ce dernier est toujours inférieur au premier. Dans les sols très acides, la différence est de 1 unité (exemple: pH eau = 5,5; pH KCl = 4,5). En général, il y a 0,5 unité de différence entre les 2 pH. Si l'écart entre les 2 pH est inférieur à 0,5, il faut se méfier de la salinité; le sol contient alors une grande quantité d'éléments solubles. Les pH trop élevés doivent être réduits par des apports de soufre (1-2 q de S/ha) lors de la culture. Des pH trop bas doivent être corrigés par des apports de chaux et amendements calciques et magnésiens. Le melon et la pastèque n'exigent pas de tels apports de chaux, en général. En cas de pH très bas et de faibles teneurs du sol en Calcium (moins de 5000 ppm Ca++), le risque de nécrose apicale est élevé sur les fruits ; il est alors recommandé de faire deux à trois pulvérisations foliaires de calcium (nitrate de calcium 5% ; Ret- Ca ou autre produit riche en calcium).

La salinité:

 

 

C'est la quantité de sels minéraux qui se trouvent dissous dans la solution de sol. La salinité varie avec la teneur en eau d'un sol et avec la température. Un sol sec (avec une même quantité de sel) est plus salin qu'un sol humide (sel dilué). A froid, les ions ne se déplacent pas aussi rapidement en solution de sol qu'à haute température. Dans un milieu chaud, le risque de salinité est plus élevé qu'en milieu froid. Au laboratoire, les mesures se font à 20 °C. On mesure la résistivité ou la conductivité de la solution: plus la salinité est élevée, plus la solution conduit l'électricité, plus la conductivité électrique (EC) est élevée. Pour les mesures, on utilise les unités suivantes: g de sels/litre d'eau ou de solution de sol diluée au 1/5 ème ; dS/m (désiemens/mètre) = mmhos/cm (millimohs/cm). La relation entre le millimohs/cm et le g/l dépend de la nature du sel. Pour le NaCl, par exemple, 1 millimohs/cm = 0,6 g/l ; pour un mélange de sels, 1 millimohs/cm = 0,8 à 0,9 g/l. Un sol sableux contient beaucoup moins d'eau à sa capacité au champ qu'un sol argileux; une EC de 1 mmhos/cm présente déjà un risque pour un sol léger alors qu'elle ne présente aucun problème pour un sol argileux. La matière organique augmente la capacité au champ d'un sol. Plus la MO d'un sol est élevée, plus ses réserves en eau augmentent, plus le risque de salinité est affaibli par dilution.

Rapports souhaités entre K, Ca et Mg du sol:

Effet du calcaire :

 

 

Le calcaire réduit la disponibilité de la potasse et de la magnésie aux plantes. En présence du calcaire, il est recommandé de majorer les apports de potasse et de Mg. De même, l'argile fixe le potassium et le rend moins disponible aux plantes. Plus le sol est argileux, plus l'apport de K doit être majoré.

En terre calcaire, il est souhaitable que la teneur du sol soit de l'ordre de 10 mg K2O/ % d'argile, exemple: un sol de 25 % d'argile, doit contenir 10 x 25= 250 mg K2O/kg= 250 ppm K2O. Un tel sol calcaire qui contient 250 ppm de K2O est bien pourvu en cet élément; il est recommandé de ne pas y faire d'apport potassique pour le redressement de sa fertilité ; on le fera pour restituer les exportations minérales de la culture.

En terre non calcaire, la teneur souhaitable de K2O dans le sol doit être de l'ordre de 7 mg par pourcentage d'argile (exemple: un sol de 25 % d'argile, doit contenir 25 x 7= 175 ppm K2O (mg par kg de terre sèche)

Effet de Mg :

 

 

La teneur du sol en Mg doit être en équilibre avec celle du potassium. Si la teneur du sol en potasse est normale, celle en Mg sera jugée selon le rapport K2O/MgO qui doit être de 0,33 à 1 (pour chaque unité de K2O, un sol équilibré doit doser 1 à 3 unités de MgO). Un sol qui contient 100 ppm K2O, par exemple, serait équilibré s'il contient aussi 100 à 300 ppm MgO. Un rapport plus faible que 0,33 signifie un excès en Mg; cet excès risque de bloquer l'absorption de K et de Ca par les plantes. Il faut alors majorer les apports potassiques et calciques. Un rapport plus élevé que 1 signifie une carence induite en Mg. Il faut alors majorer l'apport de Magnésium. Lorsque le calcul donne une forte quantité de K2O ou de MgO à apporter pour corriger l'équilibre, il est préférable de limiter l'apport afin qu'il soit économiquement tolérable par la trésorerie de l'exploitant et de procéder à l'apport de l'élément déficitaire par deux ou trois pulvérisations foliaires.

Effet de Ca :

 

 

La teneur optimale du sol en CaO est de l'ordre de 5000 à 7000 ppm pour les cultures maraîchères. Une teneur inférieure à 5000 ppm CaO provoque un désordre physiologique comme la nécrose apicale de la tomate, melon ou pastèque, par exemple. Une teneur supérieure à 7000 ppm CaO doit être interprétée par rapport aux teneurs du sol en K2O et MgO. Pour des teneurs normales du sol en K et Mg, la teneur en Ca sera jugée selon le rapport MgO/CaO qui doit être de 0,08 à 0,1 (pour 1 unité de MgO, le sol doit contenir 10 à 12 unités de CaO). Un rapport inférieur à 0,08 signifie un excès en Ca ; il faut alors corriger le sol en majorant les apports en K et Mg. Un rapport supérieur à 0,1 signifie une carence induite en Ca, à corriger soit par un apport de chaux au sol s'il n'est pas calcaire soit par des pulvérisations foliaires à base de calcium si le sol est calcaire.

