Quelques notions
.... Les bovins et plus particulièrement les vaches laitières dégagent en permanence dans l'atmosphère du bâtiment de la vapeur d'eau, des gaz, des poussières.
La vapeur d'eau provient de la transpiration des bovins. De plus, plus la vache latière est productive et lourde, plus elle produit de la vapeur d'eau. Voir le tableau ci-dessous donnant des exemples de quantités d'eau rejetée dans un bâtiment.
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VL de 750 kg à 40 kg de lait/j VL de 700 kg à 20 kg de lait/j Génisse de 200 kg
14 l /eau / j 11 l /eau / j 3,5 l /eau / j
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Ainsi, on se rend bien compte de la quantité d'eau qu'il faut évacuer du bâtiment par jour. Une mauvaise ventilation du bâtiment se traduit donc par une condensation excessive de la vapeur d'eau qui retombe sous forme de pluie sur le dos des vaches. Ceci implique donc des litières plus humides, donc des risques de mammites accrus.
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Une mauvaise ambiance dans une nurserie peut également être un facteur favorable au développement des diarrhées néonatales.
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Egalement, un bâtiment humide favorise pour l'élevage allaitant la circulation virale en automne, notamment pour le virus RSV ou le PI3. On se retrouve ainsi avec d'importantes mortalités sur de jeunes broutards. La concentration d'animaux augmente de fait ces phénomènes.
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Enfin, la vapeur d'eau conjuguée aux gaz, accélerent la dégradation du bâtiment par l'apparition de points de rouille aux divers endroits du bâtiments
Trop souvent, les éleveurs ferment toutes les ouvertures du bâtiment par crainte de froid : c'est une erreur grave. Car les ruminants ne souffrent pas du froid, par contre ils craignent la chaleur. Une bonne ambiance est un bâtiment aéré mais sans courant d'air.
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Ci-dessous, récapitulatif de "zone" de confort suivant l'âge des bovins :
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Catégories d'animaux "Zone" de confort
Veaux nouveaus-nés + 7 à + 25 °C
Veaux de 15 jours - 1 mois + 5 à + 25 °C
Autres bovins - 5 à + 25 °C
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Les principes de ventilation : de l'air sans courant d'air
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Dans la majorité des cas, on peut assurer une bonne ventilation des bâtiment par une ventilation naturelle. D'une manière générale, on compte pour un bâtiment bi-pente fermé 0,15 m² de sorties d'air pour 0,30 m² d'entrées par animal.
Pour éviter tout courant d'air au niveau des bovins, on ne crée pas d'entrée d'air en-dessous de 1m 80.
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La ventilation naturelle s'appuie sur les phénomènes thermodynamiques ou sur le vent. Il y a deux effets qui se combinent à l'intérieur d'un bâtiment :
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Effet cheminée : la chaleur dégagée par les animaux réchauffent l'air ambiant. Celui-ci étant plus léger, il s'élève ainsi en hauteur en direction de la faîtière du toit d'où il s'échappe s'il existe un passage.
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Effet vent : Lorsque le vent souffle perpendiculairement à l'axe du bâtiment, le long pan soumis à la poussée du vent se retrouve en légère surpression par rapport à la pression athmosphérique. Le long pan oppposé étant un dépression, du fait du vide air. Il s'établit un circuit d'air traversant de part en part le bâtiment.
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Au niveau des entrées d'air, placées rappelon-le au dessus de 1,80 mètres, on peut placer soit un filet brise-vent ou un bardage ajouré. Ces deux éléments ont pour but de freiner la vitesse du vent à l'entrée du bâtiment.
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En sortie d'air, pour qu'il y ait un effet cheminée satisfaisant, il est nécessaire d'avoir une ouverture sufisante au niveau du faîtage. Il faut compter 0,15m², avec une ouverture entre 15 et 20 cm. Par contre, pour éviter une retombée des vents au niveau des animaux, il faut aménager la faîtière avec des plaques par-vents (voir le schéma ci-contre). En effet, le but de ces faîtières est d'éviter que le ventr ne s'engouffre dans le bâtiment mais que celui-vi vienne taper contre les plaques et ainsi passer au-dessus. Un décalage existe, les plaques étant en retrait par rapport au haut des plaques permet d'éviter les écoulements d'eau dans le bâtiment.
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On rencontre des problèmes lorsque les bâtiments sont très larges et seulement ouverts d'un seul pan. En effet, le bâtiment n'est ventilé que sur les 8 premiers mètres. Ainsi, les entrées d'air ne sont plus suffisantes pour l'ensemble du bâtiment. On peut alors créer des ouvertures "écailles" sur le toit. Le principe étant de démonter deux plaques et de glisser entre ces deux plaques un liteau de 2 cm d'épaisseur environ. Cela crée une accélération des mouvements d'air sous la toiture. Voir le schéma ci-contre.
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Les filets-brise vents et / ou bardage ajouré.
Suivant la surface à protéger et l'utilisation du bâtiment, on partira différemment en bardage ajouré ou en filet brise-vent. Le filet brise-vent à tendance avec le temps, le soleil à se dégrader plus ou moins rapidement. Si l'éleveur utilise une pailleuse pour son bâtiment, le filet brise-vent est à proscrire. En effet, celui-ci perdra très rapidement de son efficacité par un empoussiérage du à la pailleuse.
Les deux système sont définis par leur efficacité à freiner le vent. Ainsi, pour chaque filet vendu est donné un coefficient d'efficacité. Une fficacité de 0,9 signifie que la vitesse résiduelle du vent à 50 cm derrière le filet brise-vent ne représente plus que 10 % de la vitesse intiale.
Pour un bardage efficace, il faut utiliser des planches de 27 mm d'épaisseur pour 100 mm de large. Il est très important de ne pas dépasser 10 mm entre chaque planche. En effet au-dessus de 10 mm, le vent ne serait pas assez freiné, il y aurait des risques de courants d'air à l'intérieur du bâtiment. De même, il est nécessaire d'utiliser des planches sèches et traitées à coeur.
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La pisciculture peut être définie comme l'élevage de poissons. Elle peut se pratiquer dans l'eau douce, saumatre ou dans l'eau de mer. Ici, on s'occupera seulement de la pisciculture en étang, du Tilapia nilotica, qui est un des principaux poïssons d'élevage en Afrique.
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Un bassin de pisciculture est en fait une pièce d'eau qu'on peut remplir et vider selon les besoins. Pour cela, le bassin est muni d'une entrée d'eau et d'une sortie d'eau (le moine). La profondeur minimale de l'eau est de 50 centimètres. Même si le Tilapia peut vivre dans une eau fermée, il est nécessaire d'avoir une source d'eau apropriée pour maintenir l'eau du bassin au niveau voulu.
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Quand un pisciculteur a plusieurs bassins groupés qu'il exploite économiquement, on peut parler d'une ferme piscicole. Dans ce cas il aura probablement différents types de bassins pour le stockage d'alevins, la reproduction et le grossissement, selon le type d'élevage qu'il veut pratiquer.
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Le but principal de la pisciculture en Afrique est la production d'un aliment riche en protéines pour la consommation locale. Ceci est très important pour beaucoup de villages éloignés ou il est difficile de trouver d'autre sources de viande ou de poisson. Le pisciculteur produit ses poissons sur place et peut nourrir sa famille correctement.
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Il peut aussi vendre une partie de ses poissons et augmenter ainsi les revenus de la famille. Si l'on pratique une bonne méthode de fertilisation d'eau et d'alimentation, la pisciculture peut être très productive. La transformation de sous-produits agricoles en poisson est souvent plus favorable dans la pisciculture qu'en élevage de poules ou de porcs. Avec 3 kilos de tourteau de coton on produit en moyenne les rendements obtenus dépassent 100kg de Tilapia par an et par are d'étang et cela non seulement dans les stations piscicoles mais aussi chez des pisciculteurs privés. Les rendements sont évidemment liés au savoir faire du pisciculteur et à la quantité et qualité des aliments dont il dispose.
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Une méthode pour obtenir de bons rendements est l'élevage associé, dont on parlera plus loin. En fait il y a très peu de gens qui ont comme seul métier la pisciculture. Ce n'est d'ailleurs pas le but recherché. Il faut chercher à intégrer la pisciculture dans la production agricole chaque fois que les circonstances le permettent. Le petit schema ci-dessous vous aidera à comprendre :
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De la récolte des cultures une partie va directement au paysan, une partie peut être utilisée par les canards ou cochons et les sous-produits peuvent être donnés aux poissons cu mis dans le compost. Le fumier des élevages est riche en élements nutritifs et quand il est mis dans l'eau, il va stimuler le développement du plancton. L'eau va devenir verte. le plancton est la nourriture naturelle du Tilapia nilotica. Grace aux sous-produits des cultures et au fumier de l'élevage, le paysan ajoute a ses revenus une bonne récolte de poissons, au bénéfice de sa famille.
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On distingue trois niveaux de production dans la pisciculture. La méthode intensive, semi-intensive et extensive. Dans la pisciculture extensive, le poisson n'est pas nourri par le pisciculteur. Le poisson mange seulement la nourriture naturelle qu'il trouve dans l'eau. On peut aider le développement de cette nourriture naturelle (plancton) avec un compost. Les rendements seront moyens. La méthode intensive (ou industrielle) exige beaucoup plus d'effort de la part du pisciculteur. Ici, toute la croissance du poisson est due aux aliments distribués par le pisciculteur. Les rendements sont maximum. Le coût de l'alimentation est plus élevé, mais la recette le dépasse largement.