Considération sociale et économique :

 

 

Le contexte social de l'exploitation doit être pris en considération lors du raisonnement des plans de fumures. En effet, on ne recommande pas à un exploitant de redresser la fertilité de son terrain d'un faible niveau à un niveau relativement élevé en une seule année, surtout si le terrain ne lui appartient pas et n'est qu'un terrain de location, par exemple. Le redressement de la fertilité du sol prendra aussi en considération le degré d'intensification de la culture ; on peut se permettre de proposer de bien relever cette fertilité pour une culture sous serre puisque le coût supplémentaire des engrais ne représente pas une part élevée des charges, mais pour une culture de saison, de plein champ, de faibles productivité et revenu, toute élévation des coûts des intrants marque une augmentation sensible du coût de production sans qu'elle ne soit certainement suivie d'une amélioration du revenu qui dépend plutôt de facteurs commerciaux, non techniques. Par conséquent, il n'est pas recommandé de relever fortement la fertilité du sol dans des conditions de faible intensification culturale.

Teneur en phosphore:

 

 

La teneur souhaitable, en général, est de l'ordre de 70 mg P2O5/kg de terre sèche. Pour les cultures de saison, de plein champ, peu intensives, on se contente d'une teneur de 50-60 ppm P2O5; c'est le cas du haricot vert, melon, pastèque, concombre et pomme de terre. Pour les cultures relativement plus intensives, de cycle biologique plus long, la teneur souhaitable est de l'ordre de 70-80 ppm P2O5 ; c'est le cas de la tomate, du poivron et de l'aubergine. Pour les cultures de primeurs, sous protection plastique, la teneur souhaitable de P2O5 doit être relativement plus élevée : 70 ppm P2O5 (melon, pastèque et concombre) à 100 ppm P2O5 (tomate).

Exemples de calcul des fumures :

A- Cas d'un sol T:

 

 

Pour le melon et pour une production de 40 T/ha, les besoins en N, P2O5 et K2O s'élèvent respectivement à 300, 140 et 400 kg/ha.

L'analyse de sol d'une exploitation donne les teneurs suivantes: 20 % d'argile, 18 % de calcaire, 7 % de calcaire actif, pH 8, EC 0,5 dS/m , 2 % de MO, 20 ppm P, 250 ppm K, 300 ppm Mg et 2000 ppm Ca. L'exploitant n'apportera pas d'amendement organique. La culture de melon est conduite en plein champ, en saison normale.

* MO: pour le melon, la teneur satisfaisante est de 2,5 % MO. La teneur actuelle du sol en MO est donc légèrement faible (2%); il est recommandé de majorer les apports de N par 10 kg/ha pour chaque 0,1% MO de moins par rapport à la norme, soit 50 Kg N/ha pour un taux de MO de 2%. Les prélèvements par la culture, s'élevant à 300 kg N/ha, seront donc à majorer par 50, soit un apport nécessaire de 300 + 50=350 kg N/ha. Si l'agriculteur apporte une fumure organique, il faut estimer les quantités des éléments nutritifs qui seront libérées la première année par cette fumure et les retrancher des apports.

* P2O5: Le sol contient 20 ppm P, soit 2,29 x 20 = 45,8 ppm P2O5. La norme est de 60 ppm P2O5 pour une culture de saison, en sol calcaire. Il faut redresser la fertilité phosphatée du sol de (60 – 45,8) = 14,2 ppm, soit 14,2 kg de P2O5 par 1000 Tonnes de sol, soit 14,2 x 3 = 42,6 Kg P2O5/ 3000 T de sol (si le sol pèse 3000 T/ha sur une profondeur de 25 cm), soit 42,6 Kg P2O5/ha. Les exportations de la culture, s'élevant à 140 kg P2O5, seront majorées de 42,6 Kg P2O5 ; le total à apporter = 140 + 42,6=182,6, arrondis à 180 kg/ha de P2O5.

* K2O: Le sol dose 250 ppm K, soit 1,2 x 250 = 300 ppm K20; l'optimum est de 200 ppm (10 mg x 20 % d'argile, en sol calcaire). Il y a donc un excès de 100 ppm = 100 x 3 = 300 kg K2O/ha. Les besoins de la culture étant de 400 kg K2O/ha, l'apport = 400-300= 100 kg K2O/ha.

* MgO: la teneur de 300 ppm Mg (300 x 1,67 = 500 ppm MgO) semble être normale et le sol semble être équilibré puisque le rapport K2O/MgO= 300/500= 0,6 (compris entre 0,33 et 1). Aucun apport de MgO n'est obligatoire.

* CaO: La teneur de 2000 ppm Ca (1,4 x 2000 = 2800 ppm CaO) semble être faible puisque la norme est de 6000 ppm CaO et le rapport souhaitable MgO/CaO doit être égal à (0,08 à 0,1). Ce rapport est plutôt égal à 500/2800= 0,18. Puisque la teneur en Mg est normale, c'est la teneur en Ca qui est faible. Il est recommandé de faire deux à trois pulvérisations foliaires à base de calcium (nitrate de calcium, par exemple, en période post florale fort exigeante en Ca). Le sol étant calcaire, on ne peut pas recommander un apport de chaux au sol.

Les apports par ha seront donc de:

350 kg N + 180 kg P2O5 + 100 kg K2O + 2 à 3 pulvérisations foliaires Ca.

B- Cas d'un sol M:

 

 

 

L'analyse de sol d'une exploitation donne les teneurs suivantes: 52 % d'argile, 2 % de calcaire total, pH 8, EC 0,1 dS/m, 1,7 % MO, 5 ppm P, 95 ppm K, 550 ppm Mg et 2680 ppm Ca. L'exploitant n'apportera pas d'amendement organique et conduit sa culture de melon sous tunnels plastiques, en primeurs.

* MO: pour le melon, la teneur satisfaisante est de 2,5 % MO. La teneur actuelle du sol en MO (1,7 %) est donc faible; il est recommandé de majorer les apports de N par 80 kg/ha (10 Kg N pour chaque 0,1 % MO manquant par rapport à la norme de 2,5 % MO). Les prélèvements par la culture s'élèvent à 300 kg N/ha; ils sont à majorer par 80, soit un apport nécessaire de 300 + 80=380 kg N/ha.

* P2O5: Le sol en contient 5 ppm x 2,29 = 11,45 ppm P2O5. La norme est de 70 ppm pour le melon de primeur sous tunnels nantais. Il faut redresser la fertilité phosphatée du sol de (70 – 11,45 = 58,55 ppm P2O5), soit 58,55 x 3 kg P2O5= 175,65 kg P2O5/3000 T de sol/ha. Les exportations de la culture s'élèvent à 140 kg P2O5; le total à apporter = 140 + 175,65 = 315,65 arrondis à 315 kg/ha de P2O5.

* K2O: Le sol en dose 95 ppm x 1,2 = 114 ppm K2O; l'optimum pour le sol de Meknès est de 364 ppm (7 mg x 52 % d'argile, en sol non calcaire). Il y a donc un déficit de (364 – 114 = 250 ppm K20) = 250 x 3 = 750 kg K2O/ha. Les besoins de la culture étant de 400 kg K2O/ha, l'apport = 400 + 750= 1150 kg K2O/ha. Cette quantité semble être trop forte et trop chère pour un agriculteur ordinaire. Il est conseillé de faire le redressement de la fertilité potassique du sol en 3 ans, soit un apport annuel de 750/3 = 250 Kg K2O/ha/an. L'apport final lors de la première année sera donc de 400 + 250 = 650 Kg K2O/ha.

* MgO: la teneur de (550 ppm Mg x 1,67 = 918,5 ppm MgO) semble être excessive puisque la norme est (1 à 3 fois la teneur en K2O, soit 114 à 342 ppm MgO). Si l'on considère que le redressement de la fertilité potassique du sol est effectué (250 Kg K2O/ha/an, soit 250/3= 83 ppm K2O), la nouvelle teneur du sol en K2O serait de 114 + 83 = 197 ppm K2O; le taux souhaitable de MgO serait de 200 à 600 ppm MgO. Or, la teneur actuelle est de près de 920 ppm MgO ; elle est effectivement excessive. On s'attendra donc à des carences induites en potassium et en Calcium. Ces carences seront éventuellement corrigées par des pulvérisations foliaires en KNO3 et Ca(NO3)2.

* CaO: La teneur de (2680 ppm x 1,4 = 3752 ppm CaO) est faible puisque la norme est de 6000 ppm CaO et le rapport souhaitable MgO/CaO doit être de 0,08 à 0,1. Ce rapport est plutôt égal à 918,5/3752=0,24. La carence calcique est donc à la fois réelle et induite par l'excès de Mg. Puisque le pH du sol est élevé, il n'est pas recommandé de faire un redressement de fond du sol par un apport de chaux, mais plutôt un léger apport de nitrate de calcium (1 q/ha), en période post florale afin d'éviter la nécrose apicale des fruits.

Les apports par ha seront donc de:

380 kg N + 315 kg P2O5 +650 kg K2O + 100 Kg Ca(NO3)2

+ 2 pulvérisations foliaires KNO3.

 

 

Estimation des besoins en eau de la culture :

 

 

Le besoin en eau de la culture = ETM= Et° x Kc (coefficient cultural) ; Kc est supposé constant = 0,75 durant tout le cycle. Pour un cycle cultural de Février à Mai, le tableau suivant donne l'ETM de la culture pour les deux régions T et M:


publié par PLANETE SANS SOUFFRANCES dans: AGRICULTURE
Mercredi 29 Août 2007

Le piment
Le piment ( à ne pas confondre avec le poivron )  ou si vous préférez le piment fort ( c'est chaud , c'est chaud, c'est chaud)

Description:

Le piment  ou  devait-on dire les piments se nomment en latin “Capsicum annuum” “Capsicum frutescens” et “Capsicum chinense” .  Le piment est originaire de l'Amérique du sud .
Le piment  est une solanacée vivace de courte durée dans son pays d'origine . Cependant, sous notre climat, elle est cultivée comme une annuelle.
Le piment est un légume-fruit

Semis:
Le semis se fait. de 8 à 10 semaines avant la mise en terre (quand tout risque de gel est passé et que les nuits sont de 12º C ).
Utiliser un terreau artificiel genre Pro-mix.
Les graines lèvent entre 10 et 14 jours  à une  température de 25º C à 30º C.
Repiquer profondément  en pot ou caissette après l'apparition des 2 vraies feuilles.
Repiquer une 2eme fois si le printemps est tardif.
.Mettre en pleine terre au jardin quand le sol est bien réchauffé vers la fin mai en zone 5 et début juin en zone 4.

Culture:
Le piment se cultive dans un sol léger, meuble, bien drainé et très riche en matière organique (vieux compost car le piment n'aime pas un surplus d'azote) ,  dans un endroit ensoleillé.
Plantation: comme le piment adore la chaleur , il faut attendre que tout risque de gel soit passé (quand les nuits sont de 12º C). Au moment de la plantation, j'incorpore dans le fond du trou un peu de compost bien mûr, 15 ml d'os moulus, 15 ml de cendre de bois , 15 ml de mycorhize  et un peu d'engrais naturel pour légume (l'engrais à tomate).  Comme pour les tomates et poivrons , j'enlève les 2/3 première feuille et j'enterre le plant de piment en angle de 45º jusqu'au feuillage avec un mélange de terre et  vieux compost. Je fait une légère cuvette au pied et pose un paillis puis j'arrose généreusement.