Avant d'entamer la construction d'un étang, il faut être sûr qu'on peut faire la pisciculture à l'endroit où on veut s'installer. Si on ne fait pas attention on risque de dépenser beaucoup d'énergie et d'argent pour un maigre résultat.
Quand on fait la prospection il faut envisager les points suivants:
- Disponibilité d'eau
- Un terrain en pente douce
- Un sol imperméable
- Accessibilité du terrain
- Un terrain exposé au soleil
- Possibilité de construire à moindre coût
- Possibilité de construire plusieurs bassins
- Disponibilité d'aliments pour le poisson
- Proximité du village.
Pour en tirer le maximum de profit il faut que l'étang puisse être en production pendant toute l'année. Il faut done une alimentation en eau pendant toute l'année. Il faut de l'eau pour remplir les étangs et pour maintenir l'eau à niveau. On doit compenser les pertes d'eau par évaporation et par infiltration. C'est pendant la saison sèche quand il y a peu d'eau, que les pertes sont grandes. Pour maintenir sous eau une pisciculture d'un hectare, il faut 2 à 5 litres d'eau par seconde. Ce débit d'eau est done à contrôler pendant la saison sèche.
D'autre part, il faut aussi vérifier s'il n'y a pas de risques d'inondation. Les gens qui habitent sur place sont les mieux informés. Ils savent s'il y a de grandes crues. On peut aussi vérifier les marques d'eau sur les berges et les ponts.
Il ne faut pas construire un étang où il y a des risques d'inondation. Non seulement on peut perdre tous les poissons, mais aussi les digues peuvent être emportées.

Une pente douce de 2 à 3 % convient le mieux. On aura moins de terre à enlever pendant la construction et on pourra facilement mettre l'étang à sec. S'il n'y a pas de pente on aura des difficultés pour remplir ou pour vidanger l'étang.

Une pente trop forte ne convient pas non plus.
La digue en aval va être très grande, fragile et coùteuse pour seulement une petite superficie sous cau

Le sol doit bien maintenir l'eau. Il ne peut done pas être trop sablonneux au graveleux. Il faut qu'il contienne suffisamment d argile. Pour tester rapidement si le sol convient on prend une polgnée de terre humide et on la pétrit en boule. Si en la manipulant quelques temps on s'aperçoit qu'elle reste bien en boule c'est que le sol convient. Il faut aussi contrôler en profondeur si le sol convient.
Une méthode très sûre est la suivante :
On creuse un trou de 60 à 70 cm et le matin, on le remplit d'eau. Le soir une partie de l'eau sera infiltrée. On remplit le trou de nouveau complètement. Si le lendemain matin la plupart de l'eau est encore dans le trou, on peut être sûr que le sol retient bien l'eau.
Un bon pisciculteur va tous les jours contrôler son étang. Il donne au moins une fois par jour à manger à ses poissons, chaque semaine il recharge le compost, il coupe les herbes sur les digues, etc? Il faut donc que l'étang ne soit pas trop loin de la case du pisciculteur et qu'il n'y a pas de barriéres infranchissables entre l'étang et la maison (rivière en saison de pluie, par exemple). Il est d'ailleurs conseillé d'habiter le plus près possible de son étang pour le surveiller contre les voleurs.

Le Tilapia aime les eaux chaudes. Il grossit et il se reproduit le mieux à une température de 22 à 23C°.
A 15C° la reproduction s'arrête et le grossissement sera très ralenti.
Il ne faut pas non plus que la température monte au dessus de 30C°, mais quand l'étang a une profondeur d'eau minimale de 50cm, il n'y a absolument pas de crainte à avoir.
Il y a une deuxième raison pour laquelle l'étang doit être bien exposé au soleil. C'est sous l'action des rayons solaires que le phytoplancton ou le plancton végétal se développe. Ce plancton forme l'alimentation naturelle de notre poisson. C'est le plancton qui colore l'eau de l'étang en vert. Si l'eau de l'étang est bien verte, c'est qu'il y a beaucoup de plancton. Ce plancton est l'alimentation de base de nos poissons.
Pour ces deux raisons on évitera done de laisser des arbres qui font de l'ombre sur l'étang et on enlèvera toute végétation flottante de l'étang (comme les néauphars).

On a déjà vu qu'on ne va pas construire un étang là oùla pente est très forte parce que la digue en aval devrait être très grande et donc coûteuse pour un étang de superficie réduite. (Pour chaque travail on compare l'effort nécessaire avec le bénéfice qu'on peut en tirer).
Si on a le choix on va done préférer un terrain découvert à un terrain plein de troncs d'arbres qu'il faut enlever avec toutes les racines. On va aussi choisir un terrain sans rochers ou gros cailloux.

Il est préférable de se grouper pour construire avec les autres villageois plusieurs bassins les uns àcôté des autres. Le travail fait en commun est moins lourd et la surveillance sera mieux assurée. En plus, si le pisciculteur exploite bien son premier étang il aura de bons résultats et cela lui donnera envic de construire un deuxième bassin. Quand on a plusieurs bassins on peut faire plus de vidanges et avoir du poisson pendant toute l'année. Il faut done prévoir un terrain assez grand et un débit d'eau correspondant à cette surface.

Ce point devient très important quand on veut faire la pisciculture intensive, c'est-à-dire qu'on va apporter au poisson toute la nourriture dont il a besoin pour obtenir une croissance maximale,ou si on veut faire l'élevage associé avec des poulets, canards ou cochons à qui il faut apporter une alimentation complète. Dans ce cas il faut d'abord faire une étude du marchépour voir quels sous-produits agricoles sont disponibles àquel moment de l'année, quelle quantité et à quel prix.

Si l'on produit intensivement du poisson, on aura un surplus de poissons les jours de la vidange. La famille ne pourra pas consommer tout. Une partie du poisson devra etre vendue. Dans ce cas il est commode d'avoir le marché tout près. De poisson est difficile à conserver une fois qu'il est récolté. Il faut pouvoir l'écouler le plus vite possible à moindre frais.