Trucs et Conseils:
Un bon truc si vous prévoyez partir 2/3 jours:  L'astuce de Denis Penaud .
La température idéal se situe entre 15º et 28º C pour assurer une bonne pollinisation. Même si  le piment “tolère” mieux les variation de température que le poivron , le piment est affecté par les températures inférieures à 12º C , ce qui cause une chute des fleurs.
Ne pas planter trop serré. En effet les plants ont besoin d'une bonne circulation d'air pour éviter les maladies.
Éviter d'arroser les feuilles mais plutôt arroser au pied du plant.
Le piment ne doit pas manquer d'eau.
Un peu d'algue liquide vers la mi-juin et début juillet.
Éliminer les feuilles malades ou jaunies.
Les piments sont très décoratifs et s'harmonisent très bien dans une plate-bande de fleurs (Oui oui c'est très jolie)
Se cultive merveilleusement bien en pot et bac. 
 

Maladie/Insecte: Parfois le piment est attaqué par la maladie ou les insectes: pourriture apicale ,  anthracnose ,  mildiou , pucerons
Peroxyde d'hydrogène
Compagnonnage:
asperge, aubergine, basilic, carotte, oignon, poireau, tomate

Multiplication:
Il est possible de récolter ses propres semences.
Conservation:
Au frigo le piment se conserve 1 semaine avant de perdre ses qualités gustatives et culinaires.
On peut aussi le congeler.
Et enfin on peut les faire sécher  et le broyer en petits morceaux ou bien le réduire en poudre (paprika et cayenne)

Cuisine:
Le piment s'utilise de plusieurs  façons mais avec modération (penser à vos invités). Moi j'adore les mets épicés alors…:  soupe, salade, sauce, salsa, omelette, chili, pâtes, et enfin nature pour les braves seulement !!!
Médicinal:
Grâce à la capsaïde le piment  est excellent pour soigner la grippe, rhumes et aide à prévenir les maladies cardio-vasculaires.
Le piment est antibactérien, antiseptique, diurétique, sudorifique et digestif
En usage externe il soulage l'arthrite, le rhumatisme et la dystrophie. (faire attention jamais sur une plaie)
Si on la bouche vous brûle en mangeant du piment ne pas boire de l'eau (l'eau accentue la douleur) mais plutôt du lait, du sucre ou du chocolat.

Quelques variétés:
  Piment Thaï Dragon : piment de 8 cm ,long et mince. Le plant produit plus de 150 piments. 8 fois plus fort que le jalapenos. Excellent pour la la cuisine asiatique.

 

 

  Piment Habanero :  petit piment rond vert, rouge ou orangé  est le plus fort des piments mexicains

Piment Serrano : petit piment  ronds et élancés de 3 à 4 cm de long , rouge, jaune ou brun à maturité. Le plant peut atteindre 1,5 m de hauteur.

Fumure de la culture du piment
La culture du piment comme toute culture maraichère nécessite beaucoup de soins dont une fumure appropriée surtout en culture pure.
Le piment demande effectivement une fumure appropriée pour ses besoins spécifiques, afinn de developper son plein rendement qui peut atteindre 7T/Ha en culture irriguée et bien fumée.
La fumure que nous vous conseillons est de le formule 40-30-30 c'est - à- dire 40 unités fertilisantes d'Azote, 30 de Phosphore et 30 de Potasse. comme vous le voyez, elle est différente de la formule 14-23-14-5-1 de l'engrais complexe proposé sur le coton dans notre pays.
Pour un Ha de piment, nous vouis copnseillons de faire un mélange homogène des engrais simples ci-après:
100 kg ( 2 sacs )d'urée dosant 46% soit 46 Kg ou 46 Unités fertilisantes d'Azote.
100 kg ( 2 sacs )de Phosphate bicalcique dosant 36 à 40% soit 36 Kg ou 36 Unités fertilisantes d'Acide Phosphorique.
50 kg ( 1 sac) de Chlorure de Potassium dosant 60% soit 30 Kg ou 30 Unités fertilisantes de Potasse.
Vous pouvez aussi utiliser :
200 kg ( 4 sacs ) de Phosphate d'ammoniaque apportant à la fois 35 à 40 Unités fertilisantes d'Azote et 80 Unités fertilisantes d'Acide Phosphorique.
1 sac de Potassium apportant 30 Kg de Potasse
En ce qui concerne une machine spécialisée pour la récolte du piment , pour le moment, il n'existe pas à nottre niveau un engin pour faire ce travail.


publié par PLANETE SANS SOUFFRANCES dans: AGRICULTURE
Mercredi 29 Août 2007

Plante et importance de la culture :

 

La culture de tomate ( Lycopersicon exculentum Mill ) appartient à la famille botanique des solanacées et est originaire de l'Amérique du Sud. C'est une plante annuelle dont la partie consommée est le fruit mûr. Les fleurs sont parfaites. Pour une meilleure production, la pollinisation doit être assurée par les bourdons (4 ruches/ha). Le légume présente une bonne valeur nutritive; il est riche en P, vitamine A et C. La tomate a une influence propice sur le fonctionnement des reins et de l'appareil digestif.

Préférences pédo-climatiques :

 

 

La tomate est une plante de saison chaude. Le zéro de germination est de 12 °C. L'optimum de la croissance des racines est de 15-18 °C. En phase de grossissement des fruits, l'optimum de la température ambiante est de 25 °C le jour et de 15 °C la nuit. Les préférences en types de sol sont très larges. Le sol doit être bien aéré et drainant. L'asphyxie racinaire, même temporaire est préjudiciable à la culture. La teneur en matière organique du sol doit être assez élevée (2-3 %) pour obtenir de bons rendements. Le pH optimal du sol est de 5,5- 6,8. La culture tolère la salinité et le bore. Elle répond bien à un apport de Zinc en cas de carence en cet élément.