On peut classer les bassins piscicoles selon l'origine de l'eau qu'ils utilisent.

- Ces étangs ont une source d'eau dans l'étang même ou très proche de l'étang, ou ils sont alimentés par la nappe phréatique. Le niveau d'eau dans ces étangs dépend du débit de la source ou du niveau de la nappe phréatique. Ces étangs sont en fait des trous creusés dans le sol. Ils seront souvent trop peu profonds puisqu'on ne peut pas assècher complètement l'assiette de l'étang, de façon qu'on travaille dans la boue ce qui rend le creusage difficile.
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Niveau phréatique pendant une saison exceptionnellement sèche
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Niveau phréatique pendant une saison sèche normale
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Niveau phréatique pendant une saison de pluie normale
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Niveau phréatique pendant une saison de pluie exceptionnelle (Le terrain devient marécageux)
On ne peut pas vidanger l'étang complètement, sauf à la cuvette ce qui demande un grand effort puisque la nappe phréatique remplace toujours l'eau qu'on enlève.
On se contentera souvent de vidanges partielles à la ligne, à l'épervier ou à la senne, ce qui a comme désavantage qu'on ne controle pas tout à fait le stock de poissons dans le bassin.
- Un autre désavantage de ces étangs est que l'eau de source et l' eau de la nappe phréatique est très pauvre en oxygène. Il es' toujours mieux, s'il s'agit d'un étang de source, de faire couler d'abord dans un canal d'alimentation avant de la laisser entrer dans le bassin afin que l'oxygène de l'air puisse se dissoudre dans l eau.

Il n'y a pas de source ni de marigot qui alimente ces bassins. Souvent il s'agit d'une petite dépression dans un terrain imperméable qui se remplit avec l'eau de pluie et l'eau qui coule des collines après une pluie. Les gens construisent une digue du côté bas pour conserver un plus grand volume d'eau. Pendant la saison sèche, ces bassins tarissent complètement.

Cette catégorie d'étangs peut-être divisée en
- Etangs de barrage
- Etangs en dérivation

Quand on a une petite rivière encaissée, on peut barrer le passage d'eau de façon que la masse d'eau retenue par le barrage forme un étang Devant le barrage on installe un moine pour vidanger l'étang. Un ou plusieurs déversoirs sont à prévoir pour évacuer le trop plein d'eau en cas de crue ou de fortes pluies. Les déversoirs doivent être en mesure d'évacuer même les plus fortes crues, sinon tout le barrage risque d'être emporté. Le point le plus important avant de commencer la construction d'un étang de barrage est de connaître le niveau maximum et le débit maximum de la rivière pendant la saison de pluies après une forte pluie. Sur les grands cours d'eau qui grossissent fort en saison de pluie, il est préférable de faire des étangs en dérivation plutôt que des étangs de barrage. En plus de ce manque de contrôle sur le débit d'eau qui entre dans l'étang, on ne peut pas non plus empêcher les poissons qui vivent en amont du cours d'eau d'entrer dans le bassin. On ne peut non plus mettre des grillages devant les déversoirs pour éviter que les poissons s'échappent quand le déversoir fonctionne. Le grillage risque de se boucher avec des feuilles, branches et de la boue en suspension dans l'eau. L'eau va monter et risque de casser la digue.

Contrairement aux étangs de barrage, qui retiennent toute l'eau du marigot; les étangs en dérivation n'utilisent qu'une partie de l'eau. On va done dévier une partie du marigot dans un canal d'alimentation qui ammènera l'eau aux bassins. La prise d'eau sur le marigot se construit d'habitude devant un petit barrage de déviation. Ce barrage assure un niveau d'eau constant dans le canal d'alimentation. Tout le surplus d'eau dont on n'a pas besoin passe par le déversoir du barrage. Les bassins alimentés par un canal en dérivation peuvent être construits en parallèle ou en série.


Chaque étang en parallèle a une prise d'eau individuelle sur le canal d'alimentation. Chaque étang peut être rempli et vidangé indépendamment des autres étangs.

Les étangs en série n ont pas de prise d'eau indépendant. Les bassins se trouvent l'un en dessous de l'autre. L'eàu parcount d'abord tous les bassins qui se trouvent l'un en dessous de l'autre. L'eau parcourt d'abord tous les bassins A, B et C situés plus haut avant d'arriver dans le dernier bassin D.
Etang de barrage avec déversoir en fonction

Etangs en dérivation

1. Barrage de dérivation
2. Déversoir du barrage
3. Canal de dérivation
4. Lit du marigot qui sert de canal d'évacuation
5,6,7. Etangs en parallèle
7,8,9. Etangs en série

Le terrain est choisi : on a de l'eau en permanente, le sol est imperméable et le terrain est en pente douce. On veut construire un étang en forme de carré de 15m sur 15m avec un profondeur minimum de 100 cm, c'est-à-dire 70cm d'eau et 30 cm de revanche.
Il faut que
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Le canal d'alimentation soit au moins 70cm plus haut que le fond de l'étang à l'entrée d'eau
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Le fond de l'étang soit bien plus haut que le marigot afin de pouvoir vidanger l'étang complètement
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L assiette de l'étang soit en pente régulière vers la sortie.

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Canal d'alimentation avec tuyau d'alimentation.
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L'assiette de l'étang en pente régulière
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Tuyau de vidange à l'endroit le plus profond
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Tuyau de trop plein
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Digue solide avec les talus en pente
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Le marigot qui est plus bas que le fond de l'étang.

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Le canal est trop bas
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L'assiette de l'étang n'est pas en pente régulière
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Les digues sont trop raides, elles vont s'écrouler petit à petit
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Le marigot est trop haut par rapport au fond de l'étang.

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Creuser le canal d'amenée d'eau
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On va piqueter un grand carré de 21 m sur 21m. On met des piquets dans les coins et on les raccorde avec une ficelle. Ce carré nous indique les côtés exterieurs des digues.
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On nettoie ce carré. On déracine les troncs d'arbres, on enlève les buissons et on coupe l'herbe.
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On enlève les 10 à 20cm de terre noire et le reste des racines.
On nutilisera jamais cette terre pour monter la digue.
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On piquetera alors l'intérieur des digues, c'est-à-dire l'assiette de l'étang. Il faudra laisser plus d'espace pour la digue en aval puisqu'elle sera plus haute.

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On commence alors à creuser l'assiette de l'étang et on utilise la terre enlevée pour construire les digues. On prend soin que l'assiette de l'étang ait une petite pente vers le bas.

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Si on veut construire une digue d'un mètre de hauteur, il faut que la banquette du sommet ait une largeur d'au moins un mètre.
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La pente à l'intérieur du bassin, qui sera sous eau doit avoir une pente de 50% ou une pente 1.2, c'està-dire que pour une hauteur d'un mètre la base sera deux mètres
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La pente à l'extérieur du bassin peut être plus raide, mais jamais plus que 100%, c'est-à-dire que pour une hauteur d'un mètre la base sera aussi un mètre. Coupe d'une digue d'un mètre de hauteur
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Sommet de la digue : 1 mètre
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Base de la digue : 4 mètres
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Pente 1/2 à l'intérieur du bassin
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Pente 1/1 à l'extérieur du bassin.
Pour construire une telle digue on va d'abord piqueter la base. On tend les cordes à 20cm de hauteur et on ammène la terre que l'on va bien damer jusqu'à la hauteur de la corde. Pour bien compacter la terre on va la mouiller légèrement.
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Lorsque la première couche est bien compactee, on déplace les piquets. Du côté intérieur on les déplace de 40cm et du coté extérieur on les déplace de 20cm, de façon que la deuxième couche aura comme base 3m40.

A la fin on obtient une digue en forme d'escalier.
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Maintenant on va égaliser les marches et recouvrir la digue avec la terre noire qu'on avait mise de coté au début. Dans cette terre fertile on va planter une herbe de couverture, comme le paspalum, pour limiter l'érosion des eaux de pluies.
Attention !
Là où le soln'est pas assez argileux on construit des digues avec un talus moins raide et avec un noyau d'argile.

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Avant de fermer la digue à l'endroit le plus bas de l'étang, il faut d'abord placer le tuyau de vidange et le tuyau de trop plein.
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A l'entrée de l'eau il faut installer le tuyau d'entrée d'eau. On placera un grillage ou une boite percée devant ce tuyau pour empêcher que des poissons indésirables n'entrent dans le bassin.
On peut aussi mettre une caisse de capture

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Le tuyau de vidange sera évidemment fermé avec un bouchon ou un morceau de bois.
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Le trop plein sera aussi pourvu d'un grillage pour éviter que les poissons du bassin sortent quand le trop plein fonctionne.
Il faut toujours surveiller que les grillages ne se bouchent pas. Un tuyau de trop plein bouché n'a plus d'utilité. L'eau va monter dans le bassin et passer au dessus des digues !
Pour éviter que le grillage du trop plein se bouche trop vite. on va l'incliner un peu. On va mettre l'ouverture à l'intérieur du bassin juste en dessous du niveau d'eau et l'ouverture à l'extérieur du bassin juste au dessus du niveau d'eau.
Le bassin est presque prêt. Il faut seulement encore creuser des petits drains dans l'assiette pour mieux canaliser l'eau vers le tuyau de vidange.

A la place d'un simple tuyau avec bouchon, on peut aussi installer un moine.
Un moine est une construction en béton avec des planches pour règler la hauteur de l'eau dans l'étang. Cette construction est difficile et chère. Elle évite des pertes de poissons à la vidange mais elle ne peut être rentable que dans des bassins d'une certaine taille. Il faut demander l'aide d'un moniteur si vous voulez construire un moine.
Coupe verticale d'un moine
Vue de dessus
Vue générale
Le moine permet de :
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de règler le niveau d'eau dans l'étang
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d'évacuer le trop plein d'eau à travers un grillage que l'on place au dessus des planchettes
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de vidanger complètement l'étang en enlevant les planchettes.