Variétés, semis et plantation :

 

 

Les principales variétés utilisées sont Daniela (de Hi-Tech) en cas d'absence de nématodes ; Gabriela (de H- Tech) en cas de présence de nématodes. D'autres variétés sont disponibles sur le marché: Madrila (Agrimatco); Clx, avec différents numéros (Clause)… Les variétés sont en perpétuelle évolution; il est recommandé de suivre cette évolution sur le marché afin de bénéficier des nouveautés des obtenteurs.

La propagation est sexuée, par graine. Le semis se fait en pépinière. Le nombre de graines par gramme de semence est de 250-350. La pépinière doit être abritée (tunnel delta 9 ou Socodam; serre canarienne…). Il est conseillé d'utiliser les plateaux alvéolés pour réaliser le semis (7 x 11 = 77 mottes/plateau et 300 plateaux/ha). Le sol est d'abord couvert par un paillage plastique, en préférence noir ou vert afin d'éviter les mauvaises herbes et la contamination des racines des plantules par le sol. Après remplissage des alvéoles par de la tourbe, le semis est effectué avec précision à raison d'une graine par alvéole ; il est recommandé de couvrir les plateaux, initialement disposés en bandes jumelées, par un film plastique transparent fin (20 microns). Ce plastique sera enlevé après la germination des semences.

Durant la période de germination- levée, les soins donnés aux plantes sont les suivants : arrosages à l'eau claire (tiède en préférence dans les régions continentales), pulvérisation d'engrais foliaires et traitements contre les ennemis de la culture (fongicide et insecticide). Une surveillance particulière des rongeurs (souris et rats) doit être effectuée depuis le semis à la levée ; la dose de semis doit être majorée en cas de présence des rongeurs dans l'exploitation (utilisation de 80 à 100 g de semence / ha de terrain).

La pollinisation nécessite l'installation de 4 ruches/ha de bourdons en période florale et durant les cueillettes. Pour la plantation, dès l'installation de la pépinière, il faut commencer à préparer le terrain pour recevoir les plantules. Le terrain doit être labouré, nivelé et désinfecté en cas de présence de nématodes (si le seuil des nématodes dans le sol n'est pas dangereux, la désinfection est à éviter puisqu'elle coûte cher et est préjudiciable à l'environnement en cas d'utilisation du Bromure de Méthyle). Différents autres désinfectants du sol sont disponibles (solarisation, métam sodium, némacur…). Afin de la rapprocher d'une zone de production précoce, il est nécessaire de faire des sacrifices de dépenses supplémentaires en matière d'écrans thermiques et de double protection par des tunnels nantais sous serres canariennes ou sous grands tunnels delta 9 et Socodam. Ces dispositifs de protection physique sont possibles et faisables dans ces régions. La période de plantation est Juillet- Août. La culture peut être prolongée jusqu'au mois de Mai- Juin de l'année d'après. La densité de plantation est de 22.000 plants/ha sous grands tunnels et de 16.000-18.000 plants/ha sous serre canarienne (perte de terrain sous les gouttières). L'arrangement des plantes sur le terrain est de 1 m x 0,3 m.

Irrigation :

 

 

Sous abri, il est conseillé d'utiliser le goutte-à-goutte. L'irrigation doit être continue. Il faut éviter les à-coups d'apports d'eau afin de sauvegarder la vigueur des plantes et la qualité des fruits formés. Les besoins en eau de la culture peuvent être couverts par des apports de 25 % des besoins globaux durant la phase végétative, 50 % durant le pic des cueillettes et 25 % à la dernière phase de la culture. Le sol doit être toujours porté à sa capacité au champ. Une erreur dans la conduite de l'irrigation provoque l'éclatement des fruits. Avec un équipement supplémentaire (pompe doseuse et bacs), il est facile d'introduire la fertigation dans l'exploitation. Les apports d'eau et des éléments minéraux seront assurés avec une cadence permettant à la culture de se développer convenablement ; les pertes de fertilisant par lessivage seront également portées à leurs minima.

Fertilisation :

 

 

Un apport de fond comprend 50-60 T/ha de fumier et une fumure minérale dont les doses doivent être déterminées en fonction de la richesse du sol ; généralement on apporte 100 kg N/ha + 200 kg P2O5/ha + 250 kg/K2O. En couverture, par quinzaine, les apports sont les suivants: en phase végétative, 50 kg N/ha avec un équilibre de N-P2O5-K2O de 1-0,5-0,9. En période de début floraison, l'apport est le suivant: 30 kg N/ha avec un équilibre de 1-0,4-1,2. En période de cueillettes, l'équilibre suivant doit être adopté: 1-0,3-(1,8 à 2) avec une dose de N de 30 kg/ha. Au cours de la culture, des pulvérisations d'engrais foliaires doivent être appliquées régulièrement tous les mois ou en cas de nécessité. Lorsque la fertigation est utilisée, les mêmes doses peuvent être apportées en les divisant par 15 jours afin de les adapter aux apports quotidiens.

Rythme d'absorption des éléments nutritifs par la tomate industrielle:

 

 

Tableau du rythme d'absorption (mg/plante/j), selon Cornillon et Auge, 1990.

Phase N P K Ca Mg
Apparition des 1ers bouquets 2,45 0,24 1,65 2,12 0,23
Floraison 2ème bouquet 40,4 6,7 68,1 37 6,9
Taille de la tige principale 75,4 15,4 161,9 43,6 9,9
Début récolte 14,9 0,8 20 16,4 1,7
Fin récolte précoce 53,3 15,4 148,7 50,4 10,1
mi récolte 118,7 19,5 163,2 76,1 11,3
Arrêt de la taille 31,7 1,9 61,8 0,1 4,2
Récolte tardive 200 28 234 321,5 41
Fin récolte 60,4 32,1 103,7 48,7 5,8

Fertigation :

 

 

Les mêmes règles de calcul de fumures et d'interprétation des analyses de sol sont appliquées. Les rythmes d'absorption des éléments nutritifs aident à la détermination des doses d'engrais à apporter par phase de croissance ou de développement de la culture. Les normes d'EC de la tomate industrielle s'appliquent aussi pour la tomate fraîche de serre.