On a besoin d'un niveau de maçon et d'une planche à deux pieds inégaux
La planche de deux mètres a un pied de 10cm et un pied de 12cm. Avec le niveau de maçon on met la planche horizontale. La pente entre l'extrémité des deux pieds est de 2cm sur 2 mètres, ou 1cm par mètre, ou 1%
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Pour un canal d'alimentation, une pente de 1% convient très bien. Une pente plus forte donnerait trop d'érosion.
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La pente de l'assiette d'un grand étang sera aussi ± 1%, pour les petits étangs elle peut être un peu plus forte (2%).
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a)- Construction d'une porcherie
La porcherie sera contiguë à l'étang et comprendra normalement:
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une plateforme rectangulaire, ou porcherie proprement dite, dont le niveau se situera à 20 cm environ au-dessus du niveau d'eau normalement maintenu dans l'étang, ce dernier constituant le point de référence pour le piquetage des installations.
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une baignoire empiétant sur l'étang et dans laquelle la hauteur d'eau sera de l'ordre de 30 à 40cm.
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Une porcherie du type élevage familial ou artisanal peut être édifiée en matériaux rustiques, mais elle doit être solidement conçue, les porcs arrivant au poids de 80/100 kgs pouvant démolir facilement des installations trop légères.
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La plateforme ou semelle reposera sur un sol ferme, ou affermi si nécessaire. Elle aura une épaisseur de 20 cm environ, dont 15cm composés de moellons sur lesquels on coulera une chappe en béton de 5cm (850l. de gravier, 425 l. de sable et 350l. de ciment). On pourra simultanément y fixer des piliers en béton armé, servant de points d'appui aux murs d'enceinte, aux cloisons intérieures et à la toiture.
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La porcherie sera subdivisée en 2, 3 ou 4 loges, selon l'importance de l'étang et de l'élevage (2 loges pour un étang de 5/10 ares; 3 loges pour 10/20 ares; 4 loges pour 20/30 ares). Les cloisons des loges comme les murs périphériques pourront être en planches, pieux ou perches, ou en briques. Une porcherie à 3 loges pourra avoir comme dimension standard, 9.40m de long sur 3,70m de large, les loges ayant une largeur utile de 3m. Des plans inclinés, en béton de 50 cm de largeur seront aménagés en bordure de chaque loge donnant accès à la baignoire.
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La toiture reposant sur des fermes fixées aux piliers, sera faite de chaume, de préférence aux tôles, afin d'éviter de trop grands ou trop brusques écarts de température.
Enfin, il est conseillé d'aménager un canal d'amenée d'eau fraîche à la porcherie afin que les porcs puissent s'abreuver. Ce canal peut être une simple dérivation du canal d'alimentation en eau de l'étang.
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La baignoire de même longueur que la porcherie aura 1.50m de largeur et un cloisonnement identique, mais elle ne sera pas couverte.
Le fond de la baignoire sera couvert de gros moellons plats, noyés dans une chappe en ciment (1 vol. sable pour 1 vol. ciment). Le mur d'enceinte comme les cloisons, seront constituées d'une palissade de pieux ou de perches, espacés de 2 – 3 cm. La baignoire fait partie intégrante de l'étang.
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b)- Conduite de l'élevage du porc
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Densité : on estime qu'un porcelet à l'are assure une bonne fertilisation de l'étang. Une loge de 3m de côté peut contenir 5 – 6 porcelets.
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Nourrissage
Les porcs seront nourris à la provende dont les compositions peuvent être les suivantes (pour 100 kg).
| Ingrédients | Porcs de poids inférieur à 60 kg |
Porcs de poids supérieur à 60 kg |
| son de riz | 80 kg | 90 kg |
| tourteau d'arachide | 15 kg | 5 kg |
| sang séché | 2,-5 | 2,-5 |
| poudre d'os | 1,-5 | 2,-5 |
| super M 4 | 0,-150 | 0,-150 |
| sel | 0,-500 | 0,-500 |
| lysine, méthianine | … | … |
Le son de riz pouvant faire défaut, on peut le remplacer, à quantités égales par de la farine de maïs ou de la farine de manioc.
A titre indicatif le tableau ci-après donne les rations quotidiennes à distribuer par porc.
| 10 | - | 15 kg | de porc vif | 750 grs |
| 15 | - | 20 kg | -"- | 850 - |
| 20 | - | 25 kg | -"- | 1.000 - |
| 25 | - | 30 kg | -"- | 1.150 - |
| 30 | - | 35 kg | -"- | 1.300 - |
| 35 | - | 40 kg | -"- | 1.450 - |
| 40 | - | 45 kg | -"- | 1.500 - |
| 45 | - | 50 kg | -"- | 1.750 - |
| 50 | - | 55 kg | -"- | 2.000 - |
| 55 | - | 60 kg | -"- | 2.250 - |
| 60 | - | 65 kg | -"- | 2.500 - |
| 65 | - | 70 kg | -"- | 2.650 - |
| 70 | - | 75 kg | -"- | 2.800 - |
| 75 | - | 80 kg | -"- | 2.900 - |
| 80 | - | 85 kg | -"- | 3.000 - |
| 85 | - | 90 kg | -"- | 3.200 - |
| 90 | - | 95 kg | -"- | 3.400 - |
| 95 | - | 100 kg | -"- | 3.500 - |
| 100 | - | et plus | -"- | 3.500 - |
Ces rations doivent se calculer individuellement pour chaque porc. Elles doivent être mouillées et mélangées parfaitement.
En sus, les porcs recevront chaque matin, une demi-heure après le nourrissage à la provende, une brassée d'herbes vertes, de feuilles de patate douce, de jacynthe d'eau, ou de pennisetum.
Il va de soi que le réajustement des rations suppose un contrôle régulier du poids des porcs, au moins une fois par mois. En croissance normale, les porcs font un gain de poids moyen de 400 gr/jour environ. La courbe de croissance des porcs accusant un net fléchissement au-delà des 100 kg, il convient d'exploiter économiquement ces animaux dès qu'ils atteignent cette taille.
• Précautions sanitaires - Traitements:
Il faut veiller strictement à la propreté et à la santé des animaux élevés. Un chaulage régulier des installations constitue une bonne mesure préventive contre les parasites externes.
En aucun cas, on ne doit élever des porcelets non vaccinés contre la maladie de Teschen, lequel vaccin a lieu à l'âge d'un mois et demi, et rappelé 15 jours après.
Il convient également de traiter les porcelets et les porcs contre les parasites internes par administration par voie orale de comprimés de VADEPHEN, dissous dans un peu d'eau et dont voici la posologie et le mode d'emploi:
| Poids des Porcs | |||||||
| 8 à 10 Kgs |
15 Kgs | 20 à 40 Kgs |
40 à 50 Kgs |
60 Kgs | 70 Kgs | 80 à 90 Kgs |
120 Kgs |
| Comprimés à 125 mg (couleur bleue) | |||||||
| 1 | 1½ | 2 | |||||
| Comprimés à 0,600 gr. (couleur jaune) | |||||||
| ½ | ½ à 1 | 1 | 1 | 1 à 2 | |||
Le jour du traitement, il faudrait peser chaque animal et appliquer ensuite les doses ci-dessus en fonction de leur poids respectif.
L'administration a lieu tous les 3 mois pour les porcelets, et tous les 6 mois pour les porcs d'un poids supérieur à 40 Kgs.
Leur élevage, vous apportera des satisfactions. Elever des poules est simple. Peu coûteux, rentable.
LES DIFFÉRENTES RACES DE POULES
Chaque race, et elles sont fort nombreuses, ayant des aptitudes particulières, j'ai retenu, dans les tableaux qui suivent, que les poules offrant les meilleures garanties.
Les races pondeuses:
* Les excellentes pondeuses pondent deux cents â trois cents œufs par an environ.
Leghorn, Barnevelder, Hambourg
*Les très bonnes pondeuses pondent cent cinquante à deux cents par an environ
Wyandotte, New-Hampshire, Brackel, Maranse,ect........
*Les bonnes pondeuses pondent cent à cent cinquante oeufs par an environ
Sussex, Rhode-Island, Gatinaise, Gauloise,Bresse, Bourbonnaise, Orpington,
Les races mixtes:
Elles conjuguent les deux avantages et vous les conseillent si vous souhaiter elever une races à deux fins.
Bourbonnaise, Gatinaise,Crevecoeur,Merlerault,Plymouth-Rock,Coucou de Malines,ect....
Les races de chair:
Elle vous embaumerons le palais
Caumont, Crevecoeur,
Tout doivent être nourries au grain.
LEURS MOEURS:
Polygame. Le coq intrépide, hardi et vigilant, règne en despote sur ses sujets, poules. Poulets et poulettes qu'il conduit, défend ou menace. Emblème de l'ardeur, il tient sa réputation des combats furieux qu'il livre à ses congénères lorsque leur ardeur les porte en même temps sur la même femelle; le plus fort empêchera les autres d'exercer leur état. Synonyme d'amour maternel la poule, quant à elle, est plus pacifique, mais défend avec courage sa progéniture. Chez les jeunes sujets, on observe l'instauration d'une hiérarchie précise qui s'établit au cours de combats, parfois meurtriers; les vainqueurs s'octroient le droit de donner des coups de becs aux vaincus ou de manger avant eux. A ce propos, notons que ce n'est pas le cas pour le coq, dont l'appétit sait attendre jusqu'au moment où toute sa cour s'est mise à picorer.