Principaux ennemis de la culture et méthodes de lutte :

 

 

Il faut surveiller les nématodes, les taupins, les vers gris, les pucerons, la mineuse, les acariens en temps chaud, les maladies cryptogamiques et la bactériose. Les traitements phytosanitaires doivent être appliqués d'une manière préventive afin d'éviter l'attaque de tout agent pathogène. Il faut, cependant éviter l'excès afin de sauvegarder l'environnement et d'économiser les charges. Les produits phytosanitaires doivent être alternés afin d'éviter le phénomène d'accoutumance aux ennemis de culture.

Autres soins :

 

 

Les soins donnés à la culture protégée sont le remplacement des manquants après plantation, le palissage des plantes en laissant une longueur suffisante de la ficelle en bobine pouvant servir par la suite au couchage, la taille (pincement, ébourgeonnage), le désherbage, le buttage surtout en cas d'attaque modérée des nématodes.

Récolte, manipulation du produit et conditions d'une bonne conservation :

 

 

La cueillette peut être échelonnée sur six mois (Novembre à Mai). Les fruits cueillis doivent être manipulés avec soin afin d'éviter leur blessure. Le rendement varie de 120 à 150 T/ha selon la qualité de l'entretien consacré à la culture. En cas de culture d'arrière saison sous abri, arrêtée en Décembre pour être suivie d'une autre culture (Haricot vert ou melon), le rendement dépasse rarement 50 -60 T/ha. En ce qui concerne la conservation, il faut rappeler que la tomate produite sous abri doit être vendue en frais. Lors d'un transport à une région lointaine, il est conseillé d'entreposer les fruits dans un local frais (8-10 °C et 90 % HR) en attendant l'expédition.

Région/mois

Février

Mars

Avril

Mai

Total

mm d'eau/mois

50

80

110

120

360

Pour une densité de peuplement végétal de 18000 plants par ha et deux orifices par plant, avec un débit de 1 litre/h/orifice et un espacement de 20 cm entre orifices et 40 cm entre plants dans le rang, une irrigation d'une heure apporte 18000 x 2 = 36 000 litres = 3,6 mm ; le besoin en eau sera alors couvert par 360/3,6 = 100 irrigations moyennes. Ce nombre peut être réduit s'il pleut ou si la durée d'une irrigation dépasse une heure.

Par ailleurs, le cycle cultural du melon est de 110 à 120 jours, ce qui signifie qu'on peut irriguer quotidiennement depuis la plantation jusqu'à la maturation. Durant la phase « maturation- récolte », la dose d'irrigation doit être réduite afin d'améliorer la qualité des fruits et leur teneur en sucres.

Distribution des éléments nutritifs durant le cycle cultural:

 

 

La plantation a lieu début Février. La croissance et la production de biomasse végétative occuperont ce mois et se poursuivront durant quelques jours du mois de Mars. Ce dernier sera le mois de floraison, nouaison et début fructification. Durant le mois d'Avril, la fructification et le grossissement des fruits seront effectués, ainsi que la ramification des plantes et la production de biomasse végétative. Durant le mois de Mai, la maturation des fruits de la première vague de fructification, leur récolte ainsi que le grossissement des fruits de la 2 ème vague auront lieu. Chacune des phases précitées sera caractérisée par des exigences particulières en éléments nutritifs. En effet, après plantation et juste après la reprise des plants, ceux-ci doivent subir un léger stress hydrique ou salin afin de favoriser le développement de leur système radiculaire en profondeur ; l'utilisation d'une solution nutritive à EC relativement élevée (1,8 à 2 g/l, sans dépasser 2 g/l pour le melon qui ne tolère pas la salinité) pendant le début de la phase végétative favoriserait le développement radiculaire de la plante. Cette phase végétative exigera plus d'azote et de phosphore que de potasse. La phase de reproduction demande une solution nutritive équilibrée (sans excès de N), pas trop saline, riche en P. La phase de grossissement des fruits exige plutôt une solution nutritive plus riche en K qu'en N et P. Le raisonnement de la distribution des doses de NPK le long du cycle cultural considère à la fois les rythmes d'absorption des éléments nutritifs par la plante et les risques d'anomalies possibles quant au retard d'apport de N (coulure des fleurs et retard de maturation des fruits), de P (retard de floraison et perte de précocité) ou du déséquilibre d'apport de K, Ca et Mg (obtention du petit calibre des fruits ; risque de nécrose apicale, anomalie de coloration et de broderie du tégument du fruit). Le tableau suivant donne une distribution raisonnée des éléments nutritifs, respectivement pour N-P2O5-K2O:

Kg/ha/mois

Février

Mars

Avril

Mai

Total

Phases

végétative

Floraison

nouaison

Fructification

grossissement

Grossissement

Récolte

Chevauchement

des phases

Par exemple, la faible dose calculée de K2O ne permet pas de respecter l'équilibre « théoriquement souhaitable » entre éléments : (1-0,7-1) en phase de végétation et (1-0,3-2) en phases de grossissement et de pré-récolte. Ces équilibres sont plutôt utilisés en hydroponique. En fertigation sur sol, celui-ci joue un rôle tampon et la notion d'équilibre prend moins d'importance que celle des besoins de la culture en éléments nutritifs et de distribution de doses d'apport d'engrais.