LE DOMAINE DES POULES:
Pour mener à bien un élevage de poules, il faut procurer à ces dernières un terrain capable de satisfaire à leurs ébats et à leur besoin de verdure, ainsi qu'un logis confortable où elles pondront et dormiront. De plus 80 œufs font la différence Que veulent dire excellente ou bonne pondeuse? Une poule qua4fiée d'excellente pondeuse pond:200 à 300 ou environ par an. Une poule qualifiée de très bonne pondeuse pond:200 œufs environ par an. Une poule qualité de bonne pondeuse pond:100 à 150 œufs environ par an.
Le terrain:
Il est indispensable, pour éviter que les volailles ne dénudent et n'infectent le terrain (herbu de préférence) qui leur est destiné, que celui-ci soit suffisamment vaste. Au-dessus d'une cinquantaine de bêtes il faut compter huit à dix mètres carrés par tête mais, en dessous, la moitié peut suffire. Vous diviserez ce terrain en deux parcelles et mettrez les poules tantôt dans l'une, tantôt dans l'autre. Ce « système tournant permettra la repousse de la végétation, lorsque celui-ci sera partiellement ou totalement désherbé et pollué. Pour réensemencer, vous utiliserez un mélange de graines de ray-grass anglais, français et italien, de fétuque des prés ou de fétuque rouge, de pâturin, de fléole des prés, de trèfle hybride et de colza. La présence d'arbres (fruitiers de préférence. parce que les poules aiment aussi les fruits) au milieu du terrain sera la bienvenue; ces derniers assureront de l'ombre en été. Enfin, la proximité d'un point d'eau fraîche et propre est indispensable.
A noter: vous pouvez élever vos poules sur terrain nu, mais, outre que celui-ci devra être particulièrement sec, vous serez obligé de distribuer force verdure en compensation. Dans un cas comme dans l'autre, un jardin potager annexe sera fort utile, car même si le terrain est herbu, un supplément d'alimentation fraîche sera nécessaire.
Le poulailler:
Vous pouvez envisager deux possibilités pour loger vos poules: le poulailler fixe ou le poulailler transportable. Quel que soit votre choix, ce logement devra répondre à trois impératifs: être bien sec, donc surélevé de préférence1 bien aéré et facile à entretenir.
LE POULAILLER:
Si le poulailler transportable n'est qu'un simple abri, il n'en va pas de même pour le poulailler fixe qui est une véritable construction, pourvue du maximum de confort. Sur le terrain, vous le placerez à votre guise si vous utilisez le système tournant, sinon il faudra le construire au centre.
Ses dimensions:
Les dimensions au sol d'un tel poulailler varieront selon l'importance du cheptel : il faut compter au minimum!
Sa construction:
Vous construirez votre poulailler en tenant compte d'une orientation permettant le maximum de clarté, soit au sud-sud-est.
* Le sol, de préférence en bois, sera surélevé pour éliminer l'humidité.
*Pour les murs, vous choisirez les matériaux en fonction de votre région et de vos moyens financiers entre le bois, excellent isolant thermique, les briques creuses. Ce dernier est très résistant.
* L'éclairage sera assuré par des baies vitrées d'une surface égale au tiers de la façade. Ces baies seront inclinables pour assurer une aération supplémentaire à la belle saison. L'aération principale sera, quant à elle, assurée par une classique cheminée prenant l'air au sol, ce qui permet par ailleurs une bonne désodorisation des litières.
* Le toit, en pente pour faciliter l'écoulement des eaux, sera double: en tôle ondulée à l'extérieur, en bois à l'intérieur. Les abords immédiats de ce poulailler risquent d'être dégradés par les volailles, vous recouvrirez donc de claies de bois ou d'une chape de ciment.
Son aménagement
Dans le poulailler. Les poules doivent pouvoir dormir, pondre et manger: vous diviserez donc l’espace par tiers en fonction de ces trois impératifs.
*Les perchoirs, où dorment les poules. Seront constitués par des lattes de 3 à
Chaque perchoir sera distant du précédent de
A noter: pour gagner de la place et si votre poulailler est suffisamment haut, vous pouvez placer les pondoirs sous la planche à déjection, mais dans ce cas vous relèverez le tout donc 50 à
*Les mangeoires ou trémies, que l'on achète dans les magasins spécialisés, devront être en quantité suffisante. Il faut compter
Les abreuvoirs les plus pratiques sont de type siphoïde: ils évitent aux oiseaux de polluer l'eau par des bains inutiles. Si vous les achetez dans le commerce, utilisez des abreuvoirs contenant six litres d'eau et placez-en trois pour dix sujets. Vous pouvez construire vous-même des abreuvoirs de ce type à l'aide d'une bouteille renversée sur un récipient circulaire.
*Les bacs à gravier sont indispensables; en effet, c'est grâce au gravier que les graines ingérées seront broyée dans le gésier de vos poules. Casseroles hors d'usage pourront très bien en tenir lieu.
* Les bacs à sable sont recommandés; constitués par de vieilles caisses, par exemple, ils seront remplis de sable additionné d'une légère quantité d'insecticide en poudre. Les poules viendront s'y ébrouer pour se nettoyer, vous éviterez ainsi la prolifération des parasites.
A noter: vous doterez ce poulailler de l'électricité si vous désirez augmenter le rendement de la ponte en hiver. En allumant le matin avant le lever du jour, vers six heures environ et le soir vers vingt heures pendant deux heures.
LE POULAILLER TRANSPORTABLE:
Comme son nom l'indique il est destiné à être déplacé et il est en faveur chez les éleveurs qui ont de grands terrains. Simple abri, il sera amené dans les champs où les poules circulent en liberté pour se nourrir, mais elles viendront y pondre et dormir.
Si les poussins sont menés par une poule, vous pouvez à la rigueur les laisser dans le poulailler, mais comme ils ont besoin de calme, de chaleur et d'une nourriture appropriée, il est bon de les séparer des adultes et de les placer dans un local bien à eux: la poussinière attenante au poulailler ou une pièce sèche et bien éclairée, sans aménagement particulier autre que les chauffages et parfois une éleveuse artificielle, réservée à cet effet. Il faut compter
L'emploi d'une boîte d'élevage est quelquefois préconisé dans les élevages familiaux ne pouvant disposer de locaux spéciaux. A défaut de poussinière on utilisera donc une « boîte» servant à protéger les jeunes oiseaux obligés de vivre avec les adultes. Sans fond, elle sera constituée par une simple « cloche» grillagée ou une vieille caisse dont l'un des côtés sera remplacée par un grillage. La boîte d'élevage peut être perfectionnée dans ce cas elle possèdera un fond et on lui adjoindra un petit parc grillagé; on utilisera ces boites aussi bien a l'intérieur du poulailler qu'à l'extérieur s'il fait beau. Elles ne serviront que le jour, le soir les poussins retrouveront leur mère et dormiront cachés sous ses ailes.
S'il peut être amusant de faire couver les poules d'un élevage familial, il faut savoir que cette production de poussins est généralement réservée aux grands producteurs, voire aux « industries» qui, grâce à des couveuses artificielles, mettent sur le marché des millions de poussins d'un jour.
La ponte:
Si la poule n'a pas besoin de coq pour pondre des œufs, la présence de ce dernier est nécessaire pour qu'ils soient fécondés, et il faut compter un coq pour sept à huit poules. Une poule pond toute l'année, mais c'est entre janvier et juin qu'elle pond le plus et la période optimale pour la faire couver se situe au printemps. Ainsi vous aurez des poussins du même âge et votre travail en sera facilité; de plus ces poussins auront pris assez de vigueur pour résister à la mauvaise saison..
Le stockage des œufs:
Dès le printemps venu, vous ramasserez les œufs et vous les mirerez pour voir s'ils sont fécondés. Le cas échéant vous les garderez à l'abri, dans une pièce tempérée enfouis dans un bain de sable ou de grains d avoine et vous les tournerez chaque jour d un quart de tour. Au bout d'une dizaine de jours vous les replacerez sous la mère ou sous une autre poule à raison d'une quinzaine d'œufs par couveuse.
Le choix de la couveuse:
Lorsqu'une poule a des velléités de couver, elle manifeste son désir en gloussant, en se gonflant tout en hérissant ses plumes, en allant fréquemment au pondoir où elle reste de plus en plus longtemps accroupie. Parmi les poules qui répondent à cette description vous choisirez les plus calmes, les mieux emplumées et les plus grosses. De plus pour expérimenter leur savoir-faire et leur assiduité à couver, vous leur laisserez pendant trois jours environ des œufs clairs ou des œufs factices.
A noter: à défaut de poule vous pouvez utiliser une couveuse artificielle; de capacités différentes elles peuvent mener à éclosion de douze à vingt mille œufs.
Les mesures sanitaires:
Elles consistent à assurer un nettoyage régulier du poulailler, à désinfecter soigneusement les installations et les parquets herbeux; vous observerez un « repos » suffisant de ces derniers. Vous ferez une chasse sans merci aux renards, aux rongeurs et aux insectes susceptibles de pénétrer dans le poulailler. Il convient aussi de prendre quelques mesures d'ordre médical: les vaccinations à quatre jours, quatre semaines et quatre mois contre la maladie de Newcastle, et à six semaines contre la bronchite et la variole. Vous administrerez régulièrement et systématiquement des vermifuges et des anticoccidiens. Enfin, chez les pondeuses1 vous procéderez à une chimio-prévention de pub rose qui a fait de grands dégâts il y a quelques années
L'incubation Naturelle:
Vous installerez votre poule au poulailler, dans une caisse ou dans un panier garni de paille froissée et de foin, où vous aurez déposé les œufs. L'incubation dure vingt et un jours. Vous placerez près du nid la nourriture et la boisson de la couveuse; certaines poules sont si consciencieuses qu'elles sont capables de se laisser mourir de faim plutôt que d'abandonner leurs œufs, il faudra donc les lever non seulement pour qu’elles s alimentent mais encore pour qu’elles aillent s'ébattre et libérer leurs intestins. Dès le dix-huitième jour vous humidifierez les œufs pour faciliter l'éclosion; vous aurez soin de faire couver plusieurs poules ensemble de manière à avoir un maximum de poussins du même âge.
L'incubation artificielle:
L'éclosion:
Les uns après les autres les poussins perceront leur coquille. Ils resteront sous leur mère jusqu'à ce que, tiraillés par la faim, ils sortent du dessous de l'aile. C'est à ce moment là, environ trente-six heures après. Pour reconnaître un œuf bien fécondé Lorsque l'œuf est clair, il est aisé de conclure que l'œuf n’est pas fécondé. Lorsque l'œuf est barré d'un trait rouge et qu'un point de même couleur bouge à l'intérieur, vous avez affaire à un faux germe. Lorsqu'un embryon présente des filets rougeâtres à l'intérieur de l'œuf ce dernier est bien fécondé l'éclosion, qu'il faudra placer la mère et sa progéniture dans la poussinière ou les poussins seuls sous l'éleveuse.
L'ÉLEVAGE DES POUSSINS:
Pour conduire cet élevage vous pourrez: Laisser les poussins avec leur mère soit au poulailler et dans l'enclos, est dans la poussinière, soit enfin les séparer de celle-ci et les mettre sous une éleveuse artificielle.
Avec leur mère
Elever des poussins parmi les autres volailles comporté quelques risques, même si la boite d'élevage en supprime bon nombre. La meilleure solution consiste à placer les couveuses et leurs petits dans la poussinière à une température ambiante de 20 à
Sous l'éleveuse artificielle:
Trente heures environ après l'éclosion, vous placerez vos poussins dans la poussinière, sous l'éleveuse artificielle. Cette dernière devra assurer aux poussins une température constante de
Vous ferez observer un jeûne de trente-six heures aux poussins qui finiront ainsi d'assimiler le vitellus de leur vie embryonnaire. Vous ne leur donnerez que de l'eau pure dans de petits abreuvoirs spéciaux.
Les 7 premiers jours
Les poussins mangent très peu pendant cette première semaine; ce n'est qu'après ce temps que leur croissance se précipitera et que leurs besoins s'intensifieront.
La méthode d'alevinage en étang décrite ci-dessous est le résultat des recherches menées dans des conditions difficiles et peu favorables à l'alevinage en étangs. Cette méthode basée sur des essais empiriques est donc uniquement indicative et peut être améliorée dans la plupart des situations en adaptant celle-ci aux circonstances locales et, bien sûr, en utilisant ces expériences acquises. Ceci implique que l'on peut produire plus d'alevins que indiquée dans cette publication à condition que l'on maîtrise complètement la méthode d'alevinage en étangs.
2.1. Etang d'alevinage
Il n'est pas possible d'élaborer ici en détail tous les critères et facteurs relatifs à la construction des étangs d'alevinage, du choix du site jusqu'à la construction d'une retenue d'eau, d'un canal d'amenée et de l'étang. Quelques critères importants et typiques pour les étangs d'alevinage sont toutefois énumérés ci-dessous :
| Localisation : | Les étangs d'alevinage se situent le plus près possible de l'écloserie qui fournit le jeune frais et qui assure des facilités de communication, de transport et de logistique. |
| Dimensions : | des étangs de dimension moyenne de 2 à 4 ares, de forme rectangulaire (10 × 20 à 10 × 40 m), et d'une profondeur de 80 à 100 cm sont préférables. Cette profondeur est exigée pour éviter la présence des plantes aquatiques. |
| Eau : | une bonne qualité d'eau (non polluée, de faible contenu en fer et de pH entre 6.5 et 8.0) est indispensable pour un bon développement planctonique, facteur primordial pour toute réussite de l'alevinage en étangs. Un débit d'eau minimum de 10 1/s/ha (= 6 1/min/ |
| Etanchéité : | les étangs d'alevinage doivent bien retenir l'eau, c'est-à-dire l'infiltration et les pertes d'eau dues aux fuites doivent être minimisées. Sans cette qualité aucun programme de fertilisation serait efficace. |
| Exposition : | les étangs d'alevinage doivent être à l'abri du vent et bien exposés au soleil. |
| Equipement : | chaque étang doit être équipé d'un moine et d'un canal ou tuyau de remplissage suffisamment important afin de pouvoir remplir l'étang rapidement (un tuyau de 75 ou 100 mm pour un étang de 4 ares). |
2.2. Nombre et préparation de l'étang
2.2.1. Nombre d'étangs
Le nombre d'étangs d'alevinage nécessaire dépend de la capacité de l'écloserie et de la demande d'alevins des pisciculteurs privés et/ou des stations piscicoles. Un centre d'alevinage moyen avec une production annuelle de 500 000 alevins requiert une infrastructure composée de :
-
10 étangs de 4 ares, 40 ares en total ;
-
2 000 000 de jeunes repartis sur 20 reproductions artificielles de 100 000 chacun ;
-
un débit en eau de 4?6 1/s.
2.2.2. Préparation de l'étang
Nettoyage. Il est d'une grande importance de bien nettoyer les digues de l'étang et de vérifier leur état, ainsi que de couper les herbes. Le fond de l'étang est également nettoyé et l'excédent de vase est enlevé (celui-ci peut servir d'engrais pour le potager). Une couche de quelques centimètres de vase est suffisante pour une bonne production naturelle de l'étang. Un excès nuit à la fertilité de l'étang et entraîn des activités anaérobiques.
Sèchage. Il est conseillé de faire sécher le fond de l'étang pendant quelques jours. Pendant ce temps-là, on effectue le travail de nettoyage. Cette mise à sec devient plus importante si l'on ne dispose pas de chaux vive.
Désinfection/Chaulage. Le sol de l'étang est désinfecté avec 10 à 20 kg de chaux vive (CaO) par are. La chaux vive élimine tous les pathogènes, parasites et prédateurs invertébrés (insectes, crustacés et mollusques). Le chaulage est exécuté la veille de la mise en eau. Cette désinfection avec la chaux vive a également une action positive sur la fertilité de l'étang. Elle augmente :
-
le pH ;
-
l'alkalinité (nécessaire pour la stabilité du pH) ;
-
la qualité biologique du sol (disponibilité des minéraux) ;
-
la nutrification d'ammonium en nitrite et nitrate (élimination des toxiques).
Quand la chaux vive n'est pas disponible, ou coûte trop chère, d'autres metières moins coûteuses telles que du carbonate de calcium (CaoCO) ou de la chaux éteinte (Ca/OH2) peuvent remplacer la chaux vive. Ces produits ont
La quantité minimum nécessite afin d'obtenir une fertilisation optimale dépend de la fertilité du bassin. En général, on applique 15 à 20 kg pour des
Attention : L'activité de ces metières calciques n'est pas la même et la quantité doit donc être ajustée. I'activité de 1kg de la ohaux éteinte et à 1,8 kg de carbonate de
Le chaulage est effectué en
Contrôle de prédateurs. Des prédateurs piscicoles