Calcul des engrais et leur distribution le long du cycle cultural :

 

 

En fetigation, en général, on utilise les engrais suivants pour leur disponibilité sur le marché : MAP (11% N ; 55% P2O5 ; 60 % de solubilité) ; Ammonitrate (33% N; 190 % de solubilité) et sulfate de potasse (48% K2O; 10 % de solubilité). On commence par le calcul de P à partir du MAP ; celui-ci apporte aussi N qu'on retranche des apports. On recalcule la dose de N et par conséquent la dose d'Ammonitrate et on termine par le calcul du sulfate de potasse. Le tableau suivant donne la distribution des engrais (chiffres arrondis pour une facilité de pesée de l'agriculteur:

Si l'on tient compte de la salinité de l'eau d'irrigation (0,6 g/l pour l'exploitation de Tafilelt et 0,1 g/l pour Meknès, les concentrations finales des solutions nutritives filles seront données par le tableau suivant :

Les concentrations salines, relativement fortes et stressantes, utilisées en Février (1,8 g/l) seront favorables à l'enracinement profond de la culture. La production de la biomasse végétative serait en équilibre avec celle des racines, ce qui est très important, surtout pour une culture conduite sous tunnels plastiques en période froide. Les agriculteurs procèdent, en général, en stressant les plantes par un retard de la 2ème irrigation qui suit celle de la plantation. En Mars, les conditions climatiques sont en général favorables pour une croissance végétative rapide. Il faut éviter que cette croissance soit excessive par rapport à celle des racines; une EC moyenne de 1,1 à 1,3 g/l s'impose pour piloter la fertigation. En Avril, il y a un chevauchement des productions des biomasses végétative, radiculaire et des fruits de la première vague de fructification. EC ne doit pas être élevée.

C'est ainsi que durant les trois premiers mois, Février, Mars et Avril, les solutions nutritives peuvent être apportées quotidiennement avec l'eau d'irrigation. Au mois de Mai, par contre, les valeurs des concentrations semblent être faibles alors que la culture est en phase de grossissement des fruits; une EC élevée de 1,8 à 2,2 g/l est plutôt favorable à la concentration des sucres dans les fruits. Il n'est donc pas recommandé de ferti-irriguer quotidiennement en Mai. La fertigation pratiquée une fois par semaine serait plutôt bénéfique.

Estimation du volume du bac nécessaire pour faire le mélange des engrais:

 

 

Pour déterminer ce volume, on se basera sur le mois pendant lequel les apports d'engrais sont les plus élevés, c'est le mois de Février pour T (apport de 590 kg) et Mars pour M (apport de 970 Kg). Le tableau suivant donne les solubilités des engrais utilisés et les volumes d'eau nécessaires à leur solubilisation:

Calcul du taux d'injection correspondant à une concentration optimale:

 

 

Le taux d'injection auquel sera réglée la pompe doseuse est déterminé selon la valeur souhaitée de EC de la solution nutritive fille.

En effet, pour EC = 1,18 g d'engrais/l d'eau = 1,18 Kg/m3 d'eau (valeur souhaitable pour Tafilelt en Février), le taux d'injection de la pompe doseuse est calculé de la manière suivante :

L'objectif est de 1,18 kg d'engrais ———– à 1 m3 d'eau

Le calcul a donné 21 kg (par jour) ———— à V= 21/1,18 = 17,8 m3 d'eau

Le volume de la solution mère de 25 l doit être injectée dans 17,8 m3 d'eau pour fabriquer la solution fille.

Le taux d'injection est donc de 25 l/(17,8 x 1000 l) = 1,4 pour mille

 

 

L'objectif en Mars est une EC = 1,21 g d'engrais/l = 1,21 Kg d'engrais/m3 d'eau. Les engrais solubilisés par ha et par jour sont de 31,3 Kg et le volume de la solution mère est de 166,72 litres. La règle de 3 est posée de la manière suivante:

L'objectif = 1,21 kg ———– à 1 m3 d'eau

Le calcul a donné 31,3 kg d'engrais (par jour) ———— à V= 31,3/1,21 = 25,9 m3

Le volume de la solution mère de 166,72 l doit être injectée dans 25,9 m3 d'eau pour avoir la solution fille.

Le taux d'injection est donc de 166,72 l/(25,9 x1000 l)= 6,44 pour mille

Temps de vidange du bac:

 

 

 

Une irrigation dure 1 h et apporte 36.000 litres d'eau.

* Pour apporter 17,8 m3 d'eau = 17800 litres,il faut un temps de 17800/36000= 0,49 h = 30 minutes.

* Pour apporter 25,9 m3 = 25900 litres d'eau , il faut un temps de 25900/36000 = 0.72 h = 43,2 mn.

Une fois la fertigation est déclanchée, le bac de 25 litres sera vidé en 30 mn (T)

celui de 166,72 litres (M) sera vidé en 43 minutes

selon les taux d'injection respectifs de 1,4 et de 6,4 pour mille.

Mélange des engrais:

 

 

 

Tous les engrais utilisés peuvent être mélangés en même temps puisqu'il n'y a pas de d'incompatibilité entre eux.

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Mercredi 29 Août 2007

Le palmier à huile tient son nom de la forte teneur en huile, de la pulpe de ses noix et des amandes des palmistes. On reconnaît ainsi deux principales huiles produites à partir du palmier à huile. Il faut cependant noter qu’il en existe d’autres. Nous nous intéresserons cette fois à l’huile produite à base des larves (chenilles blanches) de hannetons foreurs de troncs de palmier mort et aux usages traditionnels de l’huile de palmiste et de l’huile de palme.

 

 

L’extraction de l’huile de palme est assez bien connu au niveau artisanal et vulgarisée à l’échelle industrielle ; l’extraction de l’huile de palmiste quant à elle est assez mal connue de la génération actuelle dans les villages, pourtant l’huile de palmiste avec ses multiples usages mérite bien qu’on apprenne à l’extraire.

 

 

Comment extraire l’huile de palmiste ?

 

 

Elle se passe principalement en 4 étapes :

 

 

1 – Le séchage est un concassage des noix. A ce niveau, on obtient les amandes (noix intérieures) et les coques. Les coques peuvent être utilisées comme combustible.

 

 

2 – Les amandes peuvent alors être grillées et pilées pour donner une masse granuleuse blanchâtre.