Ce dernier est bien attaché autour du tuyau. La pénétration par voie terrestre est empêchée par une clôture dressée autour de l'étang. Cette clôture, haute de 75 à 100 cm est fabriquée de toile moustiquaire. La perte des alevins due à la prédation par les oiseaux est généralement faible et n'exige aucune mesure particulière. En général les oiseaux sont chassés. Parfois il est conseillé de placer des cordes en nylon, au dessus de l'étang, afin d'éviter une prédation massive par les pélicans.
2.3. Mise en eau
Il est d'une très grande importance de mettre les étangs d'alevinage en eau dans un minimum de temps, de préférence pas plus que 24 heures. Cette mesure est primordiale pour empêcher une prédation par des tétards. Le tableau 1 indique la quantité d'eau fournie journellement selon différents débits.
| 1/s | 1/min | 1/h | 1/jour | m3/jour |
| 1 | 60 | 3 600 | 86 400 | 86,4 |
| 2 | 120 | 7 200 | 172 800 | 172,8 |
| 3 | 180 | 10.800 | 259 200 | 259,2 |
| 4 | 240 | 14 400 | 345 600 | 345,6 |
| 5 | 300 | 18 000 | 432 000 | 432,0 |
| 6 | 360 | 21 600 | 518 400 | 518,4 |
| 7 | 420 | 25 200 | 604 800 | 604,8 |
| 8 | 480 | 28 800 | 691 200 | 691,2 |
| 9 | 540 | 32 400 | 777 600 | 777,6 |
| 10 | 600 | 36 000 | 864 000 | 864,0 |
| 14 | 840 | 50 400 | 1 209 600 | 1 209,6 |
| 15 | 900 | 54 000 | 1 296 000 | 1 296,0 |
| 20 | 1 200 | 72 000 | 1 728 000 | 1 728,0 |
| Z1 | Z × 60 | Z × 3 600 | Z × 86 400 | Z × 86,4 |
Exemple : Votre étang a une superficie de 400 m2 et une profondèur moyenne de 80 cm, le contenu de l'étang est donc de 400 m2 × 0,8 m = 320 m3 soit 320 × 1 000 = 320 000 l. Pour remplir votre étang en 24 heures il faut un débit en eau de :
320 000 1 % (24 × 60 × 60)s = 3, 7 l/s
soit environ 4 l/s.
Pour vérifier, comparez ce résultat avec le tableau 1.
La gestion d'une station d'alevinage est adaptée à cette exigence. Le nombre d'étangs qu'on pourrait mettre en eau en même temps dépend donc du débit d'eau du canal d'amenée. Le tableau 2 donne le débit d'eau nécessaire pour remplir, en un jour, des étangs de volumes différents.
| Volume de l'étang (m3) |
Débit d'eau approximatif requis (l/s) |
| 100 | 1.2 |
| 200 | 2.4. |
| 300 | 3.6 |
| 400 | 4.8 |
| 500 | 6.0 |
Exemple : Vous voulez mettre en eau 5 étangs de 400 m3 et vous disposez d'un débit de 70 1/s. Pour remplir un étang il faut 4,8 1/s (voir tableau 2). Avec un débit de 10 l/s vous pouvez donc remplir 10 1/s: 4,8 1/s = 2,1 étangs, soit 2 étangs en 24 heures. Donc vous projetez d'abord de remplir 2 étangs, puis le lendemain 2 autres étangs et le 5ème bassin est rempli le troisième jour.
2.4. Mise en charge
La mise en charge ou le peuplement de l'étang d'alevinage est effectué le lendemain de la mise en eau du bassin, quand celuici est completement ou presque complètement rempli. Quand la mise en eau des bassins est échelonnée sur plusieurs jours, il faut donc également reporter le peuplement afin d'empoissonner chaque bassin dans les 24 heures après la mise en eau. De jeunes frais de 4 à 6 jours, nourris pendant quelques jours à l'écloserie avec de l'artemia ou du zooplancton est mis en charge à une densité de 50/m2 à 100/m2.
Exemple : Vous voulez empoissoner 5 étangs de 4 ares. Pour un étang de 4 ares (= 400 m2) il faut 400 m2 × 50/m2 = 20 000 jeunes poissons ; par 5 étangs il faut donc 5 × 20 000 = 100 000 jeunes frais.
L'empoissonnement de jeunes frais est délicat. Les poissons sont fragiles et en plus, il est impossible de compter ou de peser un si grand nombre de poissons de 4 à 10 gr. L'expérience et la standardisation de la méthode de comptage sont les seules directives pour mener à terme cette opération difficile et délicate. La méthode décrite dans cette publication a donné beaucoup de satisfaction jusqu'à présent Avant de commencer l'enlèvement des poissons du bac d'éclosion, ceux-ci sont concentrés en poussant la crépine-écran vers l'entrée d'eau (voir 2ème tôme de cette série : Alevinage en écloserie). Les jeunes poissons sont par la suite aspirés avec une pipette de 100 ml et placés très doucement dans un seau blanc de 101, rempli avec 3 à 4 1 d'eau propre, saturée d'oxygène. Des seaux gradués ayant une couvercle sont préférables. Chaque seau de 10 l peut contenir 10 000 jeunes poissons de 10 à 50 mg. Les poissons se regroupent, les uns contre les autres au fond du seau, et sont très bien visible sur fond blanc. Le pourcentage blanc (pas de poissons) par rapport au pourcentage noir (poissons) est la plu importante indication du nombre. Ce nombre est calculé la première fois qu'on empoissonne de la façon suivante : des poissons, amassés au fond du seau sont repartis de façon homogène dans le seau à l'aide d'un bulleur d'air assez puissant. Ensuite on compte le nombre exact des poissons d'un échantillon pris avec une pipette de 101. Cette procédure est répétée au moins 5 fois. En connaissant la quantité d'eau du seau et le nombre moyen des échantillons, on peut facilement calculer le nombre estimatif du seau.
Exemple : Vous avez rempli votre seau avec 3 litres (3 000 ml) d'eau et ajouté par la suite 8 pipettes de 100 ml. Vous avez compté respectivement 26, 29, 30, 24 et 27 poissons par échantillon de 10 ml. Le nombre moyen est de : (26 + 29 + 30 + 24 + 27) : 5 = 27,2 poissons. Le volum final du seau (eau + poissons) est de : 3 000 ml + (8 × 100ml 3 800 ml. Le nombre estimatif du seau est donc de : (3 800 ml : 10 ml) × 27,2 = 10 336 soit environ 10 000 poissons.
Il est important de préparer et de désinfecter tout le matériel avant le commencement de l'empoissonnement. On ne remplit que deux seaux à la fois. Dès que ces seaux sont pleins, on les amène vers l'étang pour y mettre leur contenu. Avant l'empoissonnement, on mesure la température d'eau de l'étang et celle du récipient (utilisé pour le transport) afin d'éviter un changement de température trop important pour les jeunes poissons.
2.5. Fertilisation
Le but de la fertilisation de l'étang d'alevinage est d'augmenter la production naturelle du bassin, notamment celle du phytoplancton et du zooplancton, afin d'obtenir suffisamment de nourriture naturelle. Celle-ci est indispensable pour assurer une bonne croissance et survie des jeunes silures.
L'origine de toute production naturelle d'un plan d'eau est la photosynthèse, action de synthèse des matières organiques par des végétaux chlorophylliens à l'aide de l'énergie solaire (lumière et chaleur). Cette photosynthèse (et donc indirectement la production naturelle de l'étang) dépend de la qualité des matières inorganiques et de l'ensoleillement.
Les étangs piscicoles sont presque toujours déficitaire en phosphore et souvent en azote et potasse. C'est ainsi que naquit la nécessité d'ajouter ces minéraux manquants en fertilisant l'étang. La fertilisation a plutôt un effet fertilisant sur la vase (les matières inorganiques sont absorbées par la couche boueuse) que sur les organismes en suspension. Cette couche boueuse, en bonne condition de décomposition et/ou bien fertilisée, est en sorte un grenier à matière minérales. Celles-ci sont lâchées au fur et à mesure à la demande de la végétation.
On distingue deux types de fertilisation, à savoir : la fertilisation inorganique ou fertilisation avec des produits chimiques, et la fertilisation organique ou fertilisation avec des déjections animales ou d'autres sous-produits organiques. La quantité de fertilisants requise dépend de la fertilité du bassin, la qualité du produit et la biomasse des poissons.
2.5.1. Fertilisation inorganique
Le contenu minéral des produits fertilisants est exprimé en pourcentage de N, P2O5 ou K2O. Les plus importants produits fertilisants et leur contenu minéral sont énumérés dans le tableau 3. La fertilisation des étangs avec le calcium a été discutée dans la paragraphe 2.2.2.
| % N | % P2O5 | |
| Urée | 46 | |
| Nitrate de soude | 15?16 | |
| Sulphate d'amonium | 20?22 | |
| Nitrate d'amonium | 32?34 | |
| Super-phosphate | 16?22 | |
| Triple-phosphate | 42?48 | |
| Phosphate d'ammonium | 11,0 | 48 |
Les étangs d'alevinage sont fertilisés avec 0,8 kg N/are et 0,2 kg P2O5/are le jour de la mise en eau, dès que l'étang est rempli de moitié, après quoi on fertilise deux fois par semaine avec 0,2 kg N/are et 0,05 kg P2O5/are jusqu'à 4 à 5 jours avant la vidange. Il est vivement conseillé de fertiliser toujours le même jour de la semaine, par exemple chaque mardi et vendredi.
A Bangui on utilise de l'urée et du triple-phosphate pour des raisons de disponibilité et desraisons économiques. La quantité de ces produits minéraux