 

 

3 – La masse ainsi obtenue est placée au feu avec un volume d’eau qui doit être le double de celui de la masse à cuir. Un dépôt blanchâtre va se former au-dessus de l’eau bouillie et refroidie, on obtient ainsi de l’huile brute.

 

 

4 - L’huile brute obtenue de cette manière peut alors être fondue au soleil ou sur feux doux pour être filtrée par la suite. L’huile de palmiste peut alors être conservée en bouteille.

 

 

Une autre huile peut être extraite des larves foreuses de hanneton. Ces larves sont souvent consommées par les populations rurales et font l’objet d’un petit commerce qui s’étend jusque dans les centres commerciaux. Ces larves sont consommées dans le mets de pistache, dans des légumes braisés, sous forme de brochettes ou frits. Mais beaucoup de consommateurs ignorent qu’elles ont une importante source d’huile.

 

 

Comment extraire l’huile de larves de hanneton (vers blancs du palmier ?

 

 

L’extraction se fait en 3 étapes :

 

 

1 – Nettoyer les vers blancs du palmier et leur ouvrir le ventre un à un.

 

 

2 – Les placer au feu dans une poêle ou une casserole dans mettre de l’eau et laisser chauffer jusqu’à l’apparition d’huile.

 

 

3 – Séparer l’huile de la chair à l’aide d’une passoire ou d’un tamis grossier. L’huile ainsi obtenue est propre à tout usage ménager ou de beauté. Son arôme reste indélébile dans les frites ou les sauces.

 

 

Les autres usages des huiles du palmier

 

 

Toutes les huiles du palmier sont utilisables à des fins alimentaires, mais elles ont aussi d’autres usages non alimentaires qu’il est utile de souligner.

 

 

L’huile de palme ou de palmiste sont également utilisées à plusieurs fins autre que l’alimentation :

 

 

1 – Une louche d’huile de palme prise à petites gorgées chaque matin et à jeun éloigne les risques d’étranglement, de la hernie et à la longue, celle-ci se résorbe après quelques semaines de traitement (consulter le médecin).

 

 

2 – L’huile de palme peut être bue pour atténuer l’effet d’une intoxication accidentelle (poison et autre) en attendant d’atteindre l’hôpital.

 

 

3 – Pour soigner la crête de poule infectée, on peut d’abord y frotter les feuilles broyées de dattier avant d’appliquer l’huile de palmiste.

 

 

4 – Avec de l’huile de palme, on peut fabriquer l’encaustique (produit pour faire briller les meubles en bois). Pour ce faire, il faut mélanger 1 litre d’huile de palme avec 1 litre de pétrole et 3 bougies fondues. Le mélange est alors appliqué sur les meubles après les avoir lavé avec de l’eau et du savon.

 

 

Rôle médicinal de l’huile de palmiste

 

 

Maladies

 

 

Préparation

 

 

Modes d’emploi

 

 

Asthme

 

 

-          Mettre les palmistes (amandes) dans une marmite sans eau

 

 

-          Laisser chauffer en tournant les palmistes à l’aide d’une spatule

 

 

-          L’huile se déposera progressivement au fond de la marmite

 

 

Boire 1cuillerée à soupe le matin

 

 

1 à midi

 

 

1 le soir

 

 

Teigne

 

 

Gale

 

 

Démangeaison

 

 

Prendre de l’huile de palmiste préparée selon le procédé décrit plus haut

 

 

Nettoyer l’endroit affecté et faire deux applications par jour

 

 

Blessures légères et boutons de rougeole ou de varicelle

 

 

Idem

 

 

Appliquer après nettoyage deux fois par jour

 

 

Chute des cheveux

 

 

Idem

 

 

Appliquer deux fois par jour sur les zones menacées de chute de cheveux

 

 

Peaux fragiles ou fendillées

 

 

Idem

 

 

Appliquer pour adoucir les peaux fragiles, les fessiers de bébé

 

 

 

 

Dispositions pratiques : conseils aux grimpeurs de palmier

 

 

Avant de grimper

 

 

-          Eviter de prendre l’alcool

 

 

-          Se déchausser et surtout vérifier l’état du cerceau

 

 

-          Le cerceau en ronce est plutôt déconseillé pour les jeunes palmiers

 

 

-          La machette conseillée est de type 202 limée des deux côtés et au bout

 

 

-          Elle est gardée dans un fourreau que l’on attache à la hanche à l’aide d’une ficelle

 

 

-          Porter une casquette ou une chéchia et se munir de sel gemme, de la pierre noire et d’un rasoir.

 

 

Pendant la montée

 

 

-          Pour les débutants, éviter de regarder le sol

 

 

-          Pour les troncs lisses, les blesser pour obtenir des marches-pieds

 

 

-          Enlever toujours les branches au niveau du tronc en étant prudent car ce sont souvent de serpents.

 

 

Pendant la coupe

 

 

(branche ou régime)

 

 

-          Avoir les jambes bien tendues et les pieds bien fixés sur le tronc

 

 

-          Etre bien adossé contre le cerceau

 

 

-          Scier doucement en poussant de la main gauche

 

 

-          Pour éviter que le régime ne tombe sur les jambes, faire un quart de tour pour couper la branche qui retient le régime de la gauche vers la droite pour qu’elle tombe au même moment avec le régime qu’on pousse dans le dos

 

 

-          Redoubler de vigilance en saison de pluie car le tronc est glissant.

 

 

En cas d’attaque par un animal dangereux

 

 

-          Une fois dépisté, anticiper les mouvements afin de le surprendre

 

 

-          En cas de piqûre par une guêpe, mouiller rapidement le sel gemme à l’aide de la salive et frotter l’endroit piqué

 

 

-          En cas de morsure par un serpent, élargir la blessure et y appliquer la pierre noire

 

 

-          Descendre aussitôt pour demander secours.

 

